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13 août 2021

Jason Joly - jjoly@lexismedia.ca

Une première journée de grève pour les syndiqués de BMR/Novago

Des reculs contestés

Grève

©Photo gracieuseté - L'Express Montcalm

Des négociations difficiles ont conduit les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Coop Lanaudière CSN à déclencher leur premier jour de grève.

Après plus de deux ans de tentatives infructueuses pour négocier un nouveau contrat de travail, les travailleurs syndiqués de BMR/Novago de Joliette et Saint-Jacques ont fait le choix d’exercer une première journée de grève le 13 août 2021. Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Coop Lanaudière CSN représente la majorité des salariés de BMR/Novago qui travaillent en quincaillerie et aux installations agricoles.

Les travailleurs de BMR/Novago se retrouvent sans interlocuteur à la table de négociations, l’employeur ayant quitté la table après avoir offert comme offre « finale et globale » un nombre important de reculs dans les conditions de travail du personnel, ce que déplore le syndicat. Parmi diverses mesures ayant mené à l’exercice de la grève, l’employeur souhaite que la majorité de ses travailleurs syndiqués encaissent un recul salarial allant de 3,29 $ de l’heure à 7,09 $ de l’heure. L’employeur exige également de ses employés qu’ils consentissent à d’importants reculs au niveau de leur régime de retraite, de leurs vacances, de leurs congés de maladie, de leurs congés fériés ainsi que de la stabilité de leur horaire.

Ces demandes patronales ont pris par surprise le syndicat. Le groupe Sollio, propriétaire de BMR/Novago, a doublé ses profits durant la pandémie, passant de 79,4 M$ de profits excédentaires en 2019 jusqu’à 201 M$ en 2020.

« Nous sommes très déçus des demandes patronales de BMR/Novago qui semblent faire fi de tous les efforts faits par nos membres au cours des 18 derniers mois de pandémie, et ce, malgré les profits en forte hausse de l’entreprise », a souligné Nicole Lambert, secrétaire-trésorière du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Coop Lanaudière CSN.

Pour la présidente du Conseil central de Lanaudière – CSN, Patricia Rivest, « le manque d’égard de l’employeur pour ses travailleurs syndiqués est regrettable, d’autant plus que l’entreprise québécoise bénéficierait d’offrir de meilleures conditions de travail à ses salariés compte tenu du contexte actuel de pénurie de main-d’œuvre».

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