Environ 200 personnes, moins de gens que prévu, ont pris part dimanche, au centre Guy St-Onge, à la rencontre d’information proposée par le Comité Environnement Saint-Calixte afin de faire le point dans le dossier de Ciment-Québec. D’entrée de jeu le président du comité, Louis-Charles Thouin a fait un rappel du pourquoi de la formation du comité avant de passer la parole à Me Marc Michaud, qui a suivi les hauts et les bas de ce dossier. En plus d’actualiser le dossier, le comité voulait également raviver la flamme de la mobilisation. « Pourquoi une réunion ? Pour faire taire les rumeurs. Avec les informations que vous avez, c’est à vous à donner l’heure juste et à conserver l’esprit de solidarité dans ce dossier. Il ne faut pas se démobiliser », a dit Me Michaud. Pour garder l’espoir, Marc Michaud a ensuite parlé d’une cause dans la région de Québec impliquant des citoyens et Ciment St-Laurent où, la Cour suprême a tranché en faveur des citoyens, et ce, même si l’entreprise était tout à fait conforme aux règlements en vigueur. « Les citoyens ont été déboutés devant tous les autres tribunaux avant que la Cour suprême leur donne raison. Tout ça à cause de la pression citoyenne », rappelle M. Michaud.
Aucun moyenSelon nos informations, Saint-Calixte n’a aucun moyen de bloquer le projet. « C’est là que c’est inquiétant pour nous. Ne connaissant pas les intentions de l’entreprise, il est impossible de savoir si le projet contrevient à des dispositions de la municipalité. Je me pose de sérieuses questions sur les intentions de Ciment-Québec. L’entreprise se fait polie lors de nos demandes, mais elle nous envoie paître. Ce n’est pas normal qu’une entreprise dépense autant d’argent pour cacher ses intentions », souligne Me Michaud. Notons que le maire Martin St-Pierre est intervenu à quelques reprises pour compléter l’information. En fait, toute cette saga humaine et judiciaire repose sur l’obtention des informations sur le projet de Ciment-Québec dans son intégralité.
QuestionsLors de la période de questions, certains citoyens ont soulevé diverses hypothèses pour tuer le projet dans l’œuf, comme l’adoption d’un règlement municipal pour bloquer ce projet ; ou encore que Saint-Calixte achète ce terrain, etc. Malheureusement pour l’assemblée, chaque nouvelle proposition était irréalisable. En conclusion, le comité suggère aux citoyens de rester aux aguets et à ne pas baisser les bras. Une feuille résumant l’historique du dossier a été remise à chaque participant.
