Par la suite, la directrice générale adjointe Sylvie Anctil, a dévoilé des statistiques bouleversantes sur l’état de la diplomation. Depuis 1996, le nombre de garçons qui obtiennent leur diplôme d’études secondaires dans un délai de 7 ans ne cesse de chuter et, depuis 1999, les filles se dirigent elles aussi vers des diminutions année après année. La CS des Samares désire augmenter ses outils de suivi afin de pouvoir réagir plus promptement afin d’assurer la réussite à un nombre plus important d’élèves. Les statistiques des deux dernières années ne sont toujours pas disponibles de la part du ministère de l’Éducation. Est-ce que les résultats sont si catastrophiques que le ministère n’ose les dévoiler ?
ProblèmesSelon Mme Anctil, une part très importante de la problématique dans Montcalm serait le faible niveau d’éducation de la population. Mais en analysant les chiffres de Statistiques Canada, il en est autrement. Il est vrai de dire que le nombre de personnes n’ayant pas réussi leur premier diplôme a augmenté de 7,6 %, par contre au niveau du secondaire, le taux de diplômés a augmenté de 44,2 % à l’école des métiers, une augmentation phénoménale de 189,9 %... On note aussi une augmentation de 34,5 % au niveau du collégial et de 42,5 % au niveau universitaire. Bref, en 1996, près d’une personne sur deux n’avait pas obtenu de diplôme comparativement à 1 personne sur 3, dix ans plus tard.
Peu de résultatsDurant cette rencontre, chaque direction d’école de Montcalm a fait valoir ses efforts et présenté les actions qui sont entrepris afin d’accompagner les élèves vers la réussite. Très difficile de comprendre pourquoi malgré des efforts soutenus, les résultats tardent à venir. Plusieurs directions d’école ont mentionné le manque d’implication des parents dans la réussite scolaire de leurs enfants. Une rencontre avec des enseignants et des directions d’école, afin d’identifier la récurrence du problème après tant d’années, démontre que la charge de travail a complètement changé pour les directeurs des écoles au cours des dernières années. Avant, le poste de directeur était assumé par des enseignants expérimentés, mais le travail de direction est maintenant beaucoup plus bureautique qu’académique. Selon des enseignants, les directions ont trop souvent peu d’expérience sur le terrain. Quelques années en enseignement et un cours spécialisé ouvrent les portes des bureaux de direction.