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24 juin 2021

Marie-Christine Gaudreau - mcgaudreau@lexismedia.ca

Une classe de soutien émotif réalise un projet porteur d’espoir

École Notre-Dame-de-Fatima

soutien émotif projet

©Photo gracieuseté

Olivier, Isaac et Marc-Olivier ont participé à la création de l’œuvre.

Les élèves du groupe de soutien émotif de Jonathan Mac Eachern et Lydia Robertson à l’école primaire Notre-Dame-de-Fatima de Sainte-Julienne ont récemment pris part à un projet créatif dans le but de donner un nouveau souffle au local de retrait qu’ils utilisent au quotidien pour apprendre à réguler leurs émotions.

« La chambre de jeux vidéo », une création des huit élèves du groupe, prend une toute nouvelle signification pour les élèves qui sont amenés à aller s’y ressourcer. Pour Olivier, Isaac, Marc-Olivier, Daphnée, Esteban, Kamille, Loïck, Antoine et tous les autres enfants qui leur succéderont, ce projet porteur d’espoir redéfinit le concept de retrait en lui apportant une dimension plus positive.

 

Dans la classe de Mme Robertson, éducatrice spécialisée assignée au groupe d’adaptation scolaire, chacun des huit enfants présente une problématique d’anxiété, combinée à un certain nombre d’autres diagnostics; trouble du comportement, trouble du spectre de l’autisme, déficience intellectuelle, trouble de l’attachement, retard d’apprentissage, trouble d’opposition, etc. Les crises et les démonstrations d’agressivité étant courantes, la régulation des émotions des élèves prend une place importante dans la gestion de classe au quotidien. « Au fil de l’année, nos élèves se sont beaucoup améliorés et le local de retrait est moins utilisé pour les crises, mais il demeure un endroit important pour eux, afin d’aller se calmer lorsqu’ils sentent l’anxiété et la colère montées », indique l’initiatrice du projet.

 

Raviver l’intérêt

Quatre murs blancs. C’est le décor auquel étaient confrontés les enfants lorsque venait le temps de se retirer du groupe pour mieux reprendre sur soi. « Les élèves n’avaient pas envie d’aller dans le local de retrait. C’était peu attrayant et le nom de la pièce avait une consonance très punitive », remarque Lydia Robertson. L’éducatrice spécialisée sentait le besoin de renouveler les sentiments induits par ce local qui prend une importance particulière pour la dynamique de groupe. Trop souvent, les enfants se montraient réticents à utiliser le local et les émotions négatives rendaient le climat toxique dans la classe. Lorsqu’elle a proposé aux élèves de personnaliser le local en lui donnant de la couleur, ceux-ci se sont montrés très enthousiastes. Spontanément, ils se sont entendus sur un thème qui les rejoignaient tous; les jeux vidéo.

Soutien émotif projet

©Photo gracieuseté

Marc-Olivier a choisi de représenter le jeu « Farming Simulator » dans le cadre du projet.

Rehausser l’estime

Après avoir choisi une image qui leur plaisait, les enfants étaient appelés à la tracer sur un mur. Pour ce faire, un projecteur a été utilisé pour aider les élèves à démarrer leur œuvre. Une fois les formes dessinées à la mine, chacun a pu saisir son pinceau afin de donner vie à l’image avec des couleurs vives. « La réalisation de ce projet leur a permis de développer leur créativité et d’augmenter leur estime personnelle. Ils ont eu beaucoup de plaisir à prendre part à ce projet et sont très fiers de leur réalisation », se réjouit Mme Robertson. Grâce à leur participation, dès l’an prochain, l’appellation « local de retrait » disparaîtra pour de bon. Ce sera plutôt à l’intérieur de la « chambre de jeux vidéo » que les élèves iront apprendre à contrôler leurs tempêtes intérieures. C’est notamment grâce à l’appui de la quincaillerie ACE Arthur Rivest que le projet a pu être mené à terme. L’entreprise juliennoise a offert gratuitement la peinture, ainsi que tout le matériel nécessaire à la classe de Jonathan et Lydia.

 

L’éducatrice spécialisée estime que les enfants seront davantage tentés d’utiliser un local qui leur ressemble lorsqu’ils sentiront le besoin de s’isoler pour retrouver leur calme. « Nos élèves apprennent à reconnaître qu’ils ont besoin de se retirer et à évaluer le temps dont ils ont besoin pour se calmer avant de réintégrer le groupe, mais c’est important qu’ils aient un lieu propice pour le faire. C’est ce qu’on a voulu leur offrir avec ce projet », conclut Mme Robertson.  

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