Autre étonnante découverte de l'auteur acadien André Carl Vachon

Évangéline Richard souhaite que les jeunes s'intéressent à leur histoire familiale


Publié le 8 mars 2017

Le groupe a marché sur la ligne de crête de Parnasse, la même route prise par les Acadiens au 18e siècle.

©Crédit Photos : gracieuseté É. Richard

HISTOIRE. Après avoir éventré certains mythes sur les conditions de vie des Acadiens, notamment au Connecticut, André Carl Vachon a poursuivi sa quête qui le mène cette fois Martinique.

Faisant partie d'un groupe d'une vingtaine de personnes, Évangéline Richard et Raymond Gaudet ont pris part aux célébrations du lancement du nouveau livre d'André Carl Vachon « Une petite Cadie en Martinique ».  C'est à Morne-Rouge en Martinique, sur le site même, devenu un parc Naturel où ont vécu les Acadiens au 18e siècle, que le livre a été lancé.  Toujours à la recherche de ses ancêtres, l'auteur acadien a retracé une histoire peu connue du passage d'Acadiens en Martinique.  Les  premières familles, arrivées en 1756, sont rejointes jusqu’en 1764 par d’autres groupes, originaires de l’île Saint-Jean et du Cap-Breton.  En 1766, on dénombrait 399 Acadiens en Martinique.  Les recherches de M. Vachon lui permettent, entre autres, d'affirmer qu’en 1772 le bateau de marchandise Pitt, arrivant de la Martinique, a transporté 11 Acadiens au Québec.  Ils portaient les noms de Girouard, Gaudette, Hébert et étaient accompagnés d’une de ses ancêtres, Marie-Madeleine Martin.

Événement    

Les autorités locales du parc Naturel de Martinique ont profité de l'occasion pour dévoiler une plaque commémorative et ils ont également planté un caféier.  « Nous avons emprunté la même route d'exil que nos ancêtres raconte, Évangéline Richard, qui est toujours interpellée par le chemin de ses ancêtres.   Il reste encore beaucoup de choses à découvrir. »  L'historien du parc Naturel, Vincent Huyghes-Belrose explique que les Acadiens ont été forcés de prendre possession de ce coin de la Martinique.  « Il s'agissait d'un endroit hostile, pas encore défriché et infesté de bêtes dangereuses », déclarait-il lors dans entrevue au France-Antilles du 9 février dernier.  La grande majorité des Acadiens ont péri et très peu sont restés sur place.

Enrichissant

Avouant avoir comme livres de chevet depuis quelques années, les histoires des acadiens au fil du temps, la présidente du Festival acadien de la Nouvelle-Acadie est animée par la découverte de cette histoire.  « C'est une histoire très riche et qui touche beaucoup de personnes que l'on croit.  Moi, ce qui me passionne, ce n'est simplement le destin des gens, mais approfondir l'histoire acadienne nous apprend aussi l'histoire du monde », dit-elle.

Aller plus loin

Évangéline Richard estime que les familles devraient avoir un arbre généalogique et mieux connaître leurs ancêtres et leur histoire.  Elle croit aussi que l'on devrait intéresser les plus jeunes à découvrir, au-delà de grand-maman et grand-papa, qui sont arrivés avant eux.  « Ça suscite la curiosité.  Je ne sais pas comment procéder dans les écoles pour initier les élèves à leur histoire.  On pourrait en prendre un par classe ou par école et retracer son histoire… Il y a sûrement une façon de faire pour intéresser les jeunes », suggère Mme Richard. 

Une commération importante. En bleu, devant, l'auteur André-Carl Vachon.

©Crédit Photos : gracieuseté É. Richard

À l'aéroport en Martinique

©Crédit Photos : gracieuseté É. Richard