Michel « Justice » Dubois : un champion méconnu

Lutteur légendaire dans les années 1970 et 1980

Gilles Dubé infolanaudiere@tc.tc
Publié le 19 juillet 2011

Michel Lamarche, originaire de Saint-Lin, était de passage dans la région la semaine dernière pour visiter des membres de sa famille.  Son bon ami Walter Murphy voulait rendre un hommage à ce lutteur professionnel qui fit la pluie et le beau temps à l'époque d'Eddy « The Brain » Creatchman (son gérant).  Avant de monter dans le ring, Michel Lamarche travaille avec son père à développer le lac Chevreuil à Saint-Calixte.  Par la suite, il tente sa chance dans la métropole.  Avec son physique, il décroche un emploi comme videur dans le « clubs » sur la rue Sainte-Catherine à Montréal.  Il rencontre un lutteur et lui fait part de son désir de devenir lutteur.  Sans faire ni une ni deux, Michel Lamarche se retrouve à l'entraînement au centre Paul-Sauvé, en route vers une glorieuse carrière internationale.  Le gaillard, de 6 pieds 3 pouces et 255 livres, avait choisi comme nom de lutteur Michel « Justice » Dubois (une idée de Bob « Legs » Langevin), a longtemps troublé la carrière des Johnny Rougeau, Dino Bravo, Mad Dog Vachon, Abdullah the Butcher, the Sheik et plusieurs autres.  Identifié comme le « méchant » dans ses combats, Justice Dubois avait le don de mettre le feu aux poudres, pourtant, il était entraîné au début de sa carrière par le « bon » Édouard Carpentier.

 

Champion

Sacré champion International par équipe avec son partenaire Fidel Castillo en 1970, Justice Dubois est aussi reconnu en Europe, toujours avec Castillo, comme étant l'équipe championne en Europe.  À la même époque, il participe, aux États-Unis, à un combat avec 14 lutteurs dans le ring.   « Justice » fait aussi fureur au  Japon, où il a reçu le titre de champion de lutte.  D'ailleurs, il fait le tour du pays pour lutter à plus de 30 reprises au cours de sa carrière.   Sa renommée le conduit aussi en Corée.  L'homme fort de Saint-Lin poursuit sa carrière et, en 1977 à San Francisco, il devient Alexis Smirnoff.  Il se retire de la compétition en 1988 avant de faire un retour à la demande de Jacques Rougeau jr. lors de « l'International Wrestling  2000 » pour un combat à 6 hommes l'opposant, avec Ronnie et Jimmy Gavin, à Jacques et Raymond Rougeau ainsi qu'à Jacques Rougeau, père, alors âgé de 69 ans. 

Retour à la maison ?  

Toujours très près du milieu de la lutte, il vit présentement en Georgie avec sa famille.  Après son passage dans le ring, Michel Lamarche n'a pas chômé et il a joué, notamment, dans les films Body Slam, Bad Guys.  Il a également enregistré des commerciaux pour des concessionnaires automobiles. Né le 9 février 1947, il est en grande forme, malgré quelques problèmes de diabète. Sa sœur, chez laquelle nous l'avons rencontré, a des boîtes de souvenir de ce temps pas si lointain, ou la lutte animait les soirées et les après-midis dans plusieurs villes du Québec et d'ailleurs.  À Saint-Lin, il fut le premier président d'honneur de l'aréna. Il semble probable qu'il revienne au pays après ses années d'exil et sa carrière mondiale.