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07 janvier 2021

Sarah Élisabeth Aubry - seaubry@lexismedia.ca

Un agriculteur de Saint-Esprit donne au suivant

Il offre des légumes et des fruits à la communauté

Panier de légumes.

©Photo : Unsplash.com

Les paniers de légumes et de fruits ont tous trouvé preneur.

Martin Blais a toujours eu le réflexe d’offrir de son temps afin de faire la différence autour de lui. Récemment, alors qu’il recevait des légumes et des fruits d’un ami producteur maraîcher, l’agriculteur de Saint-Esprit se tournait vers les organismes du secteur question d’en faire bénéficier la communauté.

M. Blais travaille avec son fils, sur une ferme où ils élèvent des agneaux, des chiens et s’occupent d’une miellerie. Récemment, sa routine quotidienne a été chamboulée par l’arrivée de quatre gros camions remplis de légumes et de fruits sur son terrain. 

Un de ses amis lui téléphone et pense à M. Blais, puis ses animaux. Au total, ce n’est pas un camion de légumes et de fruits qui s’arrête chez lui, mais bien quatre.

« Rendu ici ce ne sont pas juste des trucks, ce sont des 53 pieds qui rentrent avec de grosses vannes bien pleines. », souligne-t-il.

Avec l’aide de son fils, il a pu décharger et entreposer les aliments. Puis, en deux jours, ils ont organisé leurs cargaisons. On y retrouvait des céleris, des tomates, des concombres, des raisins et des zucchinis.

Au début, Martin Blais pensait vendre les produits, puis, voyant l’énorme quantité, il a choisi de se tourner vers les organismes.

« On a téléphoné à toutes les banques alimentaires, la Société de Saint-Vincent de Paul, les conseils des Chevaliers de Colomb et les organismes. »

Également, il a fait appel à un de ses amis, Serge Naud, brocanteur. Ce dernier est allé livrer les légumes et fruits un peu partout, et ce, durant deux jours.

En peu de temps, toutes les caisses étaient données à des organismes, des gens dans le besoin ou des personnes âgées et de la communauté.

L'émotion au rendez-vous 

Durant quelques jours, M. Blais a vu des gens d’un peu partout s’arrêter chez lui pour prendre des caisses de légumes et de fruits. Plusieurs, comme des familles nombreuses, étaient émus. « Elles ne comprenaient pas
pourquoi nous étions si généreux et pourquoi nous donnions nos produits au lieu de les vendre. », explique-
t-il.
De bouche à oreille, l’initiative s’est fait connaître et encore aujourd’hui, le téléphone ne dérougit pas. Certains sont venus chercher des denrées alimentaires pour tendre la main à d’autres qui sont dans le besoin. Plusieurs ont offert des dons pour les boîtes reçues.

« Quand je regarde tout ce qu’on a fait et ce qu’on a donné en si peu de temps, c’est incroyable », commente M. Blais.

D’autres proches à Martin Blais ont décidé de nettoyer des grappes de raisins et de se rendre à Montréal dans des parcs pour en offrir à ceux qui sont moins nantis.

Besoins criants 

Pour M. Blais, la pandémie contribue à augmenter les demandes, les besoins d’aide, puis les denrées alimentaires. Constatant tous les gens qui vivent dans la misère et qui ne mangent pas comme il se doit, ce dernier se dit attristé par cette réalité.

Considérant donner au suivant par son temps et sa bienveillance, Martin Blais se dévoue à sa communauté. Dès qu’il le peut, le principal intéressé donne en temps et en argent ce qu’il qualifie comme son mode de vie.

« Il y a trop de monde qui pense à leur petite personne. On a perdu le contrôle, mais solide. », ajoute-t-il.

Agir dès maintenant

À ses yeux, plusieurs personnes sont dans la misère et avec la pandémie il soutient qu’il est plus complexe d’aider et de recevoir du support. Martin Blais compte bien trouver une solution.

C’est pourquoi il a contacté le député de Rousseau pour venir en aide à sa communauté à court et moyen terme. L’idée serait d’utiliser un entrepôt qui servirait comme centre de redistribution.

Si rien de concret n’a été déterminé, ils comptent travailler fort pour développer un projet pour répondre aux besoins criants.  Mais comme il le rappelle, il s’agit de bénévolat; il ne pourrait y avoir de coût associé pour la location de l’entrepôt.

« Ma femme, mes enfants et moi avons toujours été impliqués dans la communauté. On a été dans les scouts. On a le scoutisme tatoué sur le cœur. », aborde-t-il mentionnant aussi faire partie des Chevaliers de Colomb.

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