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05 février 2019

Sarah Élisabeth Aubry - seaubry@lexismedia.ca

Des tests sont demandés pour évaluer la qualité de l’air

École Notre-Dame de Saint-Roch-de-l’Achigan

Dossier qualité de l'air

©Depositphotos - L'Express Montcalm

Le syndicat de l’enseignement du Lanaudière souhaite offrir un environnement de travail adéquat à son personnel.

ENVIRONNEMENT. À la lueur des différents problèmes de santé rencontrés par des enseignants de l’école primaire Notre-Dame, à Saint-Roch-de-l’Achigan, le Syndicat de l’enseignement du Lanaudière (SEL-CSQ) demande à la Commission scolaire des Samares la permission d’effectuer des tests plus complets pour évaluer la qualité de l’air de l’établissement.  

Le Syndicat de l’enseignement du Lanaudière (SEL-CSQ) a exposé une problématique qui sévit depuis un moment. Il requiert auprès de la Commission scolaire des Samares d’effectuer des tests plus complets pour évaluer la qualité de l’air à l’école primaire Notre-Dame de Saint-Roch-de-l’Achigan. Le syndicat se dit prêt à débourser les frais nécessaires pour procéder à une inspection de la qualité de l’air en faisant appel à une firme, afin d’offrir un environnement adéquat au personnel, aux enseignants et aux élèves. 

Selon le SEL-CSQ, l’école Notre-Dame de Sain-Roch-de-l’Achigan a connu différents problèmes dans les années intérieures, dont des infiltrations d’eau. En 2017, il indique que près de 20 personnes ont porté plainte à la Commission scolaire des Samares pour signaler une problématique avec leur santé et sécurité au travail. Celles-ci ont divers symptômes tels que des étourdissements, vomissements, migraines, sinusites, maux de gorge, etc. De ce nombre, huit ont été consultés un médecin qui leur a suggéré de vérifier leur environnement de travail.  

Il y a deux ans, la situation était la même dans une école où le personnel éprouvait des symptômes similaires. Refusant de procéder à un test de qualité de l’air plus poussé, les tribunaux ont été mêlés à cette histoire. Résultat, ces derniers ont accordé le droit au syndicat d’aller de l’avant avec les tests qui détectaient de la moisissure. Suite à ces démarches, il y a eu des correctifs apportés.  

Dans le cas de l’école Notre-Dame de Saint-Roch-de-l’Achigan, la Commission scolaire a effectué certaines inspections et tests. Selon le président du SEL-CSQ, François Breault, il reconnaît les efforts que la Commission scolaire a faits. « Ils n’ont pas fait les tests qu’on voudrait ou qu’on pense qui auraient dû être faits »,indique-t-il. Lors de ces inspections et tests, rien n’a été détecté. Malgré les démarches qui ne démontrent rien de particulier, le président du SEL-CSQ soulève les personnes qui continuent de présenter des symptômes répétitifs. 

À l’avis du docteur Louis Jacques spécialisé en médecine du travail et en environnement au CHUM, il y a un lien de cause à effet. Les personnes touchées par cette problématique ne ressentiraient pu ou peu de symptômes l’été en raison de la période de vacances ou lorsqu’ils s’absentent. Lorsqu’ils retournent au travail, le scénario se répète. Le docteur Louis Jacques suggère d’effectuer des tests plus poussés qui pourraient impliquer des échantillons d’air, des chiens pisteurs détectant de la moisissure, etc. Pour leur part, les enseignants malades ou qui ont dû s’absenter ont fait des réclamations auprès de la CNESST.   

La Commission scolaire réagit 

Malgré les demandes effectuées auprès de la Commission scolaire, le syndicat explique qu’elle ne voudrait pas faire plus de tests. « Nous on considère que ce n’est pas suffisant. On a écrit formellement à la Commission scolaire pour dire on va aller en faire des tests », confirme M. Breault. Ce que ce dernier considère irritant c’est le fait que la Commission scolaire va aller dépenser de l’argent public devant les tribunaux pour avoir probablement le même constat qu’il y a deux ans.  

De son côté, la Commission scolaire des Samares n’indique pas si elle va procéder aux tests plus poussés sur la qualité de l’air. « La Commission scolaire des Samares met tout en œuvre afin de s’assurer que les élèves et le personnel évoluent dans un milieu sain et sécuritaire. Les analyses adéquates des bâtiments sont effectuées de façon régulière. Lorsque des préoccupations surviennent, nous déployons l’expertise nécessaire. Les démarches requises se poursuivent pour rassurer le milieu et expliquer les procédures nécessaires aux membres du personnel ainsi qu’aux parents », explique-t-elle via un communiqué.  

Elle fait également mention d’une première inspection de la CNESST qui a eu lieu en juin 2017 en présence de trois personnels de la Commission scolaire, la direction de l’école, puis un représentant du Syndicat de l’enseignement du Lanaudière. La recommandation émise fait référence à l’encombrement des classes. En mai 2018, une deuxième inspection est effectuée en regardant certaines parties de murs et plafonds, rien n’est répertorié.  

Une rencontre de parents devrait avoir lieu le 6 février à l’école Notre-Dame concernant ce dossier.  

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