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16 mars 2022

Caroline Bédard - cbedard@lexismedia.ca

Un hectare de nouvelles serres à Saint-Alexis

Productions Maraîchères Mailhot Inc.

Productions Maraîchères Mailhot

©L'Express Montcalm

C’est un hectare de serres où sont plantés les nouvelles boutures

Étant un fournisseur principal de l’entreprise de transformation alimentaire Bonduelle, les Productions Maraîchères Mailhot produisent des oignons, brocolis et choux-fleurs destinés au surgelé. C’est autour de 175 acres de serre de boutures d’oignons qui seront plantés dans les champs avant la transformation.

La saison débute avec les oignons jaunes. Après avoir planté les boutures, ceux-ci passent deux mois en « nursery » pour devenir des plantules d’oignons plantables et par la suite plantées dans les champs. «Nous on cherche un calibre d’oignon jaune assez élevé, le plus gros possible. Car c’est un marché dans la transformation alors on doit l’éplucher. On veut avoir un oignon assez gros pour que le coût de l’épluchage soit au minimum. Notre marché c’est de l’oignon épluché, on en fait cinq millions de livres par année », précise M. Marcel Mailhot, propriétaire des Productions Maraîchères Mailhot Inc.. C’est le même procédé est suivi pour les brocolis et les choux-fleurs.

Les plantations débutent au mois de mai et se terminent au mois de juillet. Les récoltes débutent au mois de juillet jusqu’à la fin octobre. Il y a aussi les récoltes de haricots, de maïs doux et sucré, des petits poids pour la transformation. « La culture des oignons sont en conventionnelle et une grande partie du brocoli choux-fleurs sont aussi en conventionnelle mais une partie en biologique, c’est-à-dire environ 40% », précise M. Mailhot. Les cultures de maïs sont en biologique et sert à la distillerie Le Grand dérangement de Saint-Jacques. M. Mailhot en est aussi le propriétaire. La distillerie produit de la vodka, gin, gin vieilli, whisky. « Le goût de ces boissons approche le ciel », mentionne M. Mailhot. Les oignons en morceaux, les brocolis et choux-fleurs en fleurettes et le maïs pour l’alcool. Tout est pensé pour avoir une valeur ajoutée aux produits qu’ils cultivent.

C’est à l’âge de 17 ans que M. Mailhot a commencé dans le domaine agricole comme entrepreneur. C’est 45 ans d’expérience en arrière de la cravate pour M. Mailhot qui a encore plein de projets dans la tête. Maintenant, des membres de sa famille y travaillent alors d’ici quelques années, il pourra peut-être relayer le flambeau. Aujourd’hui les nouvelles serres sont fonctionnelles et le marché est bon. La difficulté présentement et surtout à cause de la pandémie est de faire venir au pays les travailleurs étrangers. Près du trois quarts des employés des Productions Maraîchères Mailhot sont des Guatémaltèques. En résumé autour de 95 travailleurs étrangers pour 20 travailleurs québécois. Tout est installé pour leur sécurité et pour répondre aux consignes sanitaires demandées par les gouvernements. Ce sont les délais qui ont augmenté pour leurs arrivées. « Il faut s’assurer que le Covid n’est pas dans la place. On arrive avec des travailleurs en quarantaine. L’isolement se fait par groupe. Nous hébergeons par équipe. Donc une équipe de 14 personnes par groupe de maison forme une bulle. Nous avons donc cinq bulles donc cinq groupes de maisons et cinq autobus », précise M. Mailhot. Malgré la priorité d’avoir des travailleurs québécois, c’est presque impossible d’en engager.

Les Productions Maraîchères Mailhot c’est un hectare de serres, 700 hectares de champs et une masse salariale d’un peu de deux millions. C’est un joueur économique important dans la municipalité de Saint-Alexis.

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