Carrières Avis de décès Classées Édition Électronique

Recherche

Recherche par terme

Journaliste

Date de parution

_

Catégories

Communauté

Retour

26 Juillet 2018

Sarah Élisabeth Aubry - seaubry@lexismedia.ca

La communauté tend la main à la famille éprouvée par la maladie

Soirée-bénéfice

©Photo - Roger Deslauriers - L'Express Montcalm

Les parents de Laurent organisent une soirée-bénéfice en l’honneur de leur enfant.

Sophie Venne et son conjoint ont vu leur vie basculer alors qu’il apprenait lors d’un examen sommaire effectué à l’hôpital Sainte-Justine que leur petit garçon Laurent était atteint d’une paralysie cérébrale. Maintenant âgé de trois ans, Laurent requiert plusieurs soins spécifiques. Les deux parents souhaitent ainsi faire l’acquisition d’une chambre hyperbare.  

Avoir un enfant représente tout un cadeau et un privilège pour plusieurs parents. Mais pour certains, en concevoir n’est pas nécessairement évident. Ce fut le cas de Sophie et Vincent qui se sont tournés vers l’optique de la fécondation in vitro. Cette alternative s’est avérée un succès, puisque Laurent a pu naître, mais de façon prématurée. Sa mère raconte qu’à sa naissance, rien ne laissait présager de signes anormaux et que le petit se développait bien. C’est avec le temps qu’ils ont remarqué des retards chez leur enfant.   

L’enfant de trois ans vit au quotidien avec différentes problématiques. Il ne peut marcher, s’asseoir par lui-même ou être propre.  « C’est dur de prévoir ce que les spécialistes entrevoient, car le stade cognitif de l’enfant c’est jusqu’à six ans, où il est en plein développement. On peut avoir des surprises », exprime Sophie Venne.  

D’ici peu, Laurent devra subir une opération au niveau de son dos, soit une radicellectomie permettant de sectionner dans la colonne les tendons et les muscles. Ceux-ci sont très rigides, notamment au niveau des bras et des jambes. Cette intervention l’amènera à assouplir ses membres. « On estime que ça va assouplir le haut de son corps et que ça va peut-être entraîner une marche éventuellement », commente la mère.  

Pour le moment, les déplacements de Laurent ne sont pas simples raconte Mme Venne. C’est plus restreignant et toute leur vie se retrouve à être modifiée. Au quotidien, le couple s’organise pour adapter leur horaire de travail. Étant enseignante de profession, Sophie a pris une tâche réduite. De son côté, Vincent est agriculteur, ce qui lui permet d’ajuster ses occupations professionnelles, tout comme sa conjointe pour les rendez-vous de leur garçon.    

Beaucoup d’inquiétude  

Depuis sa naissance, Laurent a vécu divers moments difficiles, plongeant ses parents dans des questionnements grandissants. « Je pense que c’est comme si un bulldozer m’aurait passé sur le corps ou c’est comme si quelqu’un m’avait tapé sur la tête. C’est sûr que les premières années, c’est atroce », souligne-t-elle. Depuis quelque temps, Sophie et Vincent commencent à avoir une routine avec leur bambin et apprennent à le connaître. « Je ne peux dire que c’est facile. Ça va toujours être difficile. Mais je pense qu’on apprend à mieux vivre avec ça avec le temps », fait-elle part.  

Demeurer proactifs 

Les parents organisent le 25 août un souper-bénéfice à la cabane à sucre Dupuis à Saint-Jacques où tous les fonds récoltés serviront à leur procurer une chambre hyperbare qui se chiffre à environ 27 000 $.  

Ne s’attendant pas à un tel succès pour la vente de billet, les parents ont réussi à remplir la salle où près de 400 personnes prendront part à la soirée. « C’est vraiment mieux de ce qu’on aurait espéré », en convient Mme Venne. 

L’objectif est d’aménager la maison afin de l’adapter pour Laurent. Malgré l’aide du gouvernement, il en reste que les coûts sont dispendieux. Les parents souhaitent également passer une belle soirée et créer un moment de bonheur, puis d’avancer dans tout ce cheminement.  

Soirée-bénéfice petit Laurent

©Photo - Roger Deslauriers - L'Express Montcalm

Les parents de Laurent, Sophie et Vincent en présence de leur fils Laurent âgé de trois ans qui est atteint d’une paralysie cérébrale.

Un traitement positif 

Il y a quelques mois, les parents ont fait le test pour une chambre hyperbare. Ce traitement contribue à mieux oxygéner l’enfant et à assurer la pression adéquate. Cette technique nécessite 1 h 30 où les parents doivent rester près de Laurent pendant une quarantaine de jours.  

La chambre hyperbare aide aux zones endommagées à les restaurer ayant un impact au niveau de la parole, de la dextérité, de la parole, du langage, etc. D’ailleurs, ils ont remarqué une amélioration amenant les parents à comprendre le petit. Laurent a commencé à prononcer les mots « maman » et « papa », notamment. 

Pour ceux qui désirent contribuer à soutenir la famille, il est possible de le faire en écrivant à l’adresse suivante sophie1.venne@csda.ca   

©Photo - Roger Deslauriers - L'Express Montcalm

Malgré les difficultés rencontrées, les parents tentent d’encadrer le mieux leur fils et lui offrir des soins adéquats pour améliorer sa santé.

Politique d'utilisation Politique de confidentialité

Réalisé par