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05 octobre 2020

Sarah Élisabeth Aubry - seaubry@lexismedia.ca

Il court pendant 25 heures sans s’arrêter

Big Wolf’s Backyard Ultra

Philippe Cloutier Lévesque

©Photo gracieuseté – Philippe Cloutier Lévesque - L'Express Montcalm

Après 25 heures de course, 166,7 km, 165000 pas et 21000 calories, le Saint-Linois Philippe Cloutier Lévesque s’est dit ému par son exploit.

Philippe Cloutier Lévesque s’est mis à l’entraînement il y a quelques années. Aujourd’hui, le Saint-Linois s’adonne à des courses d’endurance de haut niveau. Dernièrement, il remportait la victoire de la Big Wolf’s Backyard Ultra version virtuelle, une première au Québec. Après 25 heures à courir sans arrêt, le sportif se disait fort ému.

La Big Wolf’s Backyard Ultra devait se dérouler à Rivière-Ouelle, dans Kamouraska. Finalement, considérant les circonstances liées à la Covid-19, l’événement a été remplacé par une course virtuelle. La course d’endurance consiste à parcourir 6,7 km dans un délai d’une heure.

Celui qui gagne est celui qui réussit à rester en piste en poursuivant les boucles de 60 minutes. L’objectif est d’être celui qui court le plus longtemps possible. Sur le site officiel Big Wolf’s Backyard, on explique le concept de cette façon.

« ­Toutes les heures, les coureurs admis prendront le départ d’une boucle de 6,706 km, qu’ils devront faire et refaire, toujours à l’intérieur d’un délai de 60 minutes, jusqu’à ce qu’un seul et dernier coureur reste en piste: « ­The Last Man Standing». Et ce, peu importe combien de temps cela prendra.»

« ­Ce n’est pas une course de vitesse. C’est vraiment une course d’endurance », précise Philippe Cloutier Lévesque. Les enjeux sont de pouvoir balancer son temps et de gérer sa performance. C’est donc le 26 septembre dernier, à 8 h, que le coureur a débuté son défi. «

 ­Au début, on est une centaine. On court et ça se passe bien. Puis, plus que le temps avance, plus les gens commencent à avoir des douleurs.», témoigne-t-il.

La cadence 

Dernier en piste, M. Cloutier Lévesque a tout donné et a terminé sa 25e boucle avec un total de 166,7 km. Comme il le résume, c’est 21000 calories de perdues, 165000 pas et plus de 160 km de parcourus. Ayant couru à une même vitesse jusqu’à la toute fin de sa dernière boucle, le sportif a conservé sa cadence durant toutes ces heures dans son quartier, à Saint-Lin-Laurentides.

Après avoir fait une boucle, ce dernier s’est installé un petit coin pour s’arrêter, faire une petite pause, manger et se préparer à repartir à temps. Si un participant ne respecte pas les délais pour le prochain départ, il est automatiquement éliminé.

Au cours de son défi, sa femme, ses enfants et un de ses amis ont été présents pour le supporter et l’accompagner dans ses efforts.

Philippe Cloutier Lévesque

©Photo gracieuseté – Philippe Cloutier Lévesque - L'Express Montcalm

Philippe Cloutier-Lévesque a remporté la Big Wolf’s Backyard Ultra.

Un tournant 

Ayant été diagnostiqué pour une maladie inflammatoire à la colonne vertébrale, M. Cloutier Lévesque a décidé de se consacrer à la course.

«J’ai commencé à faire de la course à obstacles et très vite, j’ai été assez performant là-dedans. J’ai augmenté les courses à obstacles jusqu’au champion du monde Spartan. Après, j’ai toujours voulu augmenter le niveau course, parce que j’avais plus de difficulté en course qu’en obstacle.», indique-t-il.

Son ambition l’a amené à voyager un peu partout pour continuer à se dépasser. Chaque fois, la préparation est différente, dépendamment des conditions dans le sable, bois, neige, etc.

« Ça prend vraiment une grosse discipline. C’est le mental qui agit. Passé une dizaine d’heures, ce n’est pu le corps qui décide, c’est le mental. C’est lui qui va faire en sorte que tu vas te rendre ou pas », affirme-t-il.

Au fil de ses performances, le sportif avance observer plus que penser. Il a toujours une petite période plus difficile, mais il continue de regarder en avant.

Se challenger 

L’émotion était à son maximum lorsque le participant a appris qu’il ne restait plus que lui en piste. C’est une grosse dose d’émotion qui s’est emparée de lui.

« ­Que ce soit une course de 5 km ou une course de 160 km, je vais toujours donner la même intensité», mentionne-t-il. Il faut dire que le sport est assez nouveau pour M. Cloutier Lévesque. Quand il était jeune, ça ne faisait pas partie de son mode de vie. S’essoufflant rapidement, il avait de la difficulté à courir deux kilomètres.

Travaillant en pétrochimie, il s’accorde maintenant le temps d’être actif. Avouant qu’il est facile de mettre le sport de côté lorsqu’il a des journées chargées, Philippe Cloutier Lévesque a trouvé des moments opportuns pour ne pas nuire à son temps avec sa femme et ses trois enfants. Chaque fois, il lui importe d’aller chercher de nouveaux défis, de se challenger physiquement et moralement et de repousser ses limites.

Il désire à son tour que ses enfants s’intéressent d’eux-mêmes au sport, sans rien leur imposer. Ce qui important pour le père de famille, c’est de trouver des moments pour s’entraîner sans nuire à ses autres sphères de vie. C’est également de lui-même qu’émerge ce changement de vie et de santé.

D'autres projets en vue 

La saison 2021 de courses a été annulée et sera reportée. Par ailleurs, une course 24 heures à obstacle s’ajoute à sa liste. Avec la pandémie, ce dernier sait que des courses extrêmes qui se déroulent dans d’autres pays seront aussi reportées.

C’est en octobre 2018 qu’on enregistre la distance la plus longue au Big’s Backyard. C’est Johan Steene qui a fait 68 tours et chez les femmes, la plus longue distance est de 67 tours par Courtney Dauwalter. L’exploit a été réalisé aussi en octobre 2018.

Pour en savoir plus, on consulte le http://bigwolfsbackyard.com/

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