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15 juillet 2021

Marie-Christine Gaudreau - mcgaudreau@lexismedia.ca

Début de saison difficile dans plusieurs secteurs agricoles

Le gel printanier et la sécheresse au banc des accusés

agriculture

©Photo archives - L'Express Montcalm

Le gel printanier tardif ainsi que le déficit hydrique s’avèrent être les principales causes de dommages identifiées.

En date du 6 juillet, la Financière agricole du Québec recensait 3 806 avis de dommages au Programme d’assurance récolte, totalisant plus de 5,5 M$ versés en indemnités. Les cultures de céréales, de maïs-grain, de protéagineuses, de sirop d’érable et de petits fruits figuraient parmi les plus impactées. Le gel printanier tardif ainsi que le déficit hydrique s’avèrent être les principales causes de dommages identifiées.

Dans la région de Lanaudière, les oiseaux migrateurs sont également responsables d’une quantité importante de réclamations. À l’échelle de la province, les actions de la sauvagine (dommages causés par la faune) représentent 443 dossiers et 548 911$ d’indemnisation.

En comparaison avec l’année dernière, le nombre d’avis de dommages a connu une forte hausse en 2021. À la même période de la saison en 2020, le nombre d’avis s’établissait à 2 165.

Malgré une bonne survie à l’hiver de la plupart des cultures, l’impact du faible apport en eau s’est rapidement fait sentir. Le printemps est d’ailleurs caractérisé par la fonte rapide du faible couvert de neige et un niveau faible de précipitations qui perdure jusqu’à la fin du mois de juin. Les précipitations abondantes observées après cette longue période de sécheresse ont diminué l’impact du déficit hydrique sur les cultures, bien qu’on en aperçoive encore des signes. En conséquence, la levée des cultures dans certains champs de plusieurs régions a été affectée. On remarque une paille plus courte que la normale observée pour des céréales. Dans la région, le retard de croissance du maïs-grain serait également attribuable à la visite d’oiseaux migrateurs.

Gelées printanières

Les épisodes de gel au sol qui se sont prolongés tardivement au printemps ont aussi eu des effets négatifs sur différentes cultures. On compte des dommages à plusieurs plants, dont le soya et le maïs, ainsi qu’à des fleurs de petits fruits et de pommiers. En contrepartie, les vagues de chaleur connues tôt en saison ont eu des effets néfastes sur l’acériculture. La quantité de sirop d’érable récolté cette année se situe nettement en dessous de la normale. On dénote aussi une qualité souvent en dessous de la normale en raison d’une eau d’érable majoritairement moins sucrée que la normale.

Le temps violent a aussi miné les efforts des agriculteurs, notamment en causant l’inondation de certains champs dans la région de Lanaudière. Les forts vents qui ont soufflé en mai ont par ailleurs affecté certaines cultures en augmentant l’évapotranspiration.

Des conditions favorables pour les travaux aux champs

Les bonnes conditions climatiques en début de saison ont néanmoins favorisé les travaux aux champs. Plusieurs semis ont pu être réalisés à l’avance et plusieurs récoltes ont pu ou pourront être faites plus tôt que prévu. La première fauche du foin a débuté en juin et est maintenant terminée dans la région. La pluie reçue dernièrement se montre favorable pour une bonne reprise de la repousse pour la deuxième fauche.  

Les cultures maraîchères et les légumes de transformation s’en tirent également bien cette année. Le manque d’eau a toutefois rapidement dû être compensé par l’irrigation des terres. Dans l'ensemble des régions, les conditions de croissance sont bonnes pour plusieurs cultures, entre autres pour les pommes de terre et les céréales d'automne.

« Il est important pour La Financière agricole de connaître les répercussions affectant les récoltes afin de mettre en place des mesures permettant aux agriculteurs de poursuivre leurs activités et de répondre à la demande croissante pour les produits locaux. Le Programme d'assurance récolte s'avère un soutien indispensable qui permet de limiter les pertes financières attribuables aux aléas de dame nature », a affirmé le PDG de la Financière agricole du Québec, Ernest Desrosiers, en marge du dévoilement de ce bilan de mi-saison.

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