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08 avril 2022

Caroline Bédard - cbedard@lexismedia.ca

Faire une différence en temps de pandémie - Mme Chantal Moquin de Saint-Calixte

Personne sensible au service des personnes défavorisées

Équipe Les ailes de l'espoir - Saint-Calixte

©gracieuseté

L’équipe des Ailes de l’espoir de Sant-Calixte.

Demeurant à Saint-Calixte depuis l’âge de deux ans, Chantal Moquin consacre son temps aux Ailes de l’espoir comme directrice, un organisme fondé il y a 40 ans par les sœurs Pauline et Pierrette Tremblay, toutes deux proclamées bénévole de l’année à l’Assemblée nationale en 2020. De nature sensible, Mme Moquin répond aux besoins de la clientèle défavorisée de sa municipalité.

Mère de trois enfants, Chantal Moquin a travaillé une quinzaine d’années dans une clinique médicale avant de faire le grand saut dans le communautaire comme deuxième carrière en 2019. « J’aime beaucoup ça. Des fois c’est valorisant et des fois c’est plus difficile, car je suis une personne sensible », mentionne celle-ci. Avec la pandémie, l’organisme Les Ailes de l’espoir a été très en demande surtout pour l’aide alimentaire. Les demandes ont doublé. Cet organisme fait aussi la vente de vêtements, d’articles de cuisine et plein de choses qui servent au quotidien. Lors de sa fondation les sœurs Tremblay ont débuté dans leur sous-sol et au fil des années, l’organisme a transféré leur activité au presbytère, ensuite au sous-sol de la municipalité pour finalement faire l’acquisition d’une bâtisse neuve depuis une dizaine d’années situées au 240 rue Alexandre à Saint-Calixte. « Les Ailes de l’espoir c’est un organisme qui non seulement fourni des denrées alimentaires, mais aussi du linge, des meubles pour des gens qui en ont vraiment besoin. Malheureusement, on le sait, Saint-Calixte s’est particulièrement défavorisé. On a une municipalité où le revenu moyen, disons est pas mal plus bas que le reste du Québec donc assurément qu’il y a des besoins particuliers. À ça s’ajoute la pandémie qui est arrivée où les besoins ont été en croissance. On est là nous, on les a soutenus, on les soutient toujours et je vais continuer bien évidemment à les soutenir. Je pense qu’ils ont actuellement une équipe en place qui fait le travail au bénéfice de tous les citoyens, on est très heureux », mentionne Louis-Charles Thouin, député de Rousseau

La Moisson fournit les aliments qui servent à faire le partage aux personnes dans le besoin de la municipalité de Saint-Calixte. Et pour le reste qui sert à la vente, tout dépend de la générosité des gens. Et les gens sont très généreux. Avant la pandémie, cet organisme faisait des galettes pour les écoles et des cuisines collectives. « Avec l’arrivée de la pandémie, tout est tombé à l’eau », ajoute Chantal Moquin. En 2021, le ministère de la Petite Enfance a approché Les ailes de l’espoir pour faire des collations aux écoles. Ils remettent 450 collations par jours à chaque élève des deux écoles. « Il semblerait que ce programme ne sera pas reconduit. C’est dommage parce que les enfants ont beaucoup aimé ça. Donc l’année prochaine, je ne sais pas ce qu’on va pouvoir offrir aux jeunes », précise Mme Moquin.  En début de pandémie, l’organisme a été fermé sur une durée de trois mois. À sa réouverture, on pouvait déjà sentir l’augmentation des besoins de la population. La générosité des gens est incroyable. « C’est temps-ci on ne les vend pas on donne les articles où vêtements, car on en a trop », précise Mme Moquin. D’ailleurs, l’organisme donne des rechanges vestimentaires au CPE de la municipalité. Deux à trois fois par année, les Ailes de l’espoir envoi le surplus de vêtements à Montréal pour les itinérants. Contrairement à la pensée populaire, les gens qui ont besoin de cet organisme c’est monsieur madame tout le monde. « J’ai des gens qui travaillent et qui viennent me voir. Chaque semaine, présentement, j’ai trois ou quatre nouveaux bénéficiaires », mentionne Mme Moquin. Le gouvernement a énormément aidé les organismes pendant la pandémie. « Nous ici on est chanceuse, car nous avons M. Thouin. Il nous aide énormément. C’est un homme au grand cœur », précise celle-ci.

Mise à part Mme Moquin, il y a quatre bénévoles aux Ailes de l’espoir qui s’activent à faire la collecte des dons de vêtements ou autre et le triage de ceux-ci à quatre jours par semaine. Il y a aussi trois employés qui font partie d’un programme du Centre local d’emploi. Maintenant, il y a aussi une infirmière une fois par semaine, le vendredi et sur rendez-vous seulement par l’entremise du CLSC pour des prises de sang et changements de pansement.

« Avant, je ne savais pas que ça existait. C’est une de mes amies qui faisait affaire ici qui me l’a fait découvrir. Je trouve mon travail très valorisant, mais très difficile parfois surtout quand il y a des gens qui téléphonent et qui ont besoin d’aide et on ne peut pas les aider à la hauteur de ce dont ils ont besoin », termine Chantal Moquin, directrice des Ailes de l’espoir.

Mise à part la vente de vêtements pour tous les âges, on retrouve aussi des articles de maison de toutes sortes, des meubles et des jouets.

Les Ailes de l'espoir de Saint-Calixte

©L'Express Montcalm - Caroline Bédard

Les Ailes de l’espoir situé au 240 rue Alexandre de Saint-Calixte.

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