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12 août 2020

Sarah Élisabeth Aubry - seaubry@lexismedia.ca

Le Bloc Québécois veut redonner du pouvoir aux producteurs et transformateurs alimentaires

Le parti exige une étude au bureau de la concurrence

Luc Thériault

©Photo gracieuseté - L'Express Montcalm

Le député de Montcalm, Luc Thériault souhaite s’inspirer de la Grande-Bretagne pour établir un code de bonnes pratiques pour les grands détaillants en alimentation.

Le porte-parole du Bloc Québécois en matière d’agriculture et d’agroalimentaire, Yves Perron, le porte-parole du Bloc québécois en matière du Développement économique et régional, de l’entrepreneuriat et de l’industrie, Sébastien Lemire et le député de Montcalm, Luc Thériault unissent leurs voix. Ces derniers exigent une étude au bureau de la concurrence concernant les frais et les pénalités arbitraires imposés par les grands détaillants en alimentation aux producteurs et transformateurs.

Ils maintiennent que les producteurs et les transformateurs d’aliments et de boissons doivent gérer les conséquences de la COVD-19. De leur côté, les grands détaillants ont décidé d’imposer de nouveaux frais à leurs fournisseurs. Ceux-ci partagent la facture reliée à la rénovation des magasins ou à la construction de nouveaux centres de distribution à la fine pointe de la technologie.

À l’avis du député de Montcalm, il est facile pour les grandes chaînes de distribution d’imposer leurs propres conditions ou de se tourner de côté et s’approvisionner ailleurs. « Les producteurs et les transformateurs n’ont pas ce pouvoir de négociation et voient du coup leurs marges de profits complètement annulés », constate-t-il.

Face à cette réalité, sept associations représentant des milliers de membres du secteur agroalimentaire et de la production agricole ont décidé de collaborer. Ils demandent au gouvernement fédéral de mettre sur pied un code de bonnes pratiques pour les grands détaillants en alimentation.

Un tel code s’est imposé en Grande-Bretagne. Soulignons que de nouvelles conditions d’approvisionnement dans la loi sur la concurrence se sont ajoutées, mettant fin à l’inégalité dans les rapports de négociation entre la grande distribution et les petits producteurs.  

Pour y arriver, Luc Thériault déclare l’importance de demander une étude sur la distribution alimentation au bureau de la concurrence. Selon ce dernier, il faut proposer des conditions commerciales équitables entre les distributeurs, les transformateurs, les producteurs et les consommateurs.

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