Même durant la période des Fêtes, Roger Gaudet a eu à répondre à ses commettants sur la possibilité de retourner en élections en 2009. « Peu importe l’endroit où j’allais, les gens me posaient cette question. J’expliquais que le gouvernement Harper n’avait rien pour le Québec dans son budget. Les gens comprennent, mais j’admets qu’ils ne veulent pas encore aller en élections. De plus, contrairement à tous les autres pays du monde qui investissent pour lutter contre la crise financière, M. Harper, lui, coupe dans des programmes et des projets », dit M. Gaudet. Il ajoute : « C’est évident que si le budget de janvier ne comporte aucune mesure intéressante pour le Québec, nous allons voter contre ». M. Gaudet a rappelé que trois choix s’offraient au Bloc en décembre dernier : appuyer les conservateurs qui n’offraient rien au Québec ; renverser le gouvernement et aller en élections ou appuyer la coalition NPD-Libéral durant 19 mois et obtenir des gains très substantiels pour le Québec.
Gouvernement de coalitionMalgré l’arrivée de Michael Ignatieff à la barre des libéraux, - le nouveau chef n’est pas très chaud à une coalition soutenue en coulisse par le Bloc - le député de Montcalm est convaincu qu’un gouvernement de coalition serait la meilleure chose qui puisse arriver au Québec. « Avec les conditions que le Bloc a exigées pour soutenir la coalition, c’est indéniable qu’un gouvernement semblable serait très profitable pour le Québec », avance Roger Gaudet. Quant à la stratégie du Bloc pour ce retour en Chambre, M. Gaudet a été franc en répondant qu’il en saurait davantage sur la position de son parti lors d’une rencontre à Montréal, les 20 et 21 janvier prochains.
RécessionQuestionné à savoir si la crise financière avait touché son comté jusqu’à maintenant, Roger Gaudet était heureux de constater que ce n’était pas le cas et que les travailleurs étaient épargnés.




