«Nous demandons une audience avec la ministre et le fonctionnaire responsable de ce dossier et nous souhaitons qu’aucun certificat d’autorisation ne soit émis avant que cette rencontre ait eu lieu», a soutenu Louis-Charles Thouin, membre du Comité environnement de Saint-Calixte.
Il affirme que les manifestants ont été bien accueillis par le directeur du bureau de comté de Mme Beauchamp, Gilles Deguire. Il s’attend à avoir des nouvelles dans les prochains jours.
Cette idée d’organiser une manifestation en sol montréalais est née dimanche dernier. Le Comité environnement avait convié la population à une rencontre d’informations sur le projet de carrière. Plus de 350 citoyens avaient alors répondu à l’invitation et s’étaient rendus à la salle communautaire.
«Nous avons proposé cela aux gens et nous avons été agréablement surpris de voir que tout s’est organisé aussi rapidement», a souligné M. Thouin.
Depuis la fin de semaine dernière, le téléphone ne cesse de sonner et de nombreux courriels ont été envoyés au comité. Tous sont d’accord: personne ne veut du projet de Ciment Québec.
«Ça a fait boule de neige. C’est même devenu une avalanche», a lancé Louis-Charles Thouin.
Il dénonce l’impossibilité de recevoir des informations sur ce projet. Ciment Québec aurait exigé de recevoir les questions du comité par écrit avant d’accepter d’organiser une rencontre. Une condition jugée inacceptable.
«Nous nous interrogeons sur leur réelle volonté de collaborer avec le milieu. Le principal problème est que tout est tenu sous silence», a-t-il soutenu.
Pour que soient entendues leurs revendications, les citoyens entendent manifester leur désaccord par rapport au projet de carrière, tous les matins, devant l’hôtel de ville de Saint-Calixte.
«On a besoin du maire et des conseillers», a fait valoir M. Thouin, en soulignant l’absence des élus lors de la manifestation de mardi. Quant à la rencontre de dimanche, seuls les conseillers municipaux Clément Charest et Rollande Leclerc y ont assisté.
Les arguments évoqués par les citoyens sont principalement liés à l’impact du transport lourd sur la sécurité et le bien-être des gens, le réseau routier calixtien et l’environnement. Les gens croient également que la mise en place d’une carrière dans le rang 8 aura comme effet d’accélérer la dépréciation des terrains du secteur. «Nous sommes à 100 % contre le projet avec les informations dont nous disposons actuellement. C’est pour cette raison que nous demandons à Ciment Québec de venir nous présenter et nous expliquer ce qu’elle veut faire», a soutenu Louis-Charles Thouin. <@CP>Photo Gracieuseté <@CP>Photo Gracieuseté <@CP>Photo Gracieuseté <@CP>Photo Gracieuseté
