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04 avril 2020

Renée-Claude Doucet - rcdoucet@lexismedia.ca

D’autres cas de COVID-19 chez Olymel à Saint-Esprit

Des employés inquiets

Olymel

©Gracieuseté

Olymel travaille de concert avec la santé publique pour la gestion du dossier.

Alors que l’abattoir d’Olymel à Saint-Esprit confirmait un premier cas de COVID-19 plus tôt cette semaine, voilà que d’autres employés seraient également touchés par le coronavirus. Rejoint par le journal, le président du syndicat des travailleurs et travailleuses unis de l’alimentation et du commerce (TUAC 1991-P), Mario Maisonneuve, qui représente les employés d’Olymel de Saint-Esprit, faisait état de sept cas, ce vendredi 3 avril, en fin de journée.

M. Maisonneuve précise qu’avec d’autres tests en cours, le nombre pourrait bien augmenter dans les prochains jours. Le scénario ne va pas sans rappeler celui de Yamachiche, où l’usine d’Olymel a dû fermer ses portes, quatre jours après l’annonce du premier cas.

 

Pour le moment, la fermeture de l’usine de Saint-Esprit n’est pas envisagée. Toutefois, M. Maisonneuve indique que cette mesure pourrait être considérée éventuellement; la situation évoluant très rapidement.

 

« Présentement, nous sommes en relation constante avec la direction d’Olymel. Nous savons que des consignes ont été émises, mais nous recevons l’information au compte-goutte. »

 

Plus tôt cette semaine, Richard Vigneault, responsable des communications chez Olymel, confirmait au journal avoir cessé les services de navettes qui assurent le transport des voyageurs de Montréal vers Saint-Esprit, réduisant ainsi sa production de 30%.

 

« Le dossier est dans les mains de la santé publique qui se charge de l’investigation. De notre côté, nous prenons toutes les mesures nécessaires pour que les gens qui ont été en contact avec une personne touchée soient en isolement préventif et testés par la suite », a mentionné M. Vigneault.

 

Mesures mises de l’avant

 

Outre les règles d’hygiène insistant sur le lavage rigoureux des mains, on a notamment ajouté des roulottes pour assurer des espaces supplémentaires de dîner aux travailleurs.

 

M. Maisonneuve croit néanmoins que des mesures supplémentaires pourraient être prises par la direction pour assurer une sécurité maximale aux employés toujours en poste. « Je crois que certaines des mesures qui devraient être prises ne sont pas prises. »

 

Plusieurs employés auraient aussi soulevé un questionnement par rapport à l’utilité de la nouvelle cagoule, dont le port est devenu nécessaire pour certains travailleurs. Ladite cagoule couvre l’ensemble du corps et une partie du visage. Le président du syndicat souligne avoir vécu la même situation à Yamachiche. « Je pense qu’elle n’est pas utilisée de la bonne façon, de manière à respecter les normes sanitaires. Par exemple, les gens l’enfilent le matin et vont travailler. Ils sont donc exposés à toute sorte de choses. Ils la retirent ensuite pour manger sur l’heure du dîner et la déposent sur la table… les risques de contamination croisée deviennent ainsi très élevés. »

Olymel

©Depositphotos

D’après une employée, les mesures de distanciation sont difficiles à maintenir.

Inquiétude chez les travailleurs

 

Tandis que certains employés ont dû quitter le boulot en ambulance dans les derniers jours parce qu’ils présentaient des symptômes de coronavirus, d’autres auraient souffert de crise de panique et d’anxiété. Il va sans dire que l’inquiétude frappe les travailleurs.

 

« L’employeur a voulu mettre de l’avant la distanciation entre les employés, mais c’est très difficile à faire, puisque nous travaillons côte à côte. Nous sommes moins d’employés sur les tables de coupes, notamment, mais parfois, lors d’un bris d’équipement par exemple, des travailleurs doivent être déplacés et les règles ne sont pas respectées », commente une employée en soulignant que les équipes sont à cran en ce moment.

 

Il en est de même lorsque les employés se déplacent dans les corridors, aux changements des quarts de travail. « Les corridors sont tellement étroits que nos coudes se touchent », ajoute cette même employée qui estime que des ajustements au niveau des heures de travail devraient être appliqués afin que les employés ne se croisent pas.

 

Une employée d’un autre département soulève pour sa part une problématique différente. « Certains travailleurs ne sont toujours pas conscients des dangers. Lorsque l’entreprise a commencé à déployer des mesures, certains employés ne suivaient pas. » Elle précise également que des agents de sécurité sont en poste pour assurer le respect des règlements.

Toujours propre à la consommation

 

Concernant la viande Olymel qui demeure en vente dans les épiceries, le président du syndicat souligne que la clientèle peut continuer de se procurer les produits sans inquiétude, ils demeurent de bonne qualité et rencontrent des normes strictes de salubrité.

 

Soulignons par ailleurs que le message qui a circulé sur les médias sociaux, notamment, ce vendredi, à l’effet qu’une dame exhortait la population à jeter leurs produits Olymel parce qu’ils pourraient être infectés par le coronavirus est faux. 

 

« La nourriture n'est pas une voie de transmission pour le virus. Ces informations sont basées sur des données de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), a rappelé Olymel. Aucun cas de transmission de la COVID-19 par les aliments n’a été signalé par des agents de santé publique qui surveillent de près l'épidémie », a rappelé l’entreprise.

denrées en épicerie Rouyn-Noranda Le Citoyen 2

©Archives – Thierry de Noncourt

Les produits vendus sur les tablettes demeurent de bonne qualité et rencontrent des normes strictes de salubrité.

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