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16 septembre 2017

Geneviève Geoffroy - ggeoffroy@lexismedia.ca

Le véhicule n'aurait pas freiné juste avant l'impact avec la maison où une mère a été tuée

©Photo - gracieuseté

JUSTICE. Le véhicule ayant défoncé une maison du rang de la Petite-Ligne à Saint-Alexis en octobre 2014, tuant une mère de famille en plein sommeil et blessant gravement son mari, n'aurait pas freiné juste avant l'impact, selon le témoignage et le rapport rendus par un policier, vendredi, au procès du jeune accusé d'avoir conduit cette voiture dangereusement et en état d'ébriété.

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Le 26 octobre 2014, vers 3 h 37, Rachelle Middleton, 36 ans et mère de trois enfants, a perdu la vie quand une voiture a défoncé le devant de sa résidence où se trouvait sa chambre à coucher. Son mari, Joël Ricard, a subi plusieurs blessures sérieuses dont il subit encore les conséquences aujourd'hui.

Pour une raison inconnue

Avant l'impact, selon le rapport du sergent Stéphane Tremblay, le véhicule circulait en direction nord sur le rang de la Petite-Ligne, une route en ligne droite vallonnée et cahoteuse à certains endroits, quand, pour une raison inconnue, il a commencé un dérapage dont les premières marques visibles sont à 35 mètres de la maison.

Le véhicule a ensuite dévié de sa trajectoire première pour finalement atterrir dans la maison du couple, située à moins de cinq mètres du côté sud de la route.

« Le véhicule s'est [avant l'impact] retrouvé sur le terrain gazonné [de la résidence où] aucune trace de freinage n'est visible, indique le sergent Tremblay dans son rapport de reconstitution de la collision. Les traces de pneus sont difficilement visibles dans le gazon, ce qui confirme que le conducteur ne freine pas. »

Il ajoute que les ampoules des feux arrière ne présentent pas de déformations caractéristiques à un freinage lors de l'impact.

Accusé

Anthony Bélanger, 28 ans, de Sainte-Julienne, dont le procès s'est déroulé toute la semaine au palais de justice de Joliette, est celui qui est accusé d'avoir été au volant du véhicule dont il aurait dit être le propriétaire au premier policier arrivé sur les lieux après la collision.

À peine une heure après le drame, il a été mis en état d'arrestation, puis, il a par la suite été accusé de conduite dangereuse causant la mort et des lésions corporelles, ainsi que de conduite avec les facultés affaiblies causant la mort et des lésions corporelles.

©Photo TC Media - Geneviève Geoffroy

Anthony Bélanger, au palais de justice de Joliette le 13 septembre 2017 lors de son procès.

L'effet d'une rampe

Après son passage dans le gazon de la résidence, le véhicule gris, de marque Kia Amanti 2004, a continué son déplacement vers la résidence de Rachelle Middleton et de Joël Ricard « sans freiner », toujours selon le rapport du sergent Stéphane Tremblay.

Le véhicule a par la suite heurté la galerie et l'aménagement paysager en pierres à l'avant de la résidence, ce qui a eu, selon le policier, l'effet d'une rampe ayant aidé le véhicule à poursuivre sa trajectoire.

Sept mètres

Le véhicule a heurté le mur de brique de la maison avant de se retrouver directement dans la chambre à coucher de Rachelle Middleton et de Joël Ricard.

« Les deux victimes ont été heurtées, le véhicule s'est ensuite déplacé dans la deuxième chambre à coucher [NDLR Celle du bambin du couple], traversant ainsi un mur intérieur de la maison et en déplaçant les victimes », relève le sergent Stéphane Tremblay dans son rapport.

Selon le policier, la voiture a parcouru sept mètres dans la maison avant de s'arrêter dans la deuxième chambre à coucher, contre le mur nord de la résidence.

Par chance, a témoigné Joël Ricard vendredi, le plus jeune de ses enfants était allé rejoindre ses frères au deuxième étage cette nuit-là et ne se trouvait pas dans sa chambre où le véhicule a terminé sa course.

« Il ne fait jamais ça, mais ce soir-là, il l'a fait », a-t-il laissé tomber lors de son témoignage, ajoutant que c'est à ce moment qu'il a compris que c'était sa femme qui se trouvait à ses pieds, prise, comme lui, sous des débris.

Vitesse inconnue

L'expert en reconstitution de collision n'a pas été en mesure de déterminer à quelle vitesse roulait le véhicule qu'Anthony Bélanger est accusé d'avoir conduit sur cette route étroite dont la limite maximale permise était alors de 80 km/h.

Le sergent Tremblay a conclu, après son expertise, que l'état mécanique du véhicule, l'infrastructure, la signalisation et les conditions météorologiques, même s'il pleuvait et que la chaussée était mouillée, n'étaient pas en cause dans cet accident.

Le policier a toutefois convenu en contre-interrogatoire que, concernant l'état mécanique du véhicule, il s'était fié à l'expertise réalisée par un mécanicien n'ayant pas été en mesure de vérifier toutes les composantes de la voiture, comme le système de freinage, en raison de son état trop endommagé.

Le procès d'Anthony Bélanger doit se poursuivre en novembre au palais de justice de Joliette

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