Un jardin passionné

Élise
Élise Brouillette
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René Brisson, en compagnie de sa conjointe Maryse Carignan, a acheté la maison de son grand-père, à Saint-Jacques, en 1984. Dès 1989, le couple a débuté l’aménagement paysager de son terrain. Aujourd’hui, près de 20 ans plus tard, le Jardin de la Passion Labri ouvre ses portes à quelques milliers de visiteurs chaque été.

René Brisson explique avoir commencé à façonner son jardin pour le plaisir et presque sans le vouloir. Au fil des années et de l’évolution du jardin, les visiteurs se sont mis à affluer et, en 1996, le couple a finalement décidé d’officiellement ouvrir au public. « Il y avait trop de monde qui venait, on n’avait plus d’intimité. C’était soit fermer ou essayer d’ouvrir le jardin. »

Pour sept dollars, les passionnés d’horticulture peuvent passer la porte du jardin, s’y promener, y lire ou même y faire de la peinture. Le Jardin de la Passion Labri reçoit aussi les groupes et les sociétés d’horticulture. « Les gens repartent avec des idées. Je suis content si quelqu’un refait un arrangement qu’il a vu. »

En plus des deux mariages qui ont été célébrés au Jardin de la Passion Labri, chaque année, plusieurs couples de mariés viennent y prendre des photos.

Le jardin s’est construit petit à petit, au cours des années et René Brisson et Maryse Carignan ont tout fait eux-mêmes. Les livres d’horticulture sont une source d’inspiration pour le couple, mais René Brisson souligne qu’un arrangement peut finir tout autrement que ce qu’il devait être au départ. « On essaye beaucoup. »

En plus du jardin, le couple Brisson-Carignan propose aux visiteurs une boutique où il est possible de trouver une centaine de variétés de semences et des articles de jardin, tels que des bancs ou des cabanes d’oiseaux, réalisés par René Brisson. « Créer, inventer, c’est ce que j’aime le plus. » À savoir quel élément est incontournable au cœur d’un jardin, René Brisson répond sans hésiter l’eau, que ce soit un bassin ou une chute. « Un jardin n’est pas fini tant que tu n’as pas ça. »

René Brisson explique ce ne sont pas les idées qui manquent dans la création d’un jardin, mais plutôt le temps. « Vivre de notre jardin, ce serait super. » S’il ne pleut pas, ce sont 130 pots de fleurs qui doivent être arrosés et René Brisson ajoute qu’il doit enlever quelque 1 000 fleurs mortes chaque matin.

Chaque coin, sentier ou plate-bande du jardin est personnalisé et le Jardin de la Passion Labri est parsemé de souvenirs, certains secteurs portent d’ailleurs les noms du grand-père de René Brisson et de ses filleuls, soit le jardin d’Ovila, le mur d’Alex et le paradis des hémérocalles de Nicolas. Plusieurs antiquités y trouvent aussi leur place et, parmi celles-ci, un vieux « juke box » qui, en échange d’une pièce, vous crachera encore un morceau.

Qu’envisage René Brisson pour l’avenir de son jardin? Sans préciser de projet à court terme, l’horticulteur mentionne toutefois, « on dit toujours qu’un jardin n’est jamais fini…». Les conseils de René Brisson pour ceux qui nourrissent maintenant le désir de créer leur propre jardin, « avoir de la patience, ne pas avoir peur et foncer ! ».

Le Jardin de la Passion Labri est ouvert du 1er juin au 15 septembre, de 10 h à 16 h. Pour information, 450-839-3872.

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