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20 juillet 2021

Marie-Christine Gaudreau - mcgaudreau@lexismedia.ca

Saint-Calixte rompt son contrat avec la SPCA

Après 11 ans de collaboration avec l’organisme local

Chien

©Photo Depositphotos

La décision du conseil sème l’incompréhension au sein de la population.

Lors de la séance qui s’est déroulée le 12 juillet dernier, le conseil municipal de Saint-Calixte a voté en faveur de l’annulation du contrat qu’il entretient depuis 11 ans maintenant avec la SPCA Lanaudière Basses-Laurentides, un organisme local fondé au cœur même de Saint-Calixte. Ce point à l’ordre du jour a eu pour effet d’attirer les citoyens par dizaines à la séance publique.

La municipalité ira sous peu en appel d’offres afin d’identifier la prochaine entreprise qui se verra attribuer le contrat de gestion animalière sur le territoire calixtien. Bien que la résolution ait été adoptée, cette décision ne faisait pas l’unanimité au sein du conseil. Les conseillers Keven Bouchard, Richard Duquette et Pierre Gouin l’ont néanmoins remporté sur le maire Michel Jasmin et la conseillère Josianne Pin, qui souhaitaient pour leur part poursuivre la collaboration. « Nous avons un très bon service avec la SPCA. C’est un organisme qui est présent dans la municipalité depuis 2010 et qui a la réputation de bien prendre soin des animaux. C’est un des éléments qui a fait que j’ai voté contre », a affirmé le maire Jasmin joint par L’Express Montcalm. En vertu du contrat qui se renouvelait automatiquement chaque année en date du 1er juillet, la municipalité est dans l’obligation de formuler un préavis de trois mois avant de mettre fin au contrat. Le mandat accordé à la SPCA prendra donc officiellement fin le 31 octobre, soit à quelques jours des élections municipales.

Une décision politique?

Sur la place publique, cette décision a mis la table à nombre d’interprétations. Dans une vidéo qui a circulé sur le web avant d’être supprimée, on pouvait prendre le pouls d’une ambiance survoltée dans la salle du conseil. Au micro, une femme questionnait les élus, tâchant tant bien que mal de leur faire dire qu’il ne s’agissait de rien de moins que d’une décision politique.

« Il était évident que le manque de transparence et les choix improvisés du Conseil ont mené à des hurlements disgracieux et des chaises qui virevoltaient! […] Je ne peux critiquer la compétence de nos représentants au conseil à Saint-Calixte, mais parfois le jugement pour des décisions importantes est primordial, et cela avant une élection », a partagé un citoyen présent lors de la séance sur la page Facebook Spotted Saint-Calixte. Sa publication, tout comme quelques autres semblables, a suscité les réactions et les échanges, tantôt houleux, sur le sujet.

Deniers publics

Concrètement, les conseillers favorables à l’annulation du contrat s’appuient plutôt sur le facteur économique pour justifier leur décision. « C’est la gestion des deniers publics. Il n’y a rien de mauvais à aller voir ailleurs si on ne peut pas aller chercher un meilleur coût pour un même service rendu », a défendu le maire, Michel Jasmin. Bien qu’il aurait préféré gérer le dossier autrement, ce dernier comprend que ses conseillers puissent se questionner sur la manière dont doit être investi l’argent de la municipalité. M. Jasmin plaidait plutôt pour honorer le contrat fraîchement renouvelé jusqu’à son échéance avant d’évaluer les alternatives aux services rendus par la SPCA.

Fondée pour les Calixtiens

À la SPCA, la directrice générale Lucie Duquette s’explique mal cette décision qui a pris tout le monde par surprise. « En 2019, le conseil nous a adressé une lettre pour nous faire part de leur satisfaction et pour souligner le caractère exceptionnel de notre organisme », souligne-t-elle. La directrice a elle-même appris ce revirement de situation en prenant connaissance de l’ordre du jour de la séance. Depuis l’annonce de l’annulation du contrat, Mme Duquette a reçu de nombreux commentaires et témoignages de la part des gens qui passent aux locaux de l’organisme. « Beaucoup de citoyens se sentent insultés par cette décision. » Selon les discussions qu’elle a entretenues avec des citoyens, ces derniers ne peuvent concevoir qu’une décision de cette ampleur ait été prise sans que la population soit consultée.

« Nous, on laisse ça aller. Nous sommes nés ici. L’entreprise a été fondée pour les gens de Saint-Calixte en premier lieu.  C’est certain que j’ai un sentiment d’appartenance spécial pour Saint-Calixte, mais nous n’avons pas de pouvoir sur cette décision. » L’organisme dessert 23 villes et municipalités de Lanaudière et des Basses-Laurentides. « Si on perd Saint-Calixte, peut-être que ça nous motivera à chercher des locaux plus grands ailleurs », conclut Mme Duquette.

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