Évangéline Richard : personnalité de l'année 2012 de l'Express Montcalm

Jean Joubert jean.joubert@tc.tc
Publié le 8 janvier 2013
Évangéline Richard, personnalité de l'année 2012 de l'Express Montcalm. 
Gilles Dubé

Certains la connaissent comme présidente de Tourisme Lanaudière, d'autres à titre de vice-présidente de la Sinfonia de Lanaudière, d'autres encore la savent propriétaire et administratrice du Club de golf Montcalm. Depuis 2011, Évangéline Richard est également présidente du conseil d'administration du Festival acadien de la Nouvelle-Acadie. C'est à ce titre que L'Express Montcalm en fait sa Personnalité de l'année 2012.

Tenu à bout de bras durant plusieurs années par une formidable équipe de bénévoles, le Festival acadien de la Nouvelle-Acadie franchit une nouvelle de développement avec l'arrivée en poste d'Évangéline Richard. Disposant de plus de temps, Mme Richard décide de s'impliquer à fond dans cette activité à laquelle elle croit fermement, d'abord et avant tout pour faire connaître l'histoire des Acadiens, l'impact de leur déportation et aujourd'hui, l'apport de ce peuple. « Je pense qu'il faut savoir d'où on vient et connaître ses racines avant d'aller plus loin », explique-t-elle. À preuve, l'invitation faite l'an dernier à la ville de L'Assomption, berceau des Acadiens dans Lanaudière, de participer au Festival l'an dernier. Son arrivée à la tête du Festival ajoute à la crédibilité de l'événement et facilite son développement.

Confiance accrue

Très consciente que l'argent est le nerf de la guerre, Mme Richard se lance dans la recherche de fonds. Gaston Gaudet, Réjean Francoeur, Annie LeMarbre et quelques autres travaillent à la réalisation d'un « souper aux homards » à la salle paroissiale à Saint-Liguori. L'activité fait salle comble. « Outre le succès financier, la réussite du souper a confirmé l'intérêt des gens pour le festival. Cela nous a aussi donné confiance pour la suite des choses », dit-elle. D'ailleurs, durant la tenue du Festival, un autre souper (souper cajun) avec des chefs de la Louisiane s'avère un autre succès.

Quatre paroisses, un seul objectif

Pour la présidente, il ne fait aucun doute que le Festival acadien de la Nouvelle-Acadie doit faire sentir sa présence sur l'ensemble du territoire « acadien lanaudois ». « C'était très important pour moi de ressembler les forces du milieu tant à Saint-Liguori, Sainte-Marie, Saint-Jacques qu'à Saint-Alexis, car c'est la base même de la Nouvelle-Acadie. Cette unité est un gage de succès à mon avis », avance Mme Richard.

Coup fumant

La présentation du documentaire de Phil Comeau « Les Acadiens du Québec » en l'église de Saint-Jacques en août dernier demeure le clou du Festival 2012. Cependant, cela n'a pas été de tout repos. Diffusé en grande première lors du Ralliement acadien du Québec à Jonquière en juillet et oublié sur les tablettes de la Société Radio-Canada depuis 2011, le film ne pouvait échapper à une présentation au Festival acadien de la Nouvelle-Acadie, « d'autant plus qu'une bonne partie du documentaire avait été tournée ici, explique Évangéline Richard. La présidente fait des appels, cogne aux portes, demande des autorisations, bref, remue ciel et terre pour obtenir la permission de présenter ce magnifique tableau de la destinée acadienne. L'ex-premier ministre Bernard Landry est aussi mis à contribution dans cette aventure en acceptant la présidence d'honneur de l'événement.

Plus grand

Même s'il est trop tôt pour connaître la programmation 2013 du Festival, (seule la date du souper bénéfice est connue : 24 mai), il n'est cependant pas trop tôt pour connaître les intentions de la présidente pour demain. « Avec l'implication de tous, notre Festival devrait devenir le plus important au Québec. Nous avons tous les éléments pour y arriver. C'est mon but », précise Évangéline Richard, qui tient à remercier du même souffle, son conseil d'administration actuel et ceux qui ont précédé. Dans ses projets, la présidente aimerait bien, en 2015 ou 2016, que le Ralliement des Acadiens du Québec se tienne ici, en Nouvelle-Acadie. Bravo, vous méritez bien cet honneur.