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15 novembre 2018

Sarah Élisabeth Aubry - seaubry@lexismedia.ca

Le trio rassembleur fidèle à son répertoire traditionnel québécois

Quatrième album en vue

Les Grands Hurleurs en spectacle

©Photo gracieuseté - L'Express Montcalm

Le groupe Les Grands Hurleurs a travaillé durant la dernière année sur leur quatrième album « Chouïa ». Les musiciens en profiteront pour jouer leurs dernières pièces fraîchement composées.

Ils sont trois sur scène, mais le public a l’impression qu’ils sont six, puisque les musiciens forment un trio énergétique entraînant les spectateurs dans un voyage musical. Mélangeant plusieurs styles à la fois, les Grands Hurleurs se sont penchés au cours des derniers mois sur leur dernier opus « Chouïa. » Les Grands Hurleurs composés de Nicolas Pellerin, Stéphane Tellier et Simon Lepage sont fébriles de présenter leur tout nouveau matériel parsemé de plusieurs nuances et couleurs. Ils rejoindront la salle Julie-Pothier à Saint-Jacques le 24 novembre prochain.  

Toujours fidèle à leur répertoire traditionnel québécois depuis leurs débuts en 2009, les nouvelles pièces se retrouvant sur leur quatrième album sont décrites comme une musique du monde, poétiques, douces, intenses avec un fond trad. Très éclaté, le disque rassemble plusieurs voix connues du public mettant toujours de l’avant l’influence classique.

Ce qui est particulier raconte l’un des musiciens du groupe Nicolas Pellerin, c’est que l’album est très frais. Le mixage vient d’être terminé. Il s’agit d’un tout nouveau répertoire, mais le spectacle récent n’est pas encore complet. Depuis la dernière année, les Grands Hurleurs ont collaboré pour offrir de nouvelles pièces au public.

En charge du répertoire

Pour s’inspirer et écrire de nouveaux morceaux musicaux, Nicolas Pellerin se tourne vers ses archives. Avouant en recevoir à plusieurs reprises après des spectacles de la part de « monsieur et madame tout le monde », il les conserve précieusement. Quand c’est le temps de « pondre » du matériel, il visionne des vidéos qui lui sont données par des gens qui croissent dans des évènements publics. Il prend le temps de les regarder et s’approprie ce qui lui ressemble.

Ayant un grand respect pour ce que les gens lui apportent comme suggestion, Nicolas Pellerin partage vouloir reprendre à sa manière le matériel reçu pour le personnaliser et le retravailler. « Je me souviens qu’il y a deux ans, j’ai enregistré une dame qui a joué de la musique pendant un moment », se remémore-t-il.

Ailleurs dans le monde

Faisant de plus en plus leurs traces à travers d’autres pays, la musique du monde des Grands Hurleurs est bien accueillie. Se promenant un peu partout comme en Grande-Bretagne et en sol américain, les chansons traditionnelles font leur effet. « C’est très différent; ce n’est pas la même fibre à l’extérieur du Québec », rapporte le musicien Nicolas Pellerin.

Le concept rassembleur et fort ressort davantage. Les spectateurs ont encore plus l’impression qu’ils sont plus sur scène, puisque les membres sautent d’un instrument à un autre. Ayant performé cet été à New-York, M. Pellerin soulève que c’est son groupe qui a fait les chansons qui ont le plus fonctionné. Tentant de percer de plus en plus aux États-Unis, cette lancée et la façon dont leur musique est perçue poussent le groupe à vouloir y remettre les pieds.

Un nom de famille connu

Certains l’auront compris, Nicolas Pellerin est le frère de Fred Pellerin. Issu d’une famille du village de Saint-Élie-de-Caxton, ce dernier a comme souvenir de voir beaucoup de monde intégrer la demeure familiale. Ce qui le marque, c’est de constater qu’il y a de bons conteurs. « Il y avait toujours du monde à table qui racontait des anecdotes. Ça n’avait tellement pas de bon sens que ça en devait drôle », se rappelle-t-il. Toujours attiré vers les vieilles affaires, le musicien s’est tourné rapidement vers le chant et plus tard vers les instruments de musique. « J’écoutais de la musique marginale traditionnelle comme Richard Desjardins », ajoute-t-il.

Père d’une fillette de dix ans, celle-ci a déjà la fibre musicale et la passion pour le violon, puis se perfectionne. Ils leur arrivent de jouer ensemble pour le plaisir et de se retrouver à travers ce passe-temps.  « Elle a l’oreille pour son âge et chante déjà beaucoup », soutient-il.    

Près de son frère, chacun d’eux mène une carrière distincte. « On avait déjà réalisé un album ensemble en 2007 avec des chansons simples et douces. On se dit un jour on va en refaire un », précise-t-il. Pour le moment, les deux musiciens et raconteurs dans l’âme sont occupés à se consacrer à des réalisations différentes.

Évoluer en trio

Il n’est pas toujours simple aux yeux de M. Pellerin de travailler en groupe. Ça peut être complexe par moment, car pour lui chacun à sa vision. « Il faut satisfaire tout le monde et travailler pour le groupe. Mais au final, chaque musicien apporte quelque chose. Il faut repartir les forces et se respecter à travers le projet », souligne-t-il. Auparavant, le groupe se nommait Nicolas Pellerin et les Grands Hurleurs, décision sur laquelle il n’a jamais voulu voir son nom paraître. C’est pourquoi aujourd’hui, on retrouve Les Grands Hurleurs, afin de voir une harmonie de groupe.

Les Grands Hurleurs ont remporté trois Félix dans la catégorie Album traditionnelle de l’année. Ils continueront leurs représentations à Winnipeg en février et une tournée s’amorcera dès le mois de mars aux États-Unis où ils souhaitent percer. La Salle Julie-Pothier à Saint-Jacques accueillera le groupe le 24 novembre à 20h. L’entrée est prévue à 19 h 00. Admission générale, 28 $. Pour découvrir le groupe, http://www.grandshurleurs.com/.     

 

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