D’entrée de jeu, la présidente Mireille Dubreuil a fait un résumé des deux dernières années du parti dans Rousseau. La réélection de François Legault en décembre 2008 avec la plus grande majorité obtenue par le Parti québécois au Québec, l’annonce de sa démission le 25 juin 2009, la présentation de M. Marceau et la dernière élection qui a démontré un appui tout aussi important au nouveau représentant dans Rousseau.
L’Alberta et les pétrodollars nuisent au QuébecÉconomiste renommé, M. Marceau a une vision large de l’économie et déplore que plusieurs utilisent le système de la péréquation pour dire que le Québec est pauvre. « Il ne faut pas oublier que 80 milliards de dollars ont été investis par le gouvernement fédéral pour l’implantation de l’industrie pétrolière en Alberta, encore 250 millions ont été donnés l’an dernier pour diminuer les impacts de ce sale pétrole sur l’environnement. », indique Nicolas Marceau. M. Marceau a aussi expliqué les effets de ce pétrole qui encouragent la volatilité du dollar canadien et nuisent grandement aux entreprises exportatrices et agroalimentaires, particulièrement au Québec. « Bref, plus l’Alberta s’enrichit, plus le Québec s’appauvrit. Plus de 63 000 emplois ont été perdus, notamment au niveau du secteur manufacturier, à cause du dollar qui est gonflé par le pétrole albertain.», a soutenu le député de Rousseau.
Taux d’inflation irréaliste pour les aînésM. Marceau a aussi dénoncé la méthode de calcul pour le Régime des rentes. « L’augmentation des prestations est basée sur le taux de l’inflation calculé sur environ 300 produits utilisés par la famille moyenne, ce qui ne reflète pas les besoins de nos aînés. Un bel exemple est la facture d’Hydro-Québec qui ne cesse d’augmenter et qui prend une grande part des revenus de nos aînés. Encontre partie, ils ne profitent que rarement des produits qui subissent peu d’augmentation. », déplore M. Marceau
Les pertes d’emplois en raffinage, une décision du fédéralNicolas Marceau blâme aussi les politiques du gouvernement fédéral pour des pertes d’emploi. « Les priorités du gouvernement fédéral vont trop souvent à l’encontre du développement de la richesse au Québec. », souligne M. Marceau. Les pertes d’emplois à l’usine Shell de Montréal-Est en sont un exemple. L’élaboration de la ligne Borden qui empêchait la vente de produits pétroliers à l’ouest de la rivière Outaouais a incité la construction d’un pipeline entre Montréal et Sarnia. Aujourd’hui, l’est de Montréal a pratiquement perdu tous les emplois reliés au raffinage au profit de Sarnia, en Ontario, malgré l’élimination de la ligne Borden en 1973.