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15 septembre 2017

Geneviève Geoffroy - ggeoffroy@lexismedia.ca

Une connaissance affirme ne pas avoir conduit la voiture de l'accusé le soir du drame

©Photo TC Media - Geneviève Geoffroy

JUSTICE. La poursuite a fait entendre, jeudi, une connaissance du jeune accusé d'avoir fauché la vie d'une mère de famille en plein sommeil en défonçant sa chambre à coucher avec sa voiture étant saoul au volant, après avoir reçu des informations de la défense comme quoi cette personne pourrait avoir une implication dans la conduite du véhicule le soir du drame survenu à Saint-Alexis en octobre 2014.

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« J'ai fait venir ce témoin, car il avait la teneur d'un alibi », a expliqué l'avocat de la poursuite, Me Éric Côté, lors de la quatrième journée du procès d'Anthony Bélanger.

Dans la nuit du 26 octobre 2014, Rachelle Middleton, mère de trois enfants, a été tuée sur le coup quand une voiture, qu'Anthony Bélanger est accusé d'avoir conduit dangereusement et en état d'ébriété, est rentrée de plein fouet dans sa maison du rang de la Petite-Ligne. Son mari, Joël  Ricard, a subi des blessures importantes dont il subit encore les conséquences aujourd'hui.

« Jamais »

Lors de son interrogatoire, Joey L'Hérault, la connaissance d'Anthony Bélanger, a été questionné à savoir s'il l'avait rencontré la nuit du drame et s'il avait conduit sa voiture.

Le jeune paysagiste a répondu qu'il n'avait jamais conduit le véhicule de l'accusé et qu'il ne l'avait pas rencontré cette nuit-là.

« J'étais chez ma mère à Saint-Félix-de-Valois, sûrement en train d'étudier », a-t-il dit.

Pressé de questions

En contre-interrogatoire, Joey L'Hérault a été pressé de questions à savoir s'il était absolument certain qu'il se trouvait bel et bien chez sa mère ce soir-là. Il a finalement admis qu'il était « possible », qu'il soit sorti avec des amis, mais qu'il était « logiquement » chez sa mère puisqu'il ne « sortait pas à ce moment-là ».

Anthony Bélanger avait été arrêté environ une heure après le drame, pendant son transport à l'hôpital par le premier policier arrivé sur les lieux à qui il aurait dit être le propriétaire de la voiture.

Selon ce dernier, Anthony Bélanger était seul dans la voiture, lors de son arrivée sur les lieux de l'impact mortel, vers 3 h 50, soit 13 minutes après avoir reçu un appel de la centrale d'urgence de la Sûreté du Québec.

Le premier pompier arrivé sur les lieux avant le policier a aussi témoigné lundi avoir vu une seule personne à bord du véhicule, soit Anthony Bélanger.  Les deux ont mentionné à la cour avoir vu Anthony Bélanger se mouvoir dans le véhicule et tenter de sortir, en vain.

Profil génétique

Du sang a entre autres été retrouvé dans la voiture sur cinq items saisis par la police, soit une bouteille de bière gisant entre les deux bancs avant,  les coussins gonflables du côté passager avant et du côté conducteur, ainsi que les appuie-têtes du côté passager avant et du côté conducteur.

Des prélèvements aléatoires de sang ont été faits sur ces items par une spécialiste en biologie judiciaire du Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale, Danielle Dansereau, afin d'en établir le profil génétique.

Selon son rapport de comparaison déposé en preuve, le profil génétique d'Anthony Bélanger a été retrouvé dans les prélèvements réalisés sur tous les items.

« La probabilité d'observer un tel profil chez une personne, prise au hasard dans la population caucasienne, est si faible qu'elle nous permet de conclure que l'ADN et le sang prélevé sur ces pièces proviennent d'Anthony Bélanger », y est-il écrit.

En contre-interrogatoire, elle a précisé qu'elle n'était cependant pas experte en projection de sang et qu'il n'était pas dans son expertise de déterminer si le sang analysé avait, par exemple, été projeté ou déposé sur les items saisis.

Le procès d'Anthony Bélanger doit se poursuivre vendredi.

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