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Huit morts en moins d'un an


Publié le 18 avril 2017

L'endroit exact où est survenu l'accident des Robichaud.

SENSIBILISATION. Au moment où est survenu l'accident des Robichaud, la route 158 était ouverte depuis environ un an et déjà, il y avait eu deux autres accidents mortels dans cette même courbe. Une jeune femme était décédée en novembre 1976 et un homme en août. 

Depuis, les accidents se sont enchaînés sur cette route, faisant d'elle l'une des plus meurtrières au Québec. Depuis l'an 2000, c'est une centaine d'accidents graves, dont 36 mortels, qui sont survenus uniquement sur le segment entre Saint-Esprit et Joliette selon les données du ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports du Québec (MTQ).

« Je crois que ça prendrait des photos radars permanents pour ralentir les gens. La route est belle, mais les gens sont trop pressés et roulent trop vite. Je roule la limite de vitesse et je me fais constamment dépasser », a déclaré Jacques Robichaud.

Il a ajouté qu'il espérait de tout cœur que le souvenir de cet accident, qui lui a arraché quatre membres de sa famille, aidera à sensibiliser les gens. « Au moins, les gens vont penser à faire attention quand ils vont arriver dans cette courbe-là. »

La Sûreté du Québec envisage d'ailleurs de réaliser un projet semblable à celui effectué sur la route 116 en installant des photos des victimes de la route le long de la 158. Une annonce à ce sujet doit venir en mai.

De plus, un comité de maires travaille de concert avec le MTQ afin de rendre cette route plus sécuritaire. Les quatre problématiques majeures qui ont été ciblées sont l'intersection avec la 341 à Saint-Jacques, l'intersection avec la 343 à Saint-Paul, la sortie de Crabtree aux lumières et l'impossibilité de dépasser  de façon sécuritaire.

« L'intersection à Saint-Jacques est en train de se régler avec le carrefour giratoire et nous nous enlignons pour un pont d'étagement à Saint-Paul et pour une sortie Sud à Crabtree afin d'accéder directement au village. Finalement, ce qu'on veut c'est qu'il y ait quatre voies, mais sans que ce soit une autoroute, comme la 117. On travaille fort là-dessus et on aimerait que d'ici 12-15 ans ce soit réglé », a terminé le maire de Saint-Jacques, Pierre Lasalle.