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06 octobre 2021

Marie-Christine Gaudreau - mcgaudreau@lexismedia.ca

Des dizaines d’élèves privés de transport quotidiennement

Pénurie de main-d’œuvre

Autobus scolaire

©Photo archives

Plusieurs circuits d’autobus doivent être annulés tous les jours, faute de conducteur.

Tous les jours depuis la rentrée des classes, l’organisation du transport à l’école cause des maux de tête à des dizaines de parents d’enfants du Centre de services scolaire des Samares qui sont quotidiennement confrontées à des annulations de transport.

Les secteurs de Saint-Lin-Laurentides, Sainte-Julienne et Saint-Roch-de-l’Achigan sont plus particulièrement touchés par cette pénurie de conducteurs d’autobus. C’est notamment le cas de Mélissa Paquette, une résidente de Saint-Lin-Laurentides dont le fils aîné fréquente l’école secondaire du Havre-Jeunesse à Sainte-Julienne. Depuis le 16 septembre, le circuit de l’autobus 812, à bord duquel son fils devrait monter, est continuellement annulé matin et soir. Pour cette maman de six enfants, la logistique du transport à l’école se révèle un véritable casse-tête. « L’après-midi, je dois être prête dans l’auto avec mes deux plus jeunes et aussitôt que mes deux du primaire descendent de l’autobus, je dois les installer dans l’auto et partir rapidement chercher mon grand », raconte Mme Paquette. Son horaire se doit d’être organisé au quart de tour pour récupérer tous ses enfants au moment opportun. Malgré les inconvénients que la situation lui cause, la mère de famille se console d’être présentement en congé de maternité pour pouvoir gérer les aléas de ces annulations. « Les gens qui travaillent à l’extérieur sont encore plus affectés, mais peu importe la situation des parents, ça nous brime tous », conçoit-elle.  

Une situation prise au sérieux

Au Centre de services scolaire (CSS) des Samares, on prend la situation bien au sérieux. « Malheureusement, le transport scolaire, comme bien d’autres secteurs, est touché par une pénurie de main-d’œuvre », reconnaît l’organisation. De pair avec les transporteurs, le Service du transport scolaire s’efforce de trouver des alternatives auprès d’autres transporteurs pour desservir l’ensemble des élèves ayant droit au transport. « Cela ne fonctionne pas toujours, car la pénurie touche tous les transporteurs », admet-on. En dernier recours, le CSS des Samares offre gratuitement le service de garde du matin aux parents touchés par l’annulation d’un circuit.

Un problème aggravé par la pandémie

Bien avant la pandémie, la pénurie de main-d’œuvre s’avérait un enjeu de taille pour le transporteur Gil-Ber inc. qui dessert 70 circuits de l’ouest du CSS des Samares. « La Covid vient ajouter au problème », affirme le directeur général de l’entreprise, Simon Martin. Malgré l’embauche continuelle, le transporteur ne parvient pas à maintenir suffisamment d’employés pour couvrir tous ses circuits au quotidien. Douze chauffeurs réguliers sont présentement en absence, puis dix employés ont remis leur démission dans les six derniers mois. À cela s’ajoute la réalité des tests et de l’isolement engendrés par la Covid-19. « Si un conducteur ou son enfant présente des symptômes (associés à la Covid) un matin, ça fait en sorte qu’il ne peut pas rentrer travailler », poursuit M. Martin. Pour pallier ce « désastre », Gil-Ber inc. déplace un de ses autobus tapissé d’une bannière géante d’une ville à l’autre afin d’inciter les gens à appliquer sur un poste. Cependant, puisqu’une qualification de classe 2 est requise pour conduire les véhicules scolaires, M. Martin est bien conscient que la bonne volonté des travailleurs ne suffira pas à combler les besoins. « Il y a une nécessité de se pencher sur des solutions pour amener les gens à s’intéresser au domaine. »

En ce sens, l’année dernière, le gouvernement du Québec a mis en place une prime de rétention pouvant aller jusqu’à 2000$ pour les conducteurs d’autobus scolaires. Pour l’heure, les transporteurs ne savent pas si celle-ci sera reconduite cette année.

Si vendredi dernier, Mélissa Paquette pouvait pousser un soupir de soulagement lorsqu’on lui annonçait qu’un chauffeur avait été trouvé pour assurer le circuit 812 à compter de lundi, neuf autres circuits étaient encore annulés le 4 octobre, dont cinq chez le transporteur Gil-Ber.  

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