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Non à une histoire du Québec diluée

Non à une histoire du Québec diluée

Non à une histoire du Québec diluée

Louis Pelletier
Publié le 5 Février 2010
Publié le 17 Mai 2010
Louis Pelletier

Coalition majeure

«Ma petite-fille, Florence, vient d'entreprendre son secondaire. Je tiens à ce qu'elle sache d'où elle vient, comme Québécoise, avant de savoir où elle va.»

Sujets :
Coalition pour l'histoire , Société nationale , Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal , Québec , Champlain , Iberville

C'est ce qu'a fait valoir, avec une émotion bien perceptible, Jean-Pierre Sansregret. Le Paulois bien connu a enseigné l'histoire au secondaire pendant 34 ans. «Notre histoire, reconnaît-il, a été par moments divinisée avec des héros tels Champlain et Iberville. Mais depuis, au niveau pédagogique, à force d'être dans le vent, on oublie que derrière chaque événement, il y a des causes et des conséquences.»

Jean-Pierre Sansregret a rallié mercredi la Coalition pour l'histoire. Celle-ci dénonce la quasi absence de cours sur l'histoire du Québec ou la société québécoise. «Ceux qui ont bâti ce pays, a déclaré le président de la Société nationale des Québécois de Lanaudière, Yvon Blanchet, méritent d'être connus.» Le retraité de l'enseignement croit que, sans une réforme majeure, nous risquons de donner raison à Lord Durham en devenant un peuple sans histoire.

D'enchaîner le président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, Mario Beaulieu, ce n'est pas la première fois que le programme d'histoire est dénoncé. «Les élèves du primaire devaient être sensibilisés sur nos origines trois heures par semaine dès la troisième année. C'est plutôt une heure par semaine pour un cours d'histoire du Canada. N'oublions pas que la langue, l'histoire et la culture sont les piliers de l'identité nationale.»

En 1995, 25 cégeps offraient un cours d'histoire du Québec. Il n'y en a plus maintenant que dans 11 collèges, dont Joliette. «Des milliers de cégépiens n'ont plus de cours d'histoire. Cette situation va se répercuter au niveau des universités», a déploré le directeur de l'Association des professeurs d'histoire des cégeps, Gilles Laporte.

Le Mouvement national des Québécois appuie sans réserve la coalition. «Notre identité et notre histoire sont intimement liées. Je crois qu'on peut faire bouger les choses», a confié sa présidente, Chantale Trottier.

Une pétition pour la promotion de l'enseignement de l'histoire au Québec circule présentement. On réclame notamment que les finissants du niveau collégial puissent reconnaître les fondements historiques du Québec contemporain. Plus de 2 000 personnes ont déjà signé le document qu'on peut obtenir au www.coalitionhistoire.org

Des exemplaires ont été distribués à la SNQL, 414 Beaudry Nord à Joliette, et dans plusieurs bibliothèques.

Commentaires

  • Nom de l\'usager
    Claude Jean
    - 28 Juillet 2010 à 16:23:27

    Vidéos commémorant le 250ème anniversaire de la bataille de Ste-Foy 28 avril 1760 En espérant que cette vidéo saura vous inspirez pour commémorer la Victoire Française de Ste-Foy le 28 avril 2010. La chanson est "Auprès de ma blonde", interprétée par André Bauge sur l'album l'inoubliable vol.2, est en fait une marche militaire qui a également été chantée en Nouvelle-France par les soldats du Roy. Pour en faire le visionnement consulter les liens et n'hésitez à les diffuser. http://www.youtube.com/watch?v=ez25KJKUfQ8 http://www.youtube.com/watch?v=ez25KJKUfQ8 Honneur à nos Héros! Soldat Sanspareil 2ème bataillon du régiment de la Sarre Vive le Roy! http://www.regimentdelasarre.ca http://www.tagtele.com/videos/voir/46581 http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-rapatriement-des-armoiries-royales-de-france.qc François Mitterrand Un peuple qui n'enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité

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    Claude Jean
    - 25 Juillet 2010 à 20:55:41

    En espérant que le Québec s'intéresse un peu plus à ceux qui ont donné leur vie pour leur Patrie! Cimetière de l'Hôpital Général de Québec Le cimetière de l'Hôpital Général de Québec. Plus de 1000 soldats français de plusieurs régiments sont enterrés dans ce cimetière et les ossements du Marquis Louis-Joseph de Montclam sont dans ce cimetière. Pour en savoir un peu plus consulter cet excellent reportage au lien suivant: http://www.youtube.com/watch?v=lI_e-JevJhM Soldat Sanspareil 2ème bataillon du régiment de la Sarre Vive le Roy! http://www.regimentdelasarre.ca http://www.tagtele.com/videos/voir/46581 http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-rapatriement-des-armoiries-royales-de-france.qc François Mitterrand Un peuple qui n'enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité

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    Claude Jean
    - 24 Juillet 2010 à 16:30:43

    Le cimetière de l'Hôpital et les chevaliers de St-Louis Le site de l'Hôpital général compte aussi trois cimetières anciens. L'un d'eux a été établi en 1728 pour les « pauvres » et il est devenu officiellement le Cimetière de l'Hôpital général de Québec depuis 2001, seul cimetière de la guerre de Sept Ans au monde. Il regroupe les dépouilles de 1 058 soldats français, anglais, canadiens et amérindiens morts pendant toute la guerre de Sept Ans (1753-1760), ainsi qu'au champ d'honneur des plaines d'Abraham en 1759. Un grand nombre de ces soldats ont d'abord été soignés par les religieuses et leurs noms sont consignés dans les archives de l'Hôpital général. En 2001, les restes du général Montcalm, que conservaient jusqu'à ce jour les ursulines de Québec, y ont été déposés dans un mausolée à son nom. Le général rejoignait ainsi 17 de ses pairs. Notons que le cimetière renferme la plus importante concentration connue de militaires faits chevaliers de Saint-Louis, la plus haute distinction française de l'Ancien Régime http://www.ameriquefrancaise.org/fr/article-213/Monast%C3%A8re_des_augustines_de_Qu%C3%A9bec.html Soldat Sanspareil 2ème bataillon du régiment de la Sarre Vive le Roy! http://www.regimentdelasarre.ca http://www.tagtele.com/videos/voir/46581 http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-rapatriement-des-armoiries-royales-de-france.qc François Mitterrand Un peuple qui n'enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité

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    Claude Jean
    - 23 Juillet 2010 à 11:38:07

    Cimetière de l’Hôpital Général de Québec Le cimetière de l’Hôpital Général de Québec. Plus de 1000 soldats français de plusieurs régiments sont enterrés dans ce cimetière et les ossements du Marquis Louis-Joseph de Montclam sont dans ce cimetière. Pour en savoir un peu plus consulter cet excellent reportage au lien suivant: http://www.youtube.com/watch?v=lI_e-JevJhM Honneurs à nos ancêtres! Inventaire des lieux de mémoire de la Nouvelle-France Cimetière de l’Hôpital général de Québec Pour en savoir un peu plus consulter le lien suivant: http://inventairenf.cieq.ulaval.ca:8080/inventaire/oneLieu.do;jsessionid=8735B57BB1C79B55A338E937F7421992?refLieu=1416&returnForward=%2FoneTypeProtection.do%3FrefTypeProtection%3D16 CHRONOLOGIE Année début Année fin Historique 1710 Ouverture du cimetière bientôt nommé “cimetière des Pauvres”. Malheureusement, les registres de cette période ont disparu. 1717 Un édifice appelé “les loges” est construit sur le terrain de l’Hôpital général. Il est composé de quatre loges voûtées et sert à recevoir les femmes aliénées. 1721 L’Hôpital général et les terres qui lui sont rattachées sont érigés en cure et deviennent la paroisse de Notre-Dame des Anges. 1728 Le cimetière de la nouvelle paroisse de Notre-Dame-des-Anges reçoit sa première inhumation officielle le 4 février. Le cimetière est composé à l’époque de la partie centrale actuelle, où se trouvent le charnier et le calvaire. Les loges en démarquent l’extrémité nord. (Source: Trépanier, Paul, 2002) (Roy, Alain,1999)(Bronze, Jean-Yves, 2001b) 1756 1763 Pendant la Guerre de Sept Ans, plus d’un millier de militaires français et britanniques sont inhumés dans le cimetière de l’Hôpital général. 1759 Suite à la bataille des Plaines d’Abraham le 13 septembre, l’hôpital reçoit de nombreux soldats. Puisqu’ils ne sont pas catholiques, les soldats anglais trépassés sont enterrés dans des fosses communes dans un champ au nord-est du cimetière, près des loges. 1760 De nouvelles fosses communes sont faites à l’est du cimetière pour enterrer les soldats anglais qui décèdent suite à la bataille de Sainte-Foy le 28 avril. 1802 Un nouveau bâtiment en pierre, plus grand, remplace les anciennes loges. 1828 Suite à un changement dans les pratiques funéraires, les premières stèles funéraires durables apparaissent dans le cimetière. (Source: Roy, Alain, 1999) 1840 Les rues des Commissaires Est et Saint-Anselme sont ouvertes. Le cimetière est alors bordé à l’est et au sud par un mur de pierre qui donne sur ces deux rues. 1857 Le bâtiment des loges, qui sert d’entrepôt de bois de chauffage depuis 1845, est démoli. Un nouveau hangar à bois est construit à cet endroit. 1938 Le cimetière est agrandi vers le nord, à l’endroit où se trouvaient “les loges”. Le hangar en bois de 1857 est démoli et la bande de terrain ainsi libérée est incorporée au cimetière, qui inclut dorénavant une partie des fosses communes de soldats anglais. 1941 Des travaux de construction d’un égoût par la Ville de Québec révèlent une partie de ces fosses communes. On croit que l’autre partie est située à l’extérieur du cimetière actuel, sous la rue Saint-Anselme. (Source: Samson, Denis, 2000) 1943 1946 La Ville de Québec poursuit des négociations avec la communauté des Augustines en vue d’élargir la rue Saint-Anselme. Ces négociations mènent à l’aquisition par la ville d’une bande de terrain de 18 pieds, ce qui nécessite le transfert de dépouilles parmi les plus anciennes du cimetière. (Source: Roy, Alain, 1999) 1944 Dans un article paru dans le Bulletin des recherches historiques au mois d’octobre, l’historien et archiviste Pierre-Georges Roy qualifie pour la première fois le cimetière de cimetière “des héros”. (Source: Bronze, Jean-Yves, 2001b) 1956 Le cimetière est agrandi vers le sud sur une bande de 50 pieds de large au dépens de la rue des Commissaires. Construction du charnier. Après 1960 Les inhumations deviennent plus rares dans le cimetière, suite à l’enterrement de plus en plus de “pauvres” au cimetière Saint-Charles. 1981 Fermeture définitive du cimetière. (Source: Cloutier,Céline, 2001) 2001 Le cimetière est dorénavant dénommé cimetière de l’Hôpital général de Québec. (Source: Trépanier, Paul, 2002). Restauration du cimetière et inauguration du Mémorial de la Guerre de Sept Ans. Transfert le 11 octobre des restes du marquis de Montcalm au nouveau monument funéraire qui lui est dédié, dans le cimetière de l’Hôpital général. Le cimetière des héros Pour en savoir plus consulter le lien suivant pages 152 à 168 http://www.ourroots.ca/e/page.aspx?id=692987 Honneurs à nos héros! Soldat Sanspareil 2ème bataillon du régiment de la Sarre Vive le Roy! http://www.regimentdelasarre.ca http://www.tagtele.com/videos/voir/46581 http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-rapatriement-des-armoiries-royales-de-france.qc François Mitterrand Un peuple qui n’enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité

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  • Nom de l\'usager
    Claude Jean
    - 20 Juillet 2010 à 13:41:05

    Le cimetière des héros Pour en savoir plus consulter le lien suivant pages 152 à 168 http://www.ourroots.ca/e/page.aspx?id=692987 Soldat Sanspareil 2ème bataillon du régiment de la Sarre Vive le Roy! http://www.regimentdelasarre.ca http://www.tagtele.com/videos/voir/46581 http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-rapatriement-des-armoiries-royales-de-france.qc François Mitterrand Un peuple qui n'enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité

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    Claude Jean
    - 12 Juillet 2010 à 11:19:29

    L’implantation de la Saint-Jean-Baptiste en Nouvelle-France La première mention de célébrations de la Saint-Jean-Baptiste en Amérique du Nord remonte à 1606, alors que des colons en route vers la future Acadie s’arrêtèrent sur les côtes de Terre-Neuve, le 23 juin (Cf. Jean Provencher, 1982, p. 195-196). Le point du jour venu, qui était la veille de la saint Jean-Baptiste, à bon jour bonne oeuvre, ayans mis les voiles vas, nous passames la journée à la pêcherie des Morües avec mille rejouissances & contentemens, à cause des viandes freches que nous eumes tant qu’il nous pleut (…) Sur le soir nous appereillames pour notre route poursuivre, après avoir fait bourdonner noz canons tant à cause de la fête de sainct Jean, que pour l’amour du Sieur Poutrincourt qui porte le nom de ce sainct. La seconde mention qu’on retrouve de la fête remonte à 1636, le jésuite Louis Lejeune décrivant, dans ses Relations, la célébration de la Saint-Jean-Baptiste à Québec, à la requête du gouverneur Montmagny. Il est d’ailleurs intéressant de noter que dès cette époque – les récits ultérieurs le confirment – l’espace de la Saint-Jean-Baptiste est occupé tant par des représentants de l’Église que du pouvoir civil. Ainsi, dans le récit que Le Journal des Jésuites fait de la Saint-Jean de 1650, le représentant de l’Église bénit le bûcher alors que le gouverneur l’allume. D’autres récits indiquent toutefois que c’est le curé qui, d’ordinaire, allumait le bûcher après l’avoir bénit, alors que la milice tirait des coups de feux en guise de célébrations. Le soir de la Saint-Jean-Baptiste, tous les villages allumaient un feux de joie, illuminant les rives du Saint-Laurent et marquant par là le lien unissant les habitants de la colonie. Outre le bûcher, la Saint-Jean était également caractérisée par différentes coutumes, certaines importées d’Europe, alors que d’autres se développèrent sur place, adaptant certains éléments de la mythologie de la fête aux caractéristiques du pays et créant de la sorte de véritables coutumes originales. Parmi ces coutumes, notons d’abord la cueillette des herbes de la Saint-Jean qui, un peu comme l’eau de Pâques, nécessitaient d’être cueillies avant le lever du jour et étaient censées posséder des vertus thérapeutiques. Plus frappante encore était la coutume des bains de la Saint-Jean, en lien direct avec l’histoire biblique du saint. En effet, rappelons que Jean mena un grand mouvement de conversion, antérieur au ministère de Jésus, et qui se caractérisait par le baptême par immersion dans le Jourdain. Or, à l’époque de la Nouvelle-France, il était considéré néfaste de se baigner dans un cours d’eau, particulièrement le fleuve Saint-Laurent, avant le 24 juin. À cette date, les eaux prenaient alors une valeur curative et surtout protectrice des maladies. Le fleuve Saint-Laurent était alors la destination de prédilection des baigneurs qui y amenaient même leur bétail afin de les protéger contre les maladies. Notons également la coutume du pain bénit, soit un pain confectionné le jour de la Saint-Jean, bénit par le curé et distribué aux membres de la communauté, qui était censé posséder des vertus médicinales, notamment la protection contre l’épilepsie, aussi appelée « mal de Saint-Jean ». D’abord distribué par le seigneur, le pain bénit fut ensuite intégré à la messe de la Saint-Jean-Baptiste. Cette coutume fut cependant découragée par le cardinal Taschereau autour de 1870, puisqu’elle donnait lieu à de véritables concours de gâteaux ornementés, pour réapparaître cependant à la fin des années 1970 lors de la messe de la Saint-Jean-Baptiste, à Montréal. Si un trait doit ressortir de la Saint-Jean-Baptiste telle qu’elle se fête à cette époque en Nouvelle-France et aux lendemains de la Conquête, c’est qu’il s’agit d’une tradition dont le côté populaire est fort important, sinon prépondérant, sans pour autant que le clergé ne soit absent du portrait. De fait, la fête apparaît riche de coutumes populaires qui, malgré la présence du clergé, n’en gardaient pas moins un certain fond magique qu’on observe au travers des rites de protection contre la maladie (herbes, pain bénit, bains), même intégrés à la cosmogonie chrétienne. Par ailleurs, il importe de noter que saint Jean-Baptiste ne bénéficiait pas, à l’époque, d’une dévotion très importante, le saint patron de la colonie étant, de puis 1624 et sous l’impulsion des Récollet, saint Joseph, dont la fête tombait le 19 mars. Il faudra attendre en 1834 pour que Ludger Duvernay et un certain nombre de sympathisants patriote décrètent saint Jean-Baptiste saint patron de la nation canadienne et fassent de sa fête la fête nationale. Télécharger cet article en format PDF Bibliographie sélective Thérès Beaudoin, L’été dans la culture québécoise: XVIIIe-XIXe siècles, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1987. Donald Luc Boisvert, Religion and nationalism in Quebec : the Saint-Jean-Baptiste celebrations in sociological perspective, thèse de doctorat, Université d’Ottawa, Ottawa, 1992. Jean Provencher, C’était l’été: la vie rurale traditionnelle dans la vallée du Saint-Laurent, Montréal, Boréal Express, 1982. Soldat Sanspareil 2ème bataillon du régiment de la Sarre Vive le Roy! http://www.regimentdelasarre.ca http://www.tagtele.com/videos/voir/46581 http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-rapatriement-des-armoiries-royales-de-france.qc François Mitterrand Un peuple qui n'enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité.

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  • Nom de l\'usager
    Claude Jean
    - 12 Juillet 2010 à 11:19:29

    La Nouvelle-France (1534-1760) L'implantation du français au Canada et la contribution des militaires - Le français du roy Le français était la langue de l'administration royale, celle des fonctionnaires, des officiers, des milices et de l'armée. Chaque année, en janvier, le gouverneur général et toute sa cour, de même que l'intendant, quittaient Québec pour Montréal (en passant par la rive nord, avec des relais à Neuville, Trois-Rivières et Berthier) et y séjournaient deux ou trois mois, amenant avec eux les bagages du personnel, les archives, les vêtements, la vaisselle et les abondantes provisions de bouche. Montréal devenait ainsi une capitale provisoire. C'est ainsi que le français du roy était répandu et entendu dans presque toute la vallée du Saint-Laurent. Tous les documents administratifs étaient rédigés en français et les ordres étaient donnés en «français du roy» aux soldats, dont un bon nombre de mercenaires (allemands et suisses). C'était également la langue du clergé, premier ordre social de la colonie: les ecclésiastiques, hommes ou femmes, ne s'exprimaient qu'en français, à l'exception des missionnaires, qui évangélisaient les Amérindiens dans leur langue. Tous les marchands, commerçants et entrepreneurs français ne parlaient généralement que le français de France. Dans les écoles, on enseignait la religion, les mathématiques, l'histoire, les sciences naturelles et le français, lequel, rappelons-le, n'était pas encore enseigné en France aux «petites gens». Cet enseignement primaire ouvert à tous les habitants, même dans les campagnes, constituait une première pour l'époque et a certes joué un rôle non négligeable dans le processus de francisation, surtout dans le développement de la norme parisienne. On doit souligner aussi que l'arrivée des militaires au Canada fut certainement l'une des causes ayant favorisé le plus la francisation du pays. Lorsque le régiment de Carignan-Salières débarqua à Québec à l'été de 1665, la colonie ne comptait que quelque 3200 habitants. Or, la venue subite de 1200 soldats et d'environ 80 officiers ne put qu'avoir un impact considérable sur le développement de la colonie, notamment en matière linguistique, car les communications dans l'armée royale se déroulaient exclusivement en français. Une fois la guerre finie avec les Iroquois en 1667, on estime que 30 officiers, 12 sergents et 404 soldats se prévalurent de l'offre du roi et se sont établis au Canada; plusieurs épousèrent des filles du roy. Entre 1683 et 1760, quelque 10 000 soldats et officiers des troupes de la Marine furent envoyés au Canada. Plus de la moitié des militaires sont retournés en France, mais les autres se sont établis au Canada. Il convient d'ajouter aussi les immigrants de passage tels les artisans, les négociants, les marchands, ceux qui exerçaient des métiers spécialisés et les «manouvriers» (des «hommes à tout faire») en forte demande au Canada. Avec les militaires, tous ces immigrants n'étaient au Canada que de passage. Eux aussi sont certainement responsables en partie de l'uniformisation linguistique dans ce pays. Pour en savoir plus: http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/francophonie/HISTfrQ Soldat Sanspareil 2ème bataillon du régiment de la Sarre Vive le Roy! http://www.regimentdelasarre.ca http://www.tagtele.com/videos/voir/46581 http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-r François Mitterrand Un peuple qui n'enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité

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    Claude Jean
    - 12 Juillet 2010 à 11:19:29

    A la Claire Fontaine Une des plus célèbres chansons de France . La version ci dessous daterait du 17e siècle et serait originaire de Normandie, probablement avec un autre air (il existe plusieur variantes y compris dans les paroles et le refrain) . Elle nous serait revenue ensuite sous cette forme via le Canada ou elle serait arrviée avec les colons du 17e siècle ou avec les soldats de Montcalm au milieu du 18e siècle (d'ou l'illustration) . Difficile à dire avec précision . En tous cas , la Claire fontaine servit de chansons de marche ou de bivouacs aux soldats français sur le nouveau continent puis d'hymne aux patriotes Franco-Canadiens lors de la révolte de 1837 contre les anglais et devint pratiquement le premier hymne national de la Nouvelle france. La chanson se chante en version féminine ou masculine en changeant quelques mots . interprétation : Quator Alouette (Québec) À la claire fontaine Men allant promener Jai trouvé leau si belle Que je my suis baigné Il y a longtemps que je taime, Jamais je ne toublierai. Sous les feuilles dun chêne, Je me suis fait sécher. Sur la plus haute branche, Un rossignol chantait. Il y a longtemps que je taime, Jamais je ne toublierai. Chante, rossignol, chante, Toi qui as le cœur gai. Tu as le cœur à rire... Moi je lai à pleurer. Il y a longtemps que je taime, Jamais je ne toublierai. J'ai perdu ma maîtresse Sans l'avoir mérité. Pour un bouton de roses Que je lui refusai, Il y a longtemps que je taime, Jamais je ne toublierai Je voudrais que la rose Fût encore au rosier, Et que ma douce maîtresse (et moi et ma maitresse) Fût encore à m'aimer (dans les mêmes amitiés) Il y a longtemps que je taime, Jamais je ne toublierai http://www.youtube.com/watch?v=Tiky5JvFb_E Soldat Sanspareil 2ème bataillon du régiment de la Sarre Vive le Roy! http://www.regimentdelasarre.ca http://www.tagtele.com/videos/voir/46581 http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-rapatriement-des-armoiries-royales-de-france.qc François Mitterrand Un peuple qui n'enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité

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  • Nom de l\'usager
    Claude Jean
    - 12 Juillet 2010 à 11:19:28

    L’armée française à Lachenaie A-t-on construit à Lachenaie des bâtiments pour les militaires? Nous n’en avons aucun indice. Quoiqu’il en soit, une compagnie du régiment Carignan Salière est cantonnée à Lachenaie, du moins assurément de la fin de l’année1689 à l’année 1701. D’ailleurs, ces soldats gardent le fort nuit et jour afin d’avertir les habitants ou pour demander du secours au besoin. La fin du régime français se déroule dans le climat difficile de la guerre de sept ans. Dès 1756, les autorités militaires dépêchent à Lachenaie, un détachement militaire du régiment de La Sarre. Ce détachement est accompagné l’année suivante, du régiment de Berry dont les opérations s’effectuent entre Terrebonne et Berthier. Voyant l’arrivée à Montréal de la puissante armée britannique, forte de 18 000 hommes, le gouverneur de Vaudreuil capitule le 8 septembre 1760. Il n’y a donc pas de batailles dans la paroisse, mais de nombreux mariages sont célébrés entre soldats et femmes de la région. Ibid. VAUGEOIS, Denis et Jacques LACOURCIÈRE, Québec-Canada, synthèse historique, 2000, p. 178. Soldat Sanspareil 2ème bataillon du régiment de la Sarre Vive le Roy! http://www.regimentdelasarre.ca http://www.tagtele.com/videos/voir/46581 http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-r François Mitterrand Un peuple qui n’enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité.

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    Claude Jean
    - 12 Juillet 2010 à 11:19:28

    Définition de la culture selon l'UNESCO En sociologie, la culture est définie comme "ce qui est commun à un groupe d'individus et comme ce qui le "soude". Ainsi, pour une institution internationale comme l'UNESCO : « Dans son sens le plus large, la culture peut aujourd'hui être considérée comme l'ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l'être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances. »[1] Ce "réservoir commun" évolue dans le temps par et dans les formes des échanges. Il se constitue en manières distinctes d'être, de penser, d'agir et de communiquer. Soldat Sanspareil 2ème bataillon du régiment de la Sarre Vive le Roy! http://www.regimentdelasarre.ca http://www.tagtele.com/videos/voir/46581 http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-r François Mitterrand Un peuple qui n'enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité.

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    Claude Jean
    - 12 Juillet 2010 à 11:19:27

    LE DRAPEAU DE CARILLON Luc Bouvier, professeur au Collège de l'Outaouais (Tous droits réservés) II LE DRAPEAU DE CARILLON II.1 Introduction Pendant que les francophones de l'Amérique du Nord arborent le tricolore français comme signe de leur spécificité, une bannière, appelée le drapeau de Carillon, s'exhausse au rang de mythe et, après modifications, deviendra le Carillon, puis le Carillon-Sacré-Coeur et finalement le fleurdelisé. II.2 Sa découverte En mars 1882, Ernest Gagnon affirme que Louis de Gonzague Baillargé (1808-1896), avocat, homme d'affaires et philanthrope de Québec, «[a]yant lu dans une vieille chronique qu'un drapeau apporté de Carillon et suspendu à la voûte de l'église des Récollets, à Québec, avait été sauvé de l'incendie de cette église en 1796», entreprend des recherches afin de le retracer. En novembre ou décembre 1847, il rencontre le dernier survivant des récollets, le frère Louis Martinet dit Bonami (1764-1848) dans sa résidence de la rue Saint-Vallier près de l'Hôpital général. Relevant à peine d'une attaque de paralysie, --il mourra le 7 avril suivant--, le frère lui demande de revenir une autre fois. Vers la mi-janvier 1848, Baillargé retourne chez le frère Bonami qui lui raconte l'histoire du drapeau de Carillon : Le Père Berey [1720-1800], supérieur des Récollets, était un des aumôniers des troupes qui combattirent sous le commandement de Montcalm. Lorsqu'il revint au monastère, après la campagne de 1758, il rapporta avec lui un drapeau troué et déchiré qui, disait-on au couvent, avait vu le feu de Carillon. Ce drapeau fut suspendu à la voûte de l'église des Récollets, la partie qui s'attache à la hampe ou hallebarde étant retenus aux extrémités par des cordes. Le 6 septembre 1796, un incendie qui avait d'abord consumé une maison de la rue Saint-Louis, vint réduire en cendres le couvent et l'église des Récollets. Le feu ayant pris par le clocher de l'église, le toit brûla avant le reste de l'édifice. Pendant qu'avec l'aide d'un autre Frère, le frère Louis sauvait un coffre rempli d'objets qu'il y avait jetés pêle-mêle, et comme ils traversaient la nef de l'église, le vieux drapeau dont les attaches avaient manqué sous l'action du feu, vint tomber à leurs pieds. Le Frère Louis le saisit en passant, et, rendu dehors, il le mit à la hâte dans le coffre(30). C'est de ce même coffre relégué au grenier de la résidence du frère Louis que Baillargé l'exhume en cet mi-janvier de 1848. Tous les faits reliés à la découverte du drapeau sont véridiques. Carillon fut une victoire française. Le 8 juillet 1758, Montcalm et ses 3 500 soldats défont le major général James Abercromby fort pourtant de la plus grosse armée jamais réunie, à l'époque, en Amérique du Nord: 15 000 hommes. La disproportion entre les deux armées va renforcer le côté miraculeux de la victoire française. Selon une légende rapportée par Mgr Baillargeon, «la Vierge était apparue au-dessus des combattants et [...] toutes les balles tirées par les Anglais allaient s'anéantir dans les plis de sa robe, sans atteindre les Français(31). De là à y voir une confirmation de la présence de la mythique bannière, il n'y a qu'un pas. Mais rien ne le prouve. Aucun des régiments qui participèrent à cette bataille (La Sarre, Languedoc, Berry, Royal-Roussillon, Guyenne, Béarn, La Reine) n'avait un drapeau de régiment qui se rapprochait de la bannière en question. Il s'agirait donc d'une bannière arborée par la milice canadienne. Pourtant, sur le plan de la bataille de Carillon retrouvé dans les manuscrits du maréchal de Lévis, si les drapeaux des régiments sont signalés, aucune indication ne vient confirmer que la milice canadienne en arborait un elle aussi(32). Le père Berey, qui fut le dernier supérieur des récollets, a bien été aumônier militaire, mais, à la bataille de Carillon, selon Casgrain, c'était l'abbé Piquet qui l'était(33). Le frère Bonami a bien été le dernier récollet. En ce qui a trait à l'incendie de l'église des récollets, l'événement est bien réel, mais aucun document n'atteste de la présence du drapeau. Il serait resté suspendu au plafond de 1758 à 1796, même si l'église a aussi servi aux protestants et sans que les nouveaux maîtres du pays y trouvent à redire. Pourtant, Sir Guy Carleton avait reçu instruction de Londres en 1775 de retirer toutes les représentations des armes de France des églises et des cours de justice. Un dessin de l'intérieur de l'église des récollets de Richard Short, daté de 1761, ne laisse voir aucun élément qui suppose la présence de drapeaux ou bannières dans l'église(34). II.3 Propriété de Louis de Gonzague Baillargé Trente-trois ans après son premier article sur le drapeau de Carillon, Ernest Gagnon, sous le pseudonyme de Pierre Sailly, soutient qu'il a écrit l'article de la Revue canadienne «sous la dictée de M. L.-G. Baillargé. La vieille chronique, mentionnée par lui, m'est inconnue. Jamais M. Baillargé n'a voulu me permettre de dérouler et de voir son drapeau de Carillon(35)». C'est en effet «son drapeau de Carillon». Il en prend un soin jaloux. Le drapeau participe, pour cette seule fois déployé, au défilé de la Saint-Jean-Baptiste à Québec. le 27 juin 1848. Puis, jusqu'à la mort de son propriétaire, officiellement personne ne voit le drapeau. Baillargé, excentrique personnage aux dires de ses contemporains, le garde précieusement chez lui. Cela ne l'empêche pas, semble-t-il, de se départir de certains morceaux. Ainsi, en mai 1941, la bannière est déployée, en toute intimité, afin d'authentifier un morceau du drapeau de Carillon propriété de J.-P. Suzor, petit-fils du lieutenant-colonel Suzor (1834-1866). Camille Roy, recteur de l'Université Laval, Aimé Labrie, secrétaire général, Paul-émile Gosselin et Honorius Provost, sous-archiviste, confirment que «le dit fragment correspond en toute évidence avec le drapeau tant pour la couleur et la nature du tissu, que par les dessins représentés; le fragment a été détaché à l'endroit du diadème et de la couronne d'étoiles qui ornent la tête de la madone peinte sur une face du drapeau». «La place d'où le fragment avait été détaché est bien visible et la partie qui manque est légèrement plus étendue que le morceau identifié. On a donc pu en faire cadeau à d'autres(36)». Le 31 mai 1973, un autre morceau du drapeau est mis à l'enchère à l'Encan des livres de Montréal(37). Ce morceau faisait partie du fonds Pierre-édouard Leclère (1798-1866), surintendant de police lors des Troubles de 1837-1838. Ces «patriotiques larcins», pour reprendre les termes de Hormidas Magnan(38), ont été commis entre 1848, date de la découverte du drapeau, et 1866, date de la mort des propriétaires. à chaque Fête nationale, Baillargé permet que le drapeau de Carillon défile mais bien «enroulé sur sa hampe, recouvert d'un fourreau de toile(39)». Il exige qu'on vienne le cueillir en corps et accompagné d'une fanfare qui joue Partant pour la Syrie, puis après 1870 La Marseillaise. Au moins une fois, en 1866, le drapeau de Carillon reçoit, à l'aller et au retour, les honneurs d'un salut de la part de la garnison régulière stationnée à l'hôpital militaire rue Saint-Louis. Le 5 juin 1854 à l'église Notre-Dame de Québec, la bannière est de la translation des restes mortels des braves de 1760. Mais Baillargé refuse que le drapeau défile à Montréal pour le cinquantenaire de la société arguant, devant ses collègues de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec, qu'il n'est pas le «dépositaire» mais le «propriétaire de ce vénérable drapeau» [Gagnon Ib]. Dans son travail de mythification de la bannière, Baillargé reçoit l'aide d'écrivains. Ainsi le poème Le Drapeau de Carillon d'Octave Crémazie, publié en 1858, contribue fortement à publiciser la bannière et par conséquent à l'édification du mythe. Le 28 octobre 1890, la relique est présentée au Comte de Paris en visite au Québec alors qu'il est reçu à l'Université Laval(40). Le 21 juillet 1885, il est de la procession qui marque le retour de campagne au Nord-Ouest du 9e bataillon(41). II.4 Propriété du Séminaire de Québec et de l'Université Laval Ironiquement, à la mort de Baillargé en 1896, aucun de ses héritiers n'est intéressé à la bannière de Carillon, comme en fait foi la déclaration d'Octave Lemieux, juge de paix, faite le 12 décembre 1901 dans le but de confirmer la propriété de l'Université Laval et du Séminaire de Québec sur le drapeau de Carillon(42). Ce document, c'est l'Université Laval qui en est l'inspiratrice afin que son droit de propriété du drapeau ne puisse être contesté. Au début de décembre 1901, la nouvelle que le drapeau de Carillon apparaîtra pour la première de la pièce de Laurent-Olivier David Le Drapeau de Carillon sème l'émoi à Québec. F. Baillargé, neveu de l'ancien propriétaire, avait laissé entendre que le nouveau propriétaire du drapeau, le Séminaire de Québec, acceptait de prêter la bannière. Le 9 décembre 1901, les membres du Conseil du Séminaire, réunis d'urgence, refusent d'accéder à la demande alléguant le «triste état(43)» de la relique. «Le drapeau n'est pas en état d'être déployé, si ce n'est qu'avec des précautions qu'il ne faut pas s'attendre au théâtre. C'est une relique vraiment nationale qu'il faut absolument conserver au prix des plus grands sacrifices(44)». Les zouaves pontificaux de Québec à qui revient l'honneur de porter la relique à chaque Fête nationale depuis 1901, finissent par croire qu'ils sont les seuls à avoir ce droit. Le 22 septembre 1929, le recteur de l'Université Laval prête «aux gardes de Québec et même du dehors, le dit drapeau de Carillon pour une manifestation au monument Montcalm pour commémorer le 170e anniversaire de la mort de ce général(45)». Les zouaves s'insurgent, nul, sauf eux, n'a le droit de porter la relique. Le 8 octobre 1929, Amédée Gosselin se fait confirmer par Hormidas Magnan, gendre d'Octave Lemieux, qu'aucune clause de ce type n'existe. Finalement, la relique participe le 13 juillet 1958 au bicentenaire de la bataille de Carillon au Fort Ticonderoga (New York). Cette grande sortie marque l'apogée de la bannière. Par la suite, elle tombera tranquillement dans l'oubli, balayée par la Révolution tranquille et remplacée par le fleurdelisé, officiellement drapeau du Québec depuis 1948. II.5 Descr1ption Du drapeau de Carillon, quatre descr1ptions existent. La première est celle de Louis de Gonzague Baillargé, dont Ernest Gagnon se fait l'écho en 1882 [Gagnon Ia]. Cette descr1ption remonte donc à 1848, au moment de la découverte du drapeau. à la mort de Baillargé, en 1896, le drapeau est examiné par les autorités du Séminaire de Québec et de l'Université Laval, son nouveau propriétaire. Assistaient à l'examen Ernest Gagnon, secrétaire du Ministère des Travaux publics, J.-C.-K. Laflamme, professeur à l'Université Laval, George Saint-Michel, dessinateur au Ministère des Travaux publics et dont les dessins de la relique sont conservés aux archives du Séminaire (159A-138), un photographe de la maison Livernois de Québec dont les clichés sont conservés à la section des cartes et gravures des Archives nationales du Québec. Cette deuxième descr1ption attribuée à Mgr Laflamme est fournie par Ernest Gagnon en 1915 [Gagnon IIa]. Le 15 février 1982, la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec, «afin de donner suite à sa politique de mise en valeur de notre Patrimoine national» demande que soit restauré et exposé le drapeau de Carillon. Le Séminaire se rend à la demande du Centre de restauration et de conservation du Québec et accepte que le drapeau soit déroulé pour examen le 16 septembre 1982. La troisième descr1ption est celle qu'en fera René Robitaille alors conseiller général et responsable du Comité de la sauvegarde du patrimoine de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec [Robitaille]. En 1988, le Musée du Séminaire de Québec, propriétaire du drapeau, accepte qu'il soit restauré. La tâche est confiée à l'Institut canadien de conservation sous la responsabilité de Ela Keyserlingk, restauratrice principale. La quatrième descr1ption se retrouve dans le Rapport de traitement de l'Institut canadien de conservation(46). «Le drapeau mesure 213 centimètres de largeur sur 307 cm de longueur. Il se compose de trois pans de soie beige d'armure unie mesurant 70 centimètres de largeur chacun, cousus les uns aux autres par la lisière. Le long de la lisière supérieure du drapeau est cousue une cravate en lin, encollée et peinte [en rouge], de 5,8 centimètres de largeur. Les trois autres lisières extérieures du drapeau sont protégées par un ruban en soie bleue d'armure unie de 3,8 centimètres de largeur, replié de façon à couvrir l'arête» [ICC]. Dans la première descr1ption, il est dit que le «fond en est vert très pâle (il a dû être bleu ciel autrefois)» [Gagnon Ia]. Ainsi s'expliquent que le fleurdelisé et ses ancêtres, le Carillon, puis le Carillon-Sacré-Coeur, seront bleu ciel. Dans la deuxième descr1ption, on affirme que la couleur de la bannière était «[p]robablement le blanc, blanc crème ou jaune pâle» [Gagnon IIa]. L'orientation du drapeau a aussi soulevé la controverse. La cravate cousue à la lisière supérieure et l'orientation des éléments picturaux du drapeau montrent bien qu'il s'agit d'une bannière religieuse, à suspendre verticalement. Pourtant, Baillargé, son découvreur, a tenu mordicus à en faire un drapeau de régiment, suspendu horizontalement, plus en accord avec le fait qu'il aurait connu le feu de Carillon. Il fait dire à Gagnon dans son premier article que «M. Viger et quelques autres ayant exprimé l'opinion que l'image de la Vierge indiquait une bannière de confrérie et non un drapeau de régiment, ils furent invités par M. Baillargé à venir juger des choses de visu. Après avoir examiné l'écusson, puis, sur le côté et non sur le haut de l'étendard, le fourreau garni d'oeillets où passait le galon qui tenait le tissu attaché à la hampe, ils durent se rendre à l'évidence, et ils ne se doutèrent plus que ce ne fût bien là un drapeau de régiment» [Gagnon Ia]. à la mort de son premier propriétaire, Gagnon rectifie les faits: le «fourreau en toile, contemporain du drapeau lui-même, a été primitivement recouvert d'une couche de peinture rouge. Il était destiné à recevoir la hampe de support, et celle-ci devait être horizontale, étant donné l'orientation des dessins dont le haut est toujours tourné du côté de la hampe. -- Ses grandes dimensions, son mode de suspension, la disposition des dessins, tout fait croire que nous avons affaire ici à une bannière religieuse plutôt qu'à un drapeau militaire. Sur ce point aucun doute possible» [Gagnon IIa]. En 1882, Gagnon affirme que le drapeau «porte les marques du passage de deux ou trois balles et [qu']il paraît avoir été lacéré par plusieurs coups de sabre» [Gagnon Ia]. Le drapeau avait donc connu le feu de Carillon, il en était resté marqué. Il rétablit les faits en 1915 : «Les trous de boulets et de balles, qu'on a quelquefois voulu y voir, sont de simples déchirures, l'oeuvre du temps et d'un enroulement défectueux» [Gagnon IIa]. La descr1ption la plus fiable des motifs de la bannière, aujourd'hui plus ou moins discernables, est celle de Gagnon en 1915. «Sur un côté, une madone a été peinte à l'huile. Sa robe est rouge, son manteau est bleu. L'Enfant-Jésus se repose sur son bras gauche, et sa droite est ramenée vers les pieds de l'enfant. Autour de sa tête est une couronne d'étoiles, peintes de la même manière que les fleurs de lys des quatre coins de la bannière. Sous ses pieds, un croissant peint, lui aussi, comme les fleurs de lys. Au-dessous l'inscr1ption refugium peccatorum, en grandes capitales, se lit sur une bande également peinte. [...] Les fleurs de lys qui occupent les quatre coins du tissu sont plus pâles que le fond général de la bannière». Ce sont ces quatre fleurs de lis qui apparaîtront sur le Carillon, puis le Carillon-Sacré-Coeur, pour finalement, une fois redressées, orner le fleurdelisé québécois. «Sur le revers de la bannière, on voyait les armoiries de France, timbrées d'une couronne royale : écu ovale, à fond d'azur chargé de trois fleurs de lys d'argent posées 2 et 1» [Gagnon IIa]. La bannière religieuse dite de Carillon date du XVIIIe siècle comme le confirme l'expert en textiles Jean-Michel Tuchscherer : «Le Drapeau de Carillon est sans aucun doute un document exceptionnel du XVIIIe siècle» [Robitaille]. Quant aux armoiries sous la madone, aujourd'hui effacées, elles sont fort probablement, comme l'affirme la tradition, celles de Charles, marquis de Beauharnois (1671-1749), gouverneur de la Nouvelle-France de 1726 à 1747 : D'argent à une fasce de sable, surmontée de trois merlettes du même. D'une part, seul le gouverneur avait le droit d'inscrire ses armoiries personnelles sur une bannière aux armes de France et, d'autre part, seul Beauharnois a eu comme supports des aigles. La bannière a donc fort probablement été fabriquée entre 1726, date de l'arrivée du marquis en Nouvelle-France, et le 29 mai 1732, date où il deviendra commandeur de l'ordre de Saint-Louis avec droit d'entourer son écu de la devise, qui n'apparaît pas sur le drapeau : Bellicae virtutis praemium. II.6 Le mythe Aux lendemains des Troubles de 1837-1838 et de l'acte d'Union de 1841, une vague de découragement déferle sur la population bas-canadienne. Certains de ses chefs les plus éminents vont officiellement prôner l'anglicisation telle que planifiée par le nouveau régime. Ainsi, étienne Parent, qui a défendu pendant de nombreuses années la nationalité canadienne dans son journal le Canadien, suggère à ses «compatriotes [...] [de] ne point lutter follement contre le cours inflexible des événements» et espère que l'«assimilation, sous le nouvel état de choses, se fera graduellement et sans secousse(47)».D'autres n'accepteront pas cet avenir bloqué, cette mort lente. Dans cette optique, le rappel des hauts faits qui ont marqué le régime français nourrit la fibre nationale et partant assure, en partie du moins, la survie de cette société distincte. L'Histoire du Canada, de François-Xavier Garneau, en réponse au «peuple sans histoire» de Durham, et dont le troisième tome est publié l'année de la découverte du drapeau, participe de ce mouvement. Baillargé, par son drapeau, participe à cette reconquête de l'estime de soi du peuple bas-canadien. L'étonnant, c'est qu'il ait choisi de le faire par l'entremise d'un objet dont il limite les apparitions d'une part et les scénarise d'autre part afin que le mythe naisse, s'amplifie et délaisse l'objet au profit de l'idée. Puisque tous les faits qui entourent la découverte de la relique sont véridiques, la présence du drapeau à la bataille de Carillon ne devrait pas soulever de doute. Mais les omissions, sinon les mensonges, de son découvreur, le secret dont il s'est entouré ont semé le doute. Ce qui a permis au mythe de naître devient un siècle plus tard responsable de sa disparition. Mais que la bannière ait été présente ou non à Carillon n'a plus guère d'importance. Elle a joué son rôle : elle a servi à créer, un siècle presque jour pour jour après sa découverte, le drapeau québécois actuel. Sa couleur bleue, qui n'a jamais été sienne, et ses fleurs de lis, sont devenues les marques distinctives du peuple québécois. -------------------------------------------------------------------------------- TABLE DES MATIÈRES I. LES TRICOLORES II. LE DRAPEAU DE CARILLON III. LE CARILLON-SACRÉ-COEUR IV. VERS LE FLEURDELISÉ V. LE FLEURDELISÉ -------------------------------------------------------------------------------- 30. Ernest Gagnon, «Le drapeau de Carillon», la Revue canadienne, mars 1882, p. 129-139. à l'avenir Gagnon Ia. Repris avec quelques variantes dans H.- J.-J.-B. Chouinard, Fête nationale des Canadiens-Français célébrée à Québec 1881-1889, Québec, de l'imprimerie Belleau & Cie, 1890, p. 59-67. à l'avenir Gagnon Ib. 31. René Robitaille, Le Drapeau de Carillon réalité historique ou légende, Québec, Société Saint-Jean-Baptiste de Québec, août 1983, 34 p. à l'avenir Robitaille. 32. Collection des manuscrits du maréchal de Lévis, tome IV. Lettres et pièces militaires, ordres, mémoires, plans de campagne et de défense 1756-1760, Québec, Imprimerie L.-J. Demers, 1891, voir les plans en fin de volume. 33. H.-R. Casgrain, La Guerre du Canada 1756-1760, tome premier, Québec, Imprimerie L.-J. Demers, 1891, p. 425. 34. Charles P. de Volpi, Québec, recueil iconographique, Longman Canada, 1971, planche 19. 35. Pierre Sailly [pseudonyme de Ernest Gagnon], «Le prétendu drapeau de Carillon», la Revue canadienne, octobre 1915, p. 304-309. à l'avenir Gagnon IIa. Repris dans Ernest Gagnon, Pages choisies, Québec, 1917, J.-P. Garneau, p. 271-278. 36. Archives du Petit Séminaire de Québec, 159A-138. 37. Catalogue no 48, l'Encan des livres de Montréal, p.53. 38. Les Origines de nos drapeaux et chants nationaux, Québec, 1929, p. 42. 39. H.-J.-J.-B. Chouinard, Annales de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec, volume IV, Québec, la Cie d'imprimerie du «Soleil», 1903, p. 562. 40. Ernest Gagnon, Le Comte de Paris à Québec, Québec, 1891, Typographie C. Darveau, p. 45-47. 41. George Beauregard, Le 9e bataillon au Nord-Ouest, Québec, Gingras, 1886, p.98. 42. Archives du Séminaire de Québec, 159A-138. 43. Lettre de M. Mathieu à M. Baillargé, 9 décembre 1901. Archives du Séminaire de Québec, 159A-135. 44. Lettre de M. Mathieu à M. David, 9 décembre 1901. Archives du Séminaire de Québec, 159A-135. 45. Amédée Gosselin, «Ad memoriam»,Archives du Séminaire de Québec 159A-138. 46. Institut canadien de conservation, Traitement du drapeau de Carillon pour le Musée du Séminaire de Québec, rapport de traitement coordonné par Ela Keyserlingk, restauratrice principale, Ottawa, 1992, 23 p. à l'avenir ICC. 47. Cité par Guy Bouthillier et Jean Meynaud, Le Choc des langues au Québec 1760-1970, Montréal, les Presses de l'Université du Québec, 1972, p. 148 Soldat Sanspareil 2ème bataillon du régiment de la Sarre Vive le Roy! http://www.regimentdelasarre.ca http://www.tagtele.com/videos/voir/46581 http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-r François Mitterrand Un peuple qui n’enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité.

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    Claude Jean
    - 12 Juillet 2010 à 11:19:26

    Iberville Justicier et corsaire Né et baptisé а Ville-Marie le 20 juillet 1661, Pierre Le Moyne d’Iberville est le troisième des onze garçons et deux filles qui constituaient sa nombreuse famille. Cependant, Pierre d’Iberville a reçu une éducation suffisante pour être а l’aise dans sa correspondance avec le roi et ses ministres. Certains historiens sont d’avis que s’il avait été gouverneur de la Nouvelle-France et si la mort ne l’avait pas fauché а l’âge de 45 ans dans l’île de Cuba, l’Amérique du Nord aurait peut-être été française… Depuis son plus jeune âge, Pierre d’Iberville a navigué sur le bateau de son père. Sa carrière militaire débute en 1686. D’Iberville, avec deux de ses frères, prend part à une expédition militaire afin de chasser les Anglais de la baie d’Hudson. Les frères Le Moyne sont accompagnés de 70 volontaires canadiens et de 30 soldats. Après 85 jours de navigation difficile et périlleuse, ils arrivent devant le Fort Moose. Les Français passent à l’assaut. D’Iberville pénètre le premier dans le fort. Soudain, les portes se referment derrière lui et il se retrouve seul face à 17 Anglais. Mais ceux-ci se rendent face à d’Iberville!?? Dès lors, sa réputation de héros sans peur est établie. Cette bataille fut la première d’une série d’éclatantes victoires. En quelques semaines, tout le sud de la baie d’Hudson tombe entre les mains des français. D’Iberville fut nommé commandant du fort. Puis, il s’empare de deux navires anglais, ce qui lui permet d’approvisionner le fort. Quand il rentre à Québec par la mer, à la fin d’octobre 1687, le bâtiment qu’il conduit est chargé à ras bord de fourrures et de marchandises dérobées aux anglais. Séjournant en France au cours de l’hiver 1687-1688, il réussit à convaincre Versailles de soutenir la Compagnie française de la baie d’Hudson. Le renforcement de la position française au nord de la baie est assuré. Le roi confie à d’Iberville Le Soleil d’Afrique, le plus rapide de ses navires. Le 3 août, après un détour par Québec, le navire entre dans la baie d’Hudson. De là, Pierre d’Iberville essaye de s’emparer du fort York, ce qui fermerait aux Anglais l’accès à la rivière Nelson et aux territoires de l’actuel Manitoba. Avec moins de 20 hommes, il affronte deux navires, capture près de 80 Anglais et prend possession des forts de la baie James. Pour d’Iberville, la présence des Anglais au fort Nelson laisse présager la perte de la Nouvelle-France. En 1693, alors qu’il escorte les navires qui font la navette entre le golfe Saint-Laurent et les ports français, l’Angleterre reprend les postes de la baie James. Au mois d’août 1694, après avoir obtenu un monopole de trois ans sur le commerce à la baie d’Hudson, il retourne devant le fort Nelson dont il se rend maître le 13 octobre. Le 15 août 1696, il s’empare du fort William Henry à Pemaquid, sur la côte du Maine. Ensuite, il se dirige vers Terre-Neuve. Là, avec moins de 200 hommes, il donne l’assaut au fort Saint-Jean. Mais il doit retourner vers la baie d’Hudson où les forts sont repris par les Anglais. Le 5 septembre 1697, Le Pélican, en tête d’un convoi qui compte quatre navires, subit une attaque anglaise. Pierre d’Iberville coule un navire et s’empare d’un autre. D’Iberville reprend le fort Nelson le 13 septembre 1697. Mais le traité de Ryswick, signé 7 jours plus tard, reconnaît la prédominance anglaise à la baie d’Hudson et celle des Français à la baie James. La France, qui conserve Port-Royal et Plaisance, rend une partie de l’Acadie et Pemaquid. Toujours hanté par le désir de donner l’Amérique du Nord à la France, d’Iberville essaye d’établir une colonie française à l’embouchure du Mississippi et le 2 mars 1699, il se trouve à l’embouchure du fleuve. En 1699, 1700 et 1701, d’Iberville construit les forts Maurepas, Mississippi et Saint-Louis. Il est nommé commandant général de la Louisiane, puis il se rend vers les Antilles anglaises où il sème la terreur. Il prend possession de l’île de Nevis et peu après, il fait escale à La Havane. Le 9 juillet 1706, d’Iberville meurt à bord de son navire des suites de la fièvre qui le torturait depuis 1701. Au moment de son décès, il avait 45 ans. Biographie d'Iberville : Pierre Le Moyne d'Iberville http://grandquebecois.blogspot.com/2010/05/iberville.html Soldat Sanspareil 2ème bataillon du régiment de la Sarre Vive le Roy! http://www.regimentdelasarre.ca http://www.tagtele.com/videos/voir/46581 http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-rapatriement-des-armoiries-royales-de-france.qc François Mitterrand Un peuple qui n'enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité

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    Claude Jean
    - 12 Juillet 2010 à 11:19:25

    Le fleurdelysé reflet de notre histoire en Amérique. Le 21 janvier 1948, le fleurdelisé prenait la place de l'Union Jack, drapeau britannique, au sommet de la tour centrale de l'hôtel du Parlement. Par décret, le gouvernement du Québec lui avait accordé, le matin même, le statut de « drapeau officiel du Québec ». Officiellement donc, le drapeau du Québec n'a qu'un demi-siècle. Cette jeunesse n'est cependant qu'apparente. En réalité, les éléments et les couleurs du drapeau sont présents en Amérique depuis des centaines d'années. À partir du moment où Jacques Cartier utilise la fleur de lis comme emblème en terre d'Amérique jusqu'à la cession de la Nouvelle-France à la Grande-Bretagne, nombre d'étendards ou de pavillons se sont succédé sur le territoire du Québec. Les représentants du roi et les miliciens ont arboré des drapeaux qui comprenaient un, deux ou même trois éléments qui allaient finalement se retrouver, quelque trois cents ans plus tard, dans la composition du drapeau québécois. Pour en savoir plus: http://www.drapeau.gouv.qc.ca/drapeau/histoire/fleurdelise.html Soldat Sanspareil 2ème bataillon du régiment de la Sarre Vive le Roy! http://www.regimentdelasarre.ca http://www.tagtele.com/videos/voir/46581 http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-rapatriement-des-armoiries-royales-de-france.qc François Mitterrand Un peuple qui n'enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité

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    Claude Jean
    - 12 Juillet 2010 à 11:19:24

    La Campagne du régiment de la Sarre au Canada (1756-1760) Pour en savoir plus consulter le lien suivant: http://www.erudit.org/revue/haf/1950/v3/n4/801595ar.pdf Bonne lecture et découvertes. Soldat Sanspareil 2ème bataillon du régiment de la Sarre Vive le Roy! http://www.regimentdelasarre.ca http://www.tagtele.com/videos/voir/46581 http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-r François Mitterrand Un peuple qui n’enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité.

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    Claude Jean
    - 12 Juillet 2010 à 11:19:23

    LES FRÈRES LEMOYNE, HÉROS DE LA NOUVELLE-FRANCE Gérard CHARPENTIER Ph. D. Sociologue et auteur Une grande famille de la Rive Sud de Montréal Le premier ancêtre de cette famille prestigieuse est originaire de Dieppe en France, il arrive au Nouveau Monde à l’âge de 15 ans et va devenir un des plus influents et opulents citoyens de la colonie grâce à son commerce de la fourrure et son sens des affaires. Charles Le Moyne, qui sera anobli et deviendra Sieur de Longueuil (I) du nom de sa seigneurie sur la rive Sud de Montréal va fonder non seulement un empire économique, mais aussi une grande famille. Les treize enfants de Charles Le Moyne et de Catherine Primot sont tous nés dans cette colonie du Canada et vont marquer l'histoire de la Nouvelle-France: Charles, Sieur de Longueuil (II); Jacques, Sieur de Sainte Hélène; Pierre, Sieur d’Iberville; Paul, Sieur de Maricourt; François, Sieur de Bienville (I); Jean-Baptiste, Sieur de Bienville (II); Joseph, Sieur de Serigny; Louis, Sieur de Chateauguay (I); Antoine, Sieur de Chateauguay (II); François-Marie, Sieur de Sauvolle. Quant à Catherine-Jeanne, Marie-Anne et Gabriel ils sont morts en bas âge. Pierre, le troisième des 11 garçons, est certainement le plus célèbre d’entre eux. Plusieurs de ses frères comme Pierre, Sieur d’Iberville; Paul, Sieur de Maricourt, François-Marie, Sieur de Sauvolle vont avec lui marquer l’histoire de France et de la Nouvelle France. Pour cette raison, ils seront tous anoblis. Aujourd’hui, le Québec et beaucoup de lieux historiques en Amérique du Nord honorent leurs noms. Pierre LE MOYNE, Sieur d’IBERVILLE Il nait à Villemarie (Montréal) le 16 juillet 1661. Comme la majorité des garçons de bonne famille, Pierre reçoit son éducation au séminaire des Sulpiciens de Montréal puis il est envoyé en France, ainsi que deux de ses frères pour y recevoir une formation dans la Marine qui est à l’époque un des corps d’armée les plus prestigieux de l’armée française. Il revient rapidement au Québec comme jeune officier de la Marine Royale française prêt à servir son Roi, sous le commandement du Chevalier de Troyes, avec qu’il va guerroyer dans la baie d’Hudson. HÉROS MILITAIRE DE LA NOUVELLE FRANCE Pierre Le Moyne, Sieur d’Iberville fait partie de ces hommes que je surnomme souvent « les chevaliers de la Nouvelle France », car il est né, a vécu, a été anobli et est mort au service de la Nouvelle France son pays. Victorieux dans la Baie James et dans les régions de l’Acadie et du Maine Dès 1686 à l’âge de 25 ans, Pierre s’illustre à la fois comme marin et soldat dans les nombreuses expéditions contre les Anglais. Pendant 10 ans on le retrouve un peu partout dans cette région du Canada et du Maine qui sera plus tard un des 13 états fondateurs des États-Unis, mais qui à l’époque n’est qu’une colonie anglaise. Dans la région de la Baie d’Hudson, il attaque Fort Moose, Fort Rupert avec comme compagnon d’armes deux de ses frères dont Paul, Sieur de Maricourt et capture même le gouverneur de la Baie d’Hudson. Il prend aussi possession, toujours dans la baie d’Hudson, du fameux Fort Nelson qu’il rebaptise Bourbon. Sa bravoure lors de tous ces combats, devient légendaire et fait de lui un véritable héros militaire. Puis à la demande du Gouverneur militaire de la Nouvelle France, le célèbre Frontenac on le retrouve plus au sud dans le Maine lors de la bataille de Schenectady contre les Iroquois (1690) et plus tard dans les régions de l’Acadie, de la baie de Fundy puis à nouveau dans le Maine à fort Henry William et Fort Pemaquid en 1696. Ainsi que lors de la campagne militaire de Terre Neuve Après sa campagne en Acadie et dans le Maine, on retrouve d’Iberville au printemps 1696 dans la région de Terre Neuve, sa mission principalement militaire est d’expulser les Anglais de Terre-Neuve et du Labrador. D’Iberville et ses soldats quittent Plaisance à bord de trois navires et neuf jours plus tard, après avoir rassemblé tout son monde, il attaque Saint Jean la capitale anglaise qui capitule dans les neuf jours. Après avoir brûlé la ville, ce qui est une coutume à l’époque, d’Iberville et ses hommes détruisent pour ainsi dire toutes les bourgades et pêcheries anglaises de la côte est de Terre-Neuve. En mars 1697 à la fin de l’expédition, qui est considérée comme un succès par les autorités françaises, 36 colonies anglaises on été détruites et il ne reste plus aux Anglais que deux villes, Bonavista et Carbonear. Notons que pendant la même période, principalement de 1692 à 1696 il est chargé d'escorter les flottes de bateaux marchands français faisant la navette entre le Nouveau Monde et la France afin de les protéger des pirates et corsaires anglais. Pour d’Iberville cette expédition dans la région de Terre Neuve, sera la dernière qu’il mènera dans le nord-est de l’Amérique, car les autorités royales françaises ont besoin de lui pour stabiliser les colonies de la Louisiane. II semble être partout à la fois sur terre comme sur mer où il remporte victoires sur victoires ... Il est célèbre des deux bords de l’Atlantique et il est le premier colon français du Canada à être honoré par le roi des plus hautes distinctions militaires de l’époque dont la croix de Saint Louis. PÈRE FONDATEUR DE LA LOUISIANE Après ses succès militaires dans la partie nord-est de la Nouvelle France, d’Iberville se rend en 1997 en France. Le Ministre de la Marine responsable de la colonie du Nouveau Monde, lui demande alors de mener une expédition pour redécouvrir l’entrée du fleuve Mississippi et organiser du même coup la colonisation de la Louisiane, région également convoitée par les Anglais et les Espagnols. La Louisiane de la Nouvelle France En janvier 1698, la flotte d’Iberville, composée de quatre navires, arrive à l’île de Santa Rosa en face de Pensacola ville fondée par les Espagnols. À partir de là, accompagné de son frère Jean-Baptiste Le Moyne, Sieur de Bienville, il va explorer la région (Baie de Mobile, île du Massacre qui deviendra Dauphine, île du Chat, île du Bateau, Biloxi) et finalement en mars 1699, il redécouvre l’entrée du Mississipi. Il remonte alors le plus haut possible jusqu’à la rivière Rouge, explore le bayou Ascandia et deux lacs qu’il nomme Maurepas et Pontchartrain. Il finit en mai dans la baie de Biloxi où il installe un petit fort appelé Maurepas ou Vieux Biloxi. Toujours aussi infatigable, le Sieur d’Iberville va alors faire plusieurs allers et retours en France. En mai 1699, il vogue vers la France à bord de son bateau le « Badine » accompagné d’un autre navire le « Marin » et laisse ses frères Jean-Baptiste, sieur de Bienville et François-Marie, Sieur de Sauvole responsables de la petite colonie. Il est de retour le 8 décembre de la même année. Il remonte le Mississippi jusqu’à la hauteur de Natchez bâtit un fort à environ 60 Km à l’intérieur de l’entrée du fleuve, fort qui sera abandonné en 1705. En mai 1700, d’Iberville retourne en France, et revient en Louisiane le 18 décembre 1701. Il reste alors dans la colonie jusqu’en avril 1702 et confie à son frère Jean-Baptiste, Sieur de Bienville la mission de fonder le Fort Louis de Mobile sur la rivière Mobil (16 janvier 1702). En 1703, Iberville est nommé premier gouverneur de la Floride. En cinq ans, il a su mettre en place les bases d’une vaste colonie qui allait s’étendre dans tout le bassin du Mississipi jusqu’au Canada et former un des cinq territoires de la Nouvelle France. Notons pour l’anecdote que son frère Jean Baptiste lui succède en 1717 et sera le fondateur en 1718 de la Nouvelle Orléans. « Capitaine de vaisseau » dans la mer des Caraïbes En 1706, d’Iberville qui est avant tout un marin est alors « capitaine de vaisseau » dans la marine royale française, ce qui correspond à une fonction de très haut niveau et il navigue dans les eaux des Caraïbes non loin de Saint Domingue à l’époque colonie française (Haïti). Il prend possession des îles Nevi et Saint Christopher alors possessions anglaises. Afin de consolider la position de la France dans cette région, il vogue vers la Havane pour obtenir une alliance avec les Espagnols contre les Anglais et mener une expédition militaire dans les Carolines sur le continent américain. Mort de Pierre Le Moyne, Sieur d’Iberville En allant à la Havane, d’Iberville avait rendez-vous avec son destin, car il y meurt subitement le 9 juillet 1706, très certainement de la fièvre jaune à l’âge de 45 ans. On sait qu’il fut enterré dans le cimetière de l’église San Cristobald dans la vieille ville, mais malheureusement au cours des temps, ses ossements furent déplacés et on en a perdu la localisation. Aujourd'hui, seule une plaque commémorative et un tableau à son image sont exposés au musée de la ville de la Havane. Il y a quelques années, à l’initiative d’un groupe de Québécois, une statue fut également érigée à sa mémoire à la Havane. Après sa mort, comme bien souvent quant on a affaire à des hommes au destin grandiose et unique, la critique, les calomnies et on s’en doute la jalousie prirent placent et firent leur ravage. On l’accusa d’avoir été un guerrier sans pitié, un aventurier faisant illégalement du commerce et ne respectant pas le paiement des taxes dues au roi et à la marine royale. Ces accusations éclaboussèrent également toute la famille Le Moyne qui progressivement quitta la Nouvelle France pour s’installer dans la région de Rochefort en France où d’Iberville avait acquis en 1700 et 1701 un domaine et où la plupart de leurs descendants ont fait souche. De nos jours, le château d’Ardillières existe toujours et il est possible de le visiter. JEAN-BAPTISTE LE MOYNE, SIEUR DE BIENVILLE, LE MÉCONNU CO-FONDATEUR DE LA LOUISIANE Jean baptiste est né en 1680 à Ville Marie et tout comme ses frères il passe son enfance dans la région de la rive sud de Montréal, très jeune il est envoyé en France pour recevoir sa formation militaire. Il revient en Nouvelle France pour servir sous les ordres de son frère Pierre, Sieur d’Iberville, de 19 ans son ainé. En 1697, il combat les Anglais à la Baie d’Hudson et sur la côte est où il sera très sérieusement blessé alors qu’il servait à bord du navire de guerre le Pélican. Quand son frère Pierre, Sieur d’Iberville est chargé par le roi de France de développer la colonie de la Louisiane, Pierre s’entoure de la présence de plusieurs de ses frères et le choisi comme lieutenant immédiat ce qui le conduira au cours des décennies à occuper les plus hautes charges de la colonie. Fondateur de Biloxie et Mobile Il participe à l’exploration de l’embouchure du Mississipi, jette les bases d’une fortification à Biloxie, puis quand Pierre s’absente pour un voyage en France, il devient le second du Sieur de Sauvolle qui est en charge de l’expédition, mais qui, suivant certains historiens, n’est nul autre que son frère François-Marie. Quand ce dernier meurt en 1701 à l’âge de 30 ans, Jean-Baptiste prend le commandement de l’expédition en l’absence de son frère Pierre, Sieur d’Iberville que l’on considère généralement comme le premier gouverneur de la Louisiane. Quand Pierre est emporté par la fièvre jaune en 1706, Jean-Baptiste, Sieur de Bienville devient son successeur et le véritable « père fondateur » de la Louisiane Trois fois Gouverneur de la Louisiane Il est tout d’abord de 1701 à 1706, le lieutenant de son frère Pierre, mais dans les faits, c’est lui qui développe et dirige la colonie et fonde Mobile Bay en 1702. De 1706 à 1713, il devient officiellement le Gouverneur de la Louisiane. C’est durant cette période qu’il transfère la colonie de Mobile Bay plus en profondeur dans les terres et donnera naissance à la ville de Mobile. C’est grâce à sa ténacité que la colonie passe au travers de la famine et des attaques des indiens, des Espagnols et des Anglais. En 1712, le roi de France donne la Louisiane en exploitation au marchand Antoine Crozat qui réussit à placer Antoine Laumet de La Mothe, Sieur de Cadillac comme gouverneur. Il le sera jusqu’en 1717. Fondateur de la Nouvelle-Orléans De 1718 à 1724 il redevient Gouverneur. C’est dans cette période que la colonie se développe rapidement. Dès son retour, Bienville fonde La Nouvelle Orléans (1708) qui remplacera Biloxi comme capitale de la Louisiane en 1722. En 1719, par deux fois, il prend possession de Pensacola qui est une possession espagnole. En 1724, il quitte ses fonctions après avoir promulgué le fameux « Code noir » régissant les relations avec les esclaves noirs et qui restera en vigueur jusqu’à ce que la Louisiane devienne un état des États-Unis. De 1733 à 1743, il redevient Gouverneur pour la troisième fois et pendant dix ans, il va se donner corps et âme au développement de la colonie, connaissant alors des hauts et des bas principalement avec les indiens. Il est enterré à Paris avec les honneurs militaires En 1743, Bienville se retire à Paris où il meurt le 7 mars 1767 à l’âge de 87 ans, n’ayant jamais cessé de plaider en faveur de la Louisiane auprès du Roi. Il fut inhumé au cimetière de Montmartre avec tous les honneurs militaires de l’époque. Sources : Vous pouvez également consulter les sites suivants sur internet. Ils ont permis de documenter cet article : www.gatewayno.com/history/Bienville.html - www.wikipedia.org - http://enlou.com/people/bienville-bio.htm - www.cmhg.gc.ca - www.francogene.com Soldat Sanspareil 2ème bataillon du régiment de la Sarre Vive le Roy! http://www.regimentdelasarre.ca http://www.tagtele.com/videos/voir/46581 http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-rapatriement-des-armoiries-royales-de-france.qc François Mitterrand Un peuple qui n'enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité.

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  • Nom de l\'usager
    Claude Jean
    - 12 Juillet 2010 à 11:19:22

    Le premier siècle de La Plaine http://www.larevue.qc.ca/chroniques_un-brin-histoire-n17626.php Une large part des premiers colons de La Plaine sont originaires de Lachenaie et de Terrebonne, et dans une moindre mesure, de Pointe-aux-Trembles ainsi que du reste de l'île de Montréal. Plusieurs parmi ceux-ci sont déjà agriculteurs, certains autres sont des militaires. En effet, plusieurs soldats des régiments du Languedoc, de La Sarre et du Béarn obtiennent des concessions aux frontières de Sainte-Anne-des-Plaines, entre 1753 et 1760. La présence de militaires s'explique tout naturellement par le contexte de la Guerre de la Conquête, qui sévit en Amérique depuis 1753 et qui se termine par la défaite des Français aux mains des Britanniques, en 1760. D'autres militaires, dont Jean Aurent et Joseph Moustant, choisissent les bords de la rivière Saint-Pierre, dans la partie relevant de la seigneurie de Lachenaie. Ces derniers sont d'ailleurs les deux premiers colons de ce secteur, lequel est désigné à l'époque sous le nom de rang de la rivière Saint-Pierre; aujourd'hui la rue Émile-Roy et le chemin Curé-Barrette. Soldat Sanspareil 2ème bataillon du régiment de la Sarre Vive le Roy! http://www.regimentdelasarre.ca http://www.tagtele.com/videos/voir/46581 http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-r François Mitterrand Un peuple qui n’enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité.

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    Claude Jean
    - 12 Juillet 2010 à 11:19:20

    L'instruction à Québec sous le régime français. Un très beau texte rendant hommage à nos ancêtres, pour plus de détails consulter le lien suivant page 169 et 170: http://www.ourroots.ca/page.aspx?id=375866&qryID=f9482a10-f6dc-4429-8f8d-ef1c9d7912b4 Soyons fiers d'eux. Soldat Sanspareil 2ème bataillon du régiment de la Sarre Vive le Roy! http://www.regimentdelasarre.ca http://www.tagtele.com/videos/voir/46581 http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-r François Mitterrand Un peuple qui n'enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité.

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    Claude Jean
    - 12 Juillet 2010 à 11:19:19

    Pour se souvenir « Je me souviens »? Même si elle est encore méconnue chez de nombreux Québécois, la Journée nationale des patriotes est un jour férié qui est célébré depuis sept ans en remplacement de la fête de Dollard. Cette fête se célèbre le même jour que la fête de la Reine. D'ailleurs, l'historien Jacques Lacoursière souhaite que les Québécois soient plus sensibilisés à cette journée. Selon lui, elle souligne le début de la démocratie au Québec. On se rend compte qu'aussi bien au niveau provincial que fédéral, la démocratie est en mauvaise position et que c'est important de se rappeler que la vraie démocratie c'est le gouvernement du peuple, pour le peuple. — Jacques Lacoursière L'entrevue de Sébastien Bovet avec l'historien Jacques Lacoursière http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2010/RDI2/24HeuresEn60Minutes201005241902_3.asx&epr=true Soldat Sanspareil 2ème bataillon du régiment de la Sarre Vive le Roy! http://www.regimentdelasarre.ca http://www.tagtele.com/videos/voir/46581 http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-rapatriement-des-armoiries-royales-de-france.qc François Mitterrand Un peuple qui n'enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité

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    Lise DANDONNEAU
    - 18 Mai 2010 à 13:09:13

    J'ai commencé à faire de la généalogie en 1995, pour savoir mes origines, et je continue aujourd'hui en contribuant avec Fichier Origine. Je suis d'accord avec l,article de m. Louis Pelletier. Les jeunes ont besoin de savoir l'origine de leurs ancêtres, pour respecter parents et adultes. Quelle histoire leur enseigner ? Celle de notre peuple français en premier, puis les autres après. Merci de votre attention. Le 03-04-2010

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  • Nom de l\'usager
    Claude Jean
    - 18 Mai 2010 à 09:13:45

    L’impact des noms de guerre des militaires français sur la patronymie québécoise. par Luc Lépine, historien Ph.D. Introduction Nous sommes en juin 1978, la scène se passe au camp militaire de Borden, 90 kilomètres au nord de Toronto. On fait l’appel des jeunes aspirants-officiers des Forces Canadiennes. Leurs noms résonnent dans ce petit matin blafard: Bellerose, Champagne, Charpentier, Deslauriers, Lafrance, Lépine, Potvin, Sansregret, Tranchemontagne et Vadeboncoeur. Ce sont tous de futurs officiers francophones qui portent fièrement des noms de guerre légués par leurs ancêtres. Ces derniers sont arrivés au pays dans le Régiment de Carignan, les Compagnies franches de la Marine ou dans les régiments réguliers qui sont venus en Nouvelle-France. Mon ancêtre direct, Jean Chabaudier dit Lépine, avait quitté son village de Saint-Junien dans le Limousin pour venir ici comme soldat dans la compagnie de Monsieur Arnoult de Loubias, un officier du Régiment de Carignan. Quelques années plus tard, de 1989 à 1998, j’ai eu le privilège de travailler comme archiviste de référence aux Archives Nationales du Québec à Montréal. Une des questions qui revenait le plus souvent concernait l’origine des surnoms québécois. De longues recherches en histoire militaire m’ont suggéré une piste de réponse. Je vous livre ici le fruit de mes réflexions. Dans cet article, je traiterai de l’origine de ces surnoms militaires et de l’impact des noms de guerre des militaires français sur la patronymie québécoise. Que nous dit la littérature? Dans son Traité de généalogie, René Jetté (1)souligne que le surnom est omniprésent dans l’histoire généalogique des Québécois d’origine française. Il ne se transmet que dans la descendance du premier porteur. Jusqu’au début du XXe siècle, il risque de remplacer temporairement ou pour toujours le patronyme d’origine d’au moins un tiers des immigrants français. Jetté note que la raison d’être des nombreux surnoms québécois reste obscure. Lors d’une discussion informelle, René Jetté estimait le nombre de patronymes québécois français à 7,500 dont 5,000 se rencontraient avant l’arrivée des troupes françaises en 1754. De très nombreux chercheurs, dont Claude Perrault (2) et Marcel Trudel (3), ont noté la présence des surnoms et démontré leur variété sans en indiquer stricto sensu l’origine. Dans son Terrier du Saint-Laurent en 1674, Marcel Trudel rapporte que sur 2,435 noms de famille mentionnés, 28,7% ont un surnom. En 1663, il trouve que la proportion est de 29,52%. Cette diminution des surnoms semble contredire l’explication voulant que l’abondance des ’’dit’’ soit relié à l ‘arrivée des militaires en 1665. Nous reviendrons sur cette hypothèse. Les dictionnaires français de généalogie sont des plus laconiques en ce qui concerne les surnoms. Ils reconnaissent qu’occasionnellement on retrouve des patronymes dans la France profonde mais ne s’étendent pas sur le sujet. Le nom de guerre et le soldat francais Lorsqu’un soldat entre dans l’armée française, on lui attribue un surnom ou nom de guerre, par exemple Philibert Couillaud dit Roquebrune, soldat du régiment de Carignan (4). Ce surnom prend un caractère officiel. Il devient l’équivalent du numéro matricule. Les soldats sont reconnus par leurs noms, prénoms et noms de guerre. Dans le quotidien, le nom de guerre remplace le véritable patronyme surtout quand le soldat parle un dialecte ou le provençal. En l’absence de nom de guerre, on lui attribue le même que son nom. Ainsi en 1651, le soldat Antoine Beaufour dit Beaufour passe un marché pour la cuisson de galettes au fort de Saint-Louis de Québec (5). En 1716, les règlements militaires français exigent la présence d’un nom de guerre pour tous les simples soldats. L’attribution du surnom se fait de façons souple. Il peut s’agir du choix du soldat ou de celui du capitaine de la compagnie.(6) Lors de la Révolution américiane, la France envoya le régiment de Tourraine pour aider les rebelles américains. Une liste de ces soldats a été publiée.(7) Dans chaque compagnie, les surnoms commencent par la même lettre. Ainsi dans la compagnie Dugré, tous les soldats portent un surnom commençant par D, dans une autre compagnie ils commencent par B. Il est ainsi facile d’identifier à quelle compagnie appartient un soldat. De 1764 à 1768, la compagnie de Casaux du Régiment de Boulonnois-infantrie utilise des noms de légumes. Nous retrouvons ainsi les surnoms: Lartichaud, Lalétue, Lachicorée, Lecresson et Lecerfeuil. Le nom de guerre est une propriété individuelle. Le soldat ne le change pas facilement. Cela peut arriver quand le soldat est transféré de compagnie et que le surnom y est déjà en usage. En France, l’épouse du soldat va adopter son nom de guerre. Par contre, un fils de soldat porte toujours un surnom différent de celui de son père quand il sert dans l’armée. L’absence de surnom véritable est un signe de considération. Les officiers, les cadets, les volontaires et les gentilhommes n’en ont pas. André Corvisier soutient qu’un classement rigoureux des surnoms militaires est imposible.(8) Il établit cependant 7 catégories dont j’ai pu retrouver des exemples en Nouvelle France. 1) Prénoms et patronymes: le prénom, souvent précédé de Saint, on n’a qu’à penser aux Saint-Jean, Saint-Pierre, Saint-Louis et Saint-Marc. 2)Les surnoms d’origine. En 1688, on assiste au mariage de Jean Deslandes dit Champigny, soldat provenant de Champigny, archevéché de Paris. (9) L’année suivante, c’est au tour du soldat Robert Houy de Saint-Laurent, natif de la paroisse de Saint-Laurent des Orgeries, diocèse d’Orléans. (10) 3) Les surnoms rappelant le métier: Marien Taillandier dit Labeaume, soldat et chirurgien, passe un contrat de mariage en 1688.(11) 4) Une modification du nom: Le soldat Jacques Rivière dit Larivière se marie en 1699.(12) Le soldat Jean-Jacques Treillet dit Latreille meurt à la Conquête de la Nouvelle-France.(13) 5) Le passé militaire ou l’occupation du soldat: En 1699, le soldat Claude Panneton dit Lefifre passe une obligation devant notaire. (14) Le soldat Jacques Quena dit LaBatterie meurt en 1759 ainsi que trois soldats portant le surnom Lagrenade, tous grenadiers. Dans cette catégorie, on peut inscrire Merry Petit dit Latraversée. (15) 6) Les noms de végétaux et d’animaux: Il n’y a qu’à penser à tous nos Lafleur, Latulipe, Larose, Loiseau ou Létourneau ou à Jean Coton dit Fleurdesprés. (16) 7) Les noms faisant allusion à des caractéristiques personnelles: En voici quelques croustillants, Antoine Bonnet dit Prettaboire, (17), René Cruvinet dit Bas d’argent, (18), Jean Amarault dit Lafidélité, (19) Jacques Legendre dit Bienvivant, (20) Martial Paschal dit Brisefer, (21). Dans certains cas, le surnom améliore le patronyme original comme pour le soldat Jean de Lavacherie dit De Floriers. (22) André Corvisier a étudié les surnoms des soldats francais présents à l’hôpital des Invalides à Paris. J’en ai tiré quelques exemples. Tableau 1 Noms de guerre rencontrés dans les registres d’immatriculation des Invalides (Paris) et le nombre de soldats portant ce surnom. B – Beaulieu 294, Bellefleur 444, Beauséjour 247, Bellerose 486, Beausoleil 474, Bourguignon 539, Belair 538, Brin d’amour 359, Belhumeur 570 C – Champagne 583, Comtois 379, Chevalier 557 D – Desjardins 213, Delisle 132, Desrochers 196, Dubois 253, Desrosiers 186, Duplessis, 227 F – Flamand 92, Francoeur 659 G – GrandMaison 141 L – LaBonté 525, Lafortune 401, LaRose 1348, LaBrie 145, LaFrance 559, LaTour 345, LaChapelle 312, LaJeunesse 1183, LaVerdure 584, LaCroix 502, LaMarche 259, LaVigne 336, Lacombe 123, LaMontagne 491, LaViolette 1062, Ladouceur 642, LaMotte 224, Langevin 223, LaFlamme 122, Lapierre 610, Lespérance 761, Lafleur 1211, LaPlante 130, Lespine 251, Lafontaine 857, LaRivière 661, Lionnois 271, Laforest 484, LaRoche 486, Lorange 282 M – Maisonneuve 34, Montplaisir 232, Montigny 58 N – Narbonne 26, Nivernois 59, Noêl 20 P – Parisien 296, Prètaboire 140, Provençal 267 R – Richard 17, Robert 27, Rossignol 14 S – Sans Chagrin 558, St-Jean 1555, Sans Façon 290, St-Laurent 395, Sans Regret 361, St-Louis 841, Sans Soucy 891, St-Martin 889, St-Amand 345, St-Michel 389, St-Amour 348, St-André 378, St-François 490 T – Taillefer 2, Trompelamort 1, Tranchemontagne 187 V – Vadeboncoeur 416, Vincent 32, Villeneuve 217 Les cinq surnonms les plus fréquents sont Saint-Jean, Larose, Lafleur, Lajeunesse et Laviolette. Ce sont tous des noms de famille que nous retrouvons au Québec. Faisons un peu d’histoire militaire québécoise… Au début des années 1660, les menaces iroquoises se font pressantes sur la petite population de la Nouvelle-France. Le Roi de France décide d’envoyer le Régiment Carignan-Salières pour mater les amérindiens. Le Régiment de 1,000 hommes arrive à Québec au printemps 1665. Il comprend 20 compagnies composées d’un capitaine, d’un lieutenant, d’un enseigne, deux sergents, trois caporaux, cinq anspassades et 40 soldats. (23) Le Régiment de Carignan-Salières affronte sucessivement les iroquois et les hollandais de Schenectady, dans l’Etat de New York. En 1667, la paix est rétablie dans la région. On offre alors aux soldats de s’établir dans la colonie en leur octroyant des terres sur les berges du Saint-Laurent afin de devenir agriculteurs. Plus de 400 d’entre eux acceptent de rester. Ils forment une partie importante des ancêtres des Canadiens français. Louis XIV institue, en 1669, l’organisation officielle de la milice. Il n’y a plus de troupes régulières au pays mais une grande partie de la population a déjà servi sous les armes. L’esprit martial est encore présent. Tous les habitants du pays de 16 à 60 ans sont divisés en compagnies sous les ordres de capitaines, de lieutenants et d’enseignes. Les officiers du régiment de Carignan deviennent seigneurs. Les anciens soldats deviennent miliciens. Les nouveaux seigneurs continuent d’appeller les censitaires par leurs noms de guerre. Les soldats-censitaires transmettent leurs surnoms à leur épouses et à leurs enfants. Comme les fils ne servent pas dans l’armée régulière, ils n’ont pas à changé de surnom. En 1685, les miliciens canadiens, malgré leur efficacité, ne peuvent pas répondre à tous les besoins militaires de la colonie. Les autorités françaises décident donc d’envoyer ici en permanence 28 compagnies d’un détachement des Troupes de la Marine. On les nomme communément Compagnies franches de la Marine. Ces troupes avaient été créées en 1674 par le département de la Marine afin de défendre les navires et les colonies françaises. La solde de ces soldats provient de la Marine. Chaque compagnie est indépendante. La direction des différentes compagnies incombe au gouverneur-général de la Nouvelle-France. Chaque capitaine recrute 50 soldats français qui s’engagent pour une période de six ans. Après ce temps, les soldats peuvent retourner en France ou demeurer dans le pays. En tenant compte du rotation régulière des compagnies franches, on peut estimer à 300 le nombre de recrues qui arrivent chaque année dans la colonie. Les autorités vont faire tout ce qu’elles peuvent pour les retenir après 6 années de service. Comme il n’y avait pas de baraques pour les militaires avant 1750, les soldats étaient logés chez les habitants qui devaient pour une certaine somme s’occuper leurs invités. Les long hivers canadiens forcent les soldats à passer de longues heures près du feu à causer avec les jolies canadiennes. Aussi, n’est-il pas surprenant de voir le nombre élevé de mariages de soldats des Compagnies franches de la Marine avec des filles d’habitants canadiens. De 1685 à 1754, environ 21,000 militaires francais sont venus en Nouvelle-France. Si on évalue à 2500, le nombre de nouveaux patronymes dans la colonie, un soldat sur 8 aurait laissé un patronyme en Nouvelle-France. Durant la guerre de conquête, 1754-1759, les autorités francaises envoyent 14 régiments réguliers pour combattre les soldats anglais. Chaque régiment comprend 600 hommes. En comptant les 28 compagnies des troupes de la marine et les 14 régiments francais, on retrouve 10,080 soldats sur le territoire québécois. Selon René Jetté, 2,500 noms de famille québécois proviennent de cette période donc un soldat sur 4 nous aurait lêgué un patronyme. Que nous disent les actes notariés Grâce à la banque de données PARCHEMIN, nous avons étudié plus de 2,000 occurences de soldats francais dans les actes notariés. Voici deux petits tableaux qui résument la situation. Tableau 2 – Actes notariés impliquant des militaires Grade; nombre d’actes; dit(a); Pourcentage Soldat: 1609, 927, 57% Caporal: 125, 104, 83% Sergent: 614, 378, 61% a) Actes notariés dans lesquels le militaire porte un nom de guerre. Tableau 3 – Contrats de mariage impliquant des militaires Grade; nombre d’actes; dit(a); Pourcentage Soldat: 498, 248, 50% Caporal: 40, 26, 65% Sergent: 149, 55, 37% a) Actes notariés dans lesquels le militaire porte un nom de guerre. Nous voyons clairement, que plus de la moitié des militaires qui passent des actes notariés possèdent un nom de guerre. Il faut se rappeller que de nombreux soldats ont attendu d’être démobilisés pour se marier. Un exemple florissant… Parmi les patronymes les plus fréquents au Québec, on retrouve le nom de Lafleur. René Jetté a trouvé plus de 60 patronymes avec ce surnom. Dans le tableau qui suit, nous listons tous les soldats portant le surnom Lafleur et qui sont venus en Nouvelle-France. Nous indiquons le patronyme d’origine, la date de la première présence au pays et la compagnie à laquelle l’individu appartenait. Tableau 4 – Présence en Nouvelle-France de 68 soldats portant le nom de guerre Lafleur Berniac dit Lafleur, François: 1755, régiment de La Reine Biroleau dit Lafleur, Pierre: 1700, Compagnie de Duluth, Compagnie Franche de la Marine, (CFM) Bonfretil dit Lafleur, Guillaume: 1687, compagnie de Contrecoeur, Régiment de Carignan-Salières Bonin dit Lafleur, René: 1699, compagnie de Maricourt, (CFM) Brault dit Lafleur, Pierre: 1697, compagnie de Jordy, (CFM) Brousson dit Lafleur, François: 1693, compagnie de Crisafy, (CFM) Coste dit Lafleur, Jean: 1756, compagnie Ducros, régiment Royal Roussillon Couc dit Lafleur, Pierre: 1657, soldat et interprète Coussy dit Lafleur, Pierre: 1699, Compagnie de Leverrier, (CFM) Darbois dit Lafleur, Jean: 1667, sergent, Compagnie de Sorel, Régiment de Carignan-Salières Darochenu dit Lafleur, Jean, 1754, Compagnie Dumas, Fort Beauséjour. De Lasse de Lafleur, Jean: 1686, compagnie Dumesnil, (CFM) Delgelun dit Lafleur, Dominique: 1756, compagnie de Bourget, régiment Royal Roussillon Deveze dit Lafleur, Dominique: 1756, compagnie Letang de Celles, régiment de La Sarre Dionet dit Lafleur, Jean: 1688, caporal, compagnie de Meloizes, (CFM) Doublaix dit Lafleur, Antoine: 1755, compagnie de Reinepont, Régiment du Languedoc Estu dit Lafleur, George: 1699, Compagnie de Muy, (CFM) Feradou dit Lafleur, Jean-Joseph: 1756, compagnie de Laferte, régiment de La Sarre Fleuret dit Lafleur, Jean: 1730, compagnie de Rigaud, (CFM) Francaus dit Lafleur, François: 1703, soldat Fresnau dit Lafleur, François: 1697, compagnie de Bergères, Michillimakinac Grand dit Lafleur, Antoine: 1756, compagnie de Duparquet, régiment de La Sarre Gruet dit Lafleur, Charles: 1728, soldat Horieux dit Lafleur, René: 1665, compagnie de Lafreydière, Régiment de Carignan Salières Houinche dit Lafleur, Jean-Baptiste: 1756, compagnie de Valette, régiment Royal Roussillon Jacome dit Lafleur, Pierre: 1755, compagnie de Matissard, Régiment du Languedoc Jacques dit Lafleur de Morlais, Laurent, 1699, compagnie Merville Jobin dit Lafleur, Guillaume: 1757, Régiment de Berry Labarthe dit Lafleur, Jean: 1756, compagnie de Bassignoce, régiment Royal Roussillon Lafleur, ??, 1755, compagnie de Saint-Félix, Régiment du Berry Lafleur, ??, 1703: compagnie de Lagrois Lafleur: ??, 1755, compagnie Denoes, Régiment de la Reine Lafleurdemorlay, Laurent, 1699, Compagnie de Merville Lalumaudière dit Lafleur, François: 1713, Compagnie de Martigny, (CFM) Lavallée dit Lafleur,Pierre: 1755, compagnie de Foulhiac, Régiment du Berry Lecomte dit Lafleur, Pierre: 1708, compagnie de Montigny, (CFM) Meuitt dit Lafleur, Bernard: 1756, compagnie de Villar, régiment de La Sarre Meunier dit Lafleur, Gervais: 1700, compagnie de Meloise, (CFM) Montet dit Lafleur, Pierre: 1702, compagnie de Lagroix, (CFM) Pariot dit Lafleur, Léonard: 1722, compagnie de Gannes, (CFM) Pavie dit Lafleur, Charles: 1714, compagnie de Levillier, (CFM) Pemonte dit Lafleur, Pierre: 1705, compagnie Dumesnil, (CFM) Pepie dit Lafleur, Daniel: 1709, sergent, compagnie de Cabanac, (CFM) Perdits dit Lafleur, Guillaume: 1756, compagnie de Cormier, Régiment de Guyane Perrier dit Lafleur, Jean: 1669, compagnie de Brisadière, Régiment de Carignan-Salières Perrin dit Lafleur, Pierre: 1698, soldat Pinsonnault dit Lafleur, François: 1673, compagnie de Saint-Ours, Régiment de Carignan-Salières Pipy dit Lfleur, Guillaume, 1748, Troupes de l’Île Royale Piquet dit Lafleur, Joseph: 1706, compagnie de Muy, (CFM) Poidevin dit Lafleur, François: 1733, compagnie de Lafresnière, (CFM) Poirier dit Lafleur, Pierre: 1707, compagnie De Lorimier, (CFM) Prevost dit Lafleur, François: 1755, soldat, Régiment du Languedoc Puiol dit Lafleur, Joseph: 1734, compagnie de Perigny, (CFM) Renard dit Lafleur, Nicolas: 1756, compagnie de Rouyn, régiment Royal Roussillon Richard dit Lafleur, Guillaume: 1674, sergent de la garnison Robert dit Lafleur, Jean Antoine: 1756, compagnie de Duprat, régiment de La Sarre Robert dit Lafleur, Jean: 1756, compagnie de Aureillan, régiment Royal Roussillon Robin dit Lafleur, Guillaume: 1757, soldat, Régiment du Berry Rolland dit Lafleur, François: 1706, compagnie de Manthet, (CFM) Roussel dit Lafleur, François: 1756, compagnie de Rouyn, régiment Royal Roussillon Siret dit Lafleur, René: 1670, compagnie de Montou, Régiment de Carignan-Salières Tessier dit Lafleur, Jean: 1756, compagnie de Beauclair, régiment de La Sarre Triolet dit Larivière dit Lafleur, Jacques: 1701, Compagnie Leverrier, (CFM) Troge dit Lafleur, Jean: 1748, compagnie de Saint-Ours, (CFM) Turpin dit Lafleur, François: 1650, soldat du camp volant Vermis dit Lafleur, Joseph: 1756, compagnie de Estors, régiment Royal Roussillon Ville dit Lafleur, François: 1756, compagnie de Domir, régiment de La Sarre Comme vous pouvez le remarquer, il n’y a jamais deux soldats Lafleur dans la même compagnie. Sans connaître la descendance de chacun, on peux penser que la majorité des Lafleur de la province ont un ancêtre militaire. Conclusion… Cette conclusion se veut plutôt une invitation à un débat sur l’impact des surnoms militaires à la patronymie québécoise. En voici les grands points: Les soldats francais recoivent un surnom lors de leur entrée dans l’armée. Ces surnoms sont idividuels. En France, ils ne se transmettent pas de père en fils. Sous le régime francais, près de 30,000 soldats ont foulé le sol de la Nouvelle-France. Les autorités ont tout fait pour inciter ces militaires à s’intégrer dans la société. Nous estimons que plus de 70% de tous nos ancêtres francais étaient militaires à leur arrivée au pays. La Nouvelle-France constitue une société quasi militaire. Les anciens militaires, devenus miliciens, servent sous leurs anciens officiers, devenus seigneurs. Ces mêmes seigneurs continuent d’appeller leur censitaires par leurs noms de guerre. Les noms de guerre se transmettent de père en fils, les fils ne servant pas dans l’armée mais dans la milice. D’après nous, les noms de guerre des militaires francais venus en Nouvelle-France constituent la grande majorité de tous les sobriquets que l’on retrouve dans la province de Québec. NOTES 1. René Jetté, Traité de généalogie, Presse de l’Université de Montréal, 1991. 2. Claude Perrault, Les variantes des noms propres et des prénoms et leurS surnoms, Loisirs St-Édouard, Inc, 1981-1982. 3. Marcel Trudel, Du “dit” au “de”, noblesse et roture en Nouvelle-France, in Mémoires, Société généalogique canadienne-française, 4. René Jetté Dictionnaire généalogique des familes du Québec, Les Presses de l’ Université de Montréal, 1983. 5. Notaire Audouart dit Saint-Germain, 22 septembre 1651. 6. André Corvisier, L’Armée française de la fin du XVIIe siècle au ministère Choiseul: le soldat, Paris, 1964, 2 volumes. 7. Les combattants français de la guerre américaine, 1778-1783, Washington, Imp. Nationale, 1905, 453p. 8. André Corvisier, op.cit. 9. Notaire Antoine Adhémar, 17 juin 1688. 10. Notaire Trottain dit Saint-Seurin, 12 avril 1689. 11. Notaire M. Moreau, 7 janvier 1688 12. Notaire Antoine Adhémar, 26 janvier 1699. 13. Les héros de 1759 et 1760 inhumés au cimetière de l’Hôpital-Général de Québec, Rapport de l’Archiviste de la Province de Québec, 1920-1921. 14. Notaire Chamballon, 8 avril 1699. 15. Notaire H. Bourgine, 24 janvier 1690 16. Notaire G. Roger, 25 janvier 1699. 17. Notaire Claude Maugue, 27 juillet 1689. 18. Notaire Claude Maugue, 19 septembre 1686. 19. Les héros…, op.cit. 20. Notaire J. Cusson, 20 avril 1694. 21. Notaire A. Adhémar, 1er août 1699 22. Notaire G. Rageot, 4 mars 1668. 23. Extraits les plus parlants provenant du livre de André Corvisier, L’Armée française de la fin du XVIIe siècle au ministère Choiseul: le soldat, Paris, 1964, pp 1049 à 1058. 24. Jack Verney, The Good regiment: the Carignan-Salières Regiment in Canada, 1665-1668, Montréal, McGill-Queen’s University Press, 1991. 25. Jay Casell, The Troupes de la Marine in Canada, 1683-1760: men and material, Thèse de doctorat, University of Toronto, 1988. Christopher J. Russ, Les Troupes de la Marine, 1683-1713, mémoire de maîtrise, Université McGill, 1971 Soldat Sanspareil 2ème bataillon du régiment de la Sarre Vive le Roy! http://www.regimentdelasarre.ca http://www.tagtele.com/videos/voir/46581 http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-rapatriement-des-armoiries-royales-de-france.qc Un peuple qui n'enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité

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    Claude Jean
    - 18 Mai 2010 à 09:13:33

    http://members.tripod.com/Ahura_Mazda/fjcindexvar.html LE SITE DU FORT JACQUES-CARTIER INTRODUCTION Le 13 septembre 1759, l’armée française en déroute à la suite de la bataille des Plaines d’Abraham regagne ses retranchements pendant qu’un groupe de 200 miliciens s’oppose en vain héroïquement, au prix de leurs vies, aux poursuivants britanniques qui tentent ainsi de profiter de leur victoire. Le 18, Québec ayant capitulé, l’armée française se replie sur la rivière Jacques-Cartier où le Chevalier de Lévis ordonne la construction d’une fortification de campagne : le fort Jacques-Cartier. C’est de là qu’en avril 1760 les troupes françaises, fortes de 7 000 hommes, s’ébranlent en vue de reprendre la capitale de la Nouvelle-France. Cette tentative sera un échec. De retour au fort, Lévis en confie le commandement au lieutenant d’Alberghetti qui dispose de cinquante réguliers et de cent cinquante miliciens; le fort capitule le 10 septembre 1760 après un court échance de feu avec les sept cents hommes du colonel Fraser qui y poste une cinquantaine de réguliers. Après le traité de Paris, en 1763, le site est définitivement délaissé comme poste militaire. UN SITE ET UNE FORTIFICATION DE CAMPAGNE À PRÉSERVER L’intérêt et la valeur du fort Jacques-Cartier lui vient de plusieurs facteurs que nous nous efforcerons de cerner brièvement ci-dessous. Sis à l’embouchure de l’impressionnante rivière Jacques-Cartier, le site a de tout temps suscité l’admiration. En cet endroit, les abords du cours d’eau forment une véritable frontière naturelle qui explique, en plus de la proximité de la capitale de Nouvelle-France, pourquoi le Chevalier de Lévis choisit ce site afin d’y établir un poste qui servirait de tête de pont à son armée. Déjà, en 1535, Jacques Cartier y aurait fait un arrêt; la légende prétend même qu’il aurait fait graver sur une pierre qui reposait au centre de l’embouchure de la rivière et disparue aujourd’hui l’année de son passage en ce lieu. UNE VALEUR HISTORIQUE INDÉNIABLE Il ne fait aucun doute que le site du fort Jacques-Cartier, en association avec la maison Piché (erronément appelée aujourd'hui le Manoir Allsopp), revête une grande valeur historique pour la région de Portneuf ainsi que pour tout le pays. Point d’appui pour les partis français qui harcelèrent les conquérants anglais occupant les environs de Québec durant tout l’hiver de 1759-1760, point de rassemblement des ressources militaires et des troupes françaises durant la même période en prévision de la bataille de Sainte-Foy du 28 avril 1760, puis champ de bataille le 10 septembre 1760, le site du fort Jacques-Cartier a joué un rôle crucial dans la tentative de maintenir existante la Nouvelle-France comme bastion français en Amérique du nord. D’autre part, la nature de lieu de villégiature estivale que le site prit sous les Allsopp, famille seigneuriale qui préserva ces lieux presque intacts jusqu’à nos jours, donne toute sa richesse au site. UN PATRIMOINE ARCHITECTURAL MILITAIRE UNIQUE Sur le plan de l’architecture, le fort Jacques-Cartier représente la seule fortification de campagne ou ouvrage militaire de la période française qui soit demeurée intacte et qui demeure accessible à la recherche. Il occupe le sommet d’un promontoire du côté ouest de la rivière du même nom, une position stratégique dominante. Contrairement aux autres fortifications mises en valeur par le gouvernement du Canada, le fort Jacques-Cartier n’a connu aucun remaniement sous l’occupation anglaise; il fut très rapidement abandonné et laissé sans occupation. Faite de terrassements, on y observe encore la banquette, les merlons et les embrasures. Le fossé est encore très perceptible entre le manoir Allsopp et le terrassement de façade. Bien que d’autres fortifications de ce type aient existé (le fort Lévis qui s’élevait sur un îlot dans le cours du Saint-Laurent, au sud de Montréal, aurait été en grande partie détruit lors de la mise en place de la voie maritime), il semble que le fort Jacques-Cartier en demeure le seul témoin vibrant non seulement au Québec mais aussi au Canada tout entier. UN TÉMOIN ARCHÉOLOGIQUE EXCEPTIONNEL Sur le plan archéologique, le site présente un intérêt majeur puisque des fouilles permettraient de recueillir un nombre impressionnnant d’informations inédites sur ce type de fortifications rarissime. Il est à noter que nous ne connaissons pas de recherches spécifiques à ce genre de construction aussi bien en Europe qu’en Amérique. Nos seules connaissances se bornent aux traités militaires théoriques qui abordent la manière de construire des ouvrages de campagne. Au-delà, nous ne possédons aucun élément de comparaison entre ceux-ci et la pratique réelle sur le terrain. Déjà, des observations faites sur le terrain par l’archéologue Carl Lavoie, mettent en relief certaines caractéristiques architecturales particulières au fort Jacques-Cartier. D’autre part, rappelons que l’occupation du site fut de brève durée. Les artefacts qui s’y trouvent peuvent être étudiés dans une perspective chronologique en vue de servir de repère précis pour la datation de certains niveaux archéologiques sur d’autres sites dont l’occupation fut beaucoup plus longue. Il s’agit là d’un cas exceptionnel dont la science historique ne pourrait supporter la perte. Soulignons que les abords de la rivière, en contrebas du fort, recèlent un potentiel archéologique industriel relatif au moins au XIXe siècle. La terrasse fluviale qui s’y trouve pourrait comporter les traces d’une occupation amérindienne. La création, in situ ou à proximité de la rivière Jacques-Cartier, d'un centre d’interprétation et de documentation sur ce type de fortifications, sur la guerre de «Sept ans», sur les miliciens en Nouvelle-France, sur l'histoire portneuvoise ainsi que sur la villégiature aristocratique valoriserait énormément le site et la région de Cap-Santé au point de vue touristique. UN ENVIRONNEMENT NATUREL EXCEPTIONNEL Le lieu où s’élèvent le manoir Allsopp et le fort Jacques-Cartier constitue un site exceptionnel. Des études conduites notamment dans les années 1960 et 1970 semblent confirmer la valeur du site au point de vue écologique et naturel. Ainsi le boisé hébergerait en partie une flore local endémique; aux dires de l’un des anciens propriétaires un couple de faucons pélerins y aurait élu domicile. Le site offre également un panorama extraordinaire sur le Saint-Laurent et sa rive sud on y voit entre autre la Pointe-à-Platon. UN PIVOT RÉCRÉOTOURISTIQUE ET ÉCONOMIQUE ORIGINAL Ce site se situe en outre à un emplacement stratégique, si nous pouvons parler ainsi. La rivière Jacques Cartier rassemble en cet endroit plusieurs atouts importants : passe migratoire pour les salmonidés, parc riverain, point de départ de la visite de la rivière vers le coeur de Portneuf et porte d’entrée de la région de Québec, etc... CONCLUSION Comme vous pouvez le constater, le site du fort Jacques-Cartier est une richesse patrimoniale considérable. Il est à espérer que dans un avenir rapproché ce bien culturel classé en 1978, joyau du génie architectural militaire français, deviendra accessible à toute la population du Québec pour la célébration du 250e anniversaire de sa construction en l'an 2009. Carl Lavoie, archéologue Soldat Sanspareil 2ème bataillon du régiment de la Sarre Vive le Roy! http://www.regimentdelasarre.ca http://www.tagtele.com/videos/voir/46581 http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-rapatriement-des-armoiries-royales-de-france.qc Un peuple qui n'enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité.

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    Claude Jean
    - 18 Mai 2010 à 09:13:23

    http://grandquebec.com/capitale-quebec/monument-braves/ Monument aux Braves Le monument aux Braves est érigé à l’endroit où se situait jadis le moulin Dumont, lieu de la bataille de Sainte-Foy entre les armées française et anglaise le 28 avril 1760. Ce monument fut dévoilé le 19 octobre 1863. En 1908, la Commission du complexe des Champs–de–Bataille fait l’acquisition du petit parc autour du monument qui devient une annexe du parc des Champs–de–Bataille proprement dit. C’est la Société Saint–Jean–Baptiste de la ville de Québec qui met sur pied un comité afin d’ériger un monument à la mémoire des hommes tués lors de la bataille de Sainte-Foy. La cérémonie du début des travaux coïncida avec l’arrivée de La Capricieuse, premier navire militaire français à pénétrer dans le port de Québec depuis la Conquête, le 18 juillet 1855. C’est le capitaine du navire qui posa la première pierre. La statue de Bellone, déesse romaine de la Guerre, installée au sommet du monument, est un don du français Jérôme Napoléon. http://www.ccbn-nbc.gc.ca/_fr/histoire.php Le parc des Braves a quant à lui une superficie de six hectares. C'est à cet endroit que se déroula la fameuse bataille de 1760, opposant Lévis et Murray. On peut apercevoir sur son territoire : le monument dédié aux Braves de 1760, une terrasse, deux kiosques, une plaque commémorative et des panneaux d'interprétation. Le monument des Braves dédié aux soldats français morts à la bataille de Sainte-Foy, le 28 avril 1760, est une propriété publique. Ce monument national a été exécuté par Charles Baillargé. D'une hauteur de 75 pieds (22 mètres), il consiste en une colonne de fonte cannelée. Tout en haut, la statue de Bellone, déesse romaine de la guerre, mesure 10 pieds (3 mètres) de hauteur. Sur les façades du piédestal, on retrouve une plaque au nom de Lévis, une autre au nom de Murray et une reproduction du moulin Dumont. Sur la dernière façade, on y retrouve une inscription dédiée aux braves. Des papiers et des ossements de soldats morts au combat reposent dans le socle du monument. Le 28 avril 2010 pour le 250ème anniversaire de la victoire de Lévis rendez hommage à vos ancêtres en visitant ce monument Soldat Sanspareil 2ème bataillon du régiment de la Sarre Vive le Roy! http://www.regimentdelasarre.ca http://www.tagtele.com/videos/voir/46581 http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-rapatriement-des-armoiries-royales-de-france.qc

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    Origine de la chanson à la claire fontaine et les soldats de Montcalm
    - 18 Mai 2010 à 09:13:21

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    Claude Jean
    - 18 Mai 2010 à 09:13:07

    Le rôle du corps expéditionnaire métropolitain dans la victoire de Sainte-Foy (28 avril 1760) et la défense de la Nouvelle-France La bataille des Plaines d’Abraham, qui provoqua la capitulation de Québec en septembre 1759 et fut le prélude à la fin de la Nouvelle-France consommée l’année suivante, à Montréal, par la plume du gouverneur général, le marquis de Vaudreuil, symbolise l’échec du corps expéditionnaire français et notamment ses difficultés d’adaptation au théâtre d’opérations nord-américain et à la guerre à la canadienne. L’événement a été abondamment commémoré en 2009 sur les lieux des combats, non sans débat sur la portée à donner à la mémoire de la guerre de la Conquête, mais également en France où le Service historique de la Défense a organisé une journée d’études sur la guerre de Sept Ans en Nouvelle-France (1754-1760), dont les actes paraîtront au cours de l’année 2010. Cependant, cette cinglante défaite ne doit pas faire oublier les nombreux succès remportés au Canada grâce à la contribution décisive des troupes envoyées de métropole entre 1755 et 1758, dont le combat de Carillon, le 8 juillet 1758, est l’épisode le plus célèbre. Même après la mort de Montcalm et la perte de Québec, l’armée commandée avec le titre de maréchal de camp par le chevalier François-Gaston de Lévis, bien que débordée par les effectifs très supérieurs déployés par l’Angleterre, restait redoutable comme le prouva la victoire de Sainte-Foy, dite aussi seconde bataille des Plaines d’Abraham, remportée le 28 avril 1760 et dont le 250e anniversaire sera commémoré en 2010. Cette bataille pour rien, dont l’issue fut rendue vaine par l’arrivée de renforts anglais et la levée du siège de Québec, a donné lieu à de nombreux témoignages qui, joints aux archives administratives des unités, permettent de connaître dans le détail la constitution du corps expéditionnaire français, ses relations avec les troupes locales et son rôle dans les campagnes menées en Nouvelle-France. 1 Ce document a été publié par l’abbé H.-R. Casgrain dans Relations et journaux de différentes expéd(…) 2 SHD/DAT, A1 3574, no 32 à 34. 3 SHD/DAT, 6 M L I C 255. 4 Sur le ministère de Belle-Isle, voir notamment : Sarmant (Thierry dir.), Les ministres de la Guerr(…) 5 SHD/DAT, A13574, no63. 2Le volume 3 574 de la sous-série A1 des archives de la Guerre, consacré aux minutes et aux lettres reçues relatives au Canada pour l’année 1760, comprend une relation du combat et du siège qui a suivi par le chevalier de Lévis, écrite de la main de son secrétaire. Non datée, elle a vraisemblablement été composée dans les derniers jours de mai 1. Cette relation, qui comporte un état des pertes 2, est accompagnée de pièces annexes dont un ordre de bataille de l’armée française, qui illustre la manière dont les différents types de troupes la composant étaient employées, auquel s’ajoutait à l’origine un plan de la bataille et des environs de Québec qui a été extrait du registre pour être joint aux collections de cartes constituant l’atlas historique du Dépôt de la guerre 3. Il est possible que ces documents aient été expédiés en plusieurs exemplaires à la cour, sous forme de duplicatas, soit simultanément par des voies distinctes, soit à des dates différentes, comme les responsables de la colonie en avaient pris l’habitude pour augmenter les chances de voir leurs missives parvenir à Versailles et dans les meilleurs délais, malgré les risques et la durée de la traversée transatlantique. Ces pièces sont adressées au maréchal-duc de Belle-Isle, secrétaire d’État de la Guerre depuis mars 1758 4. On ne sait quand celui-ci les a reçues, mais il est certain que la cour ne fut pas informée des circonstances du combat avant la fin du mois de juin 1760, puisque Belle-Isle demandait le 24 juin au maréchal de Broglie, commandant en chef en Allemagne, de célébrer la victoire par des réjouissances et un Te deum en précisant que la nouvelle en était arrivée le 22 juin sans plus de détail 5. Le dernier sursaut 3Quelle est la situation à laquelle les défenseurs de la colonie doivent faire face en ce début d’année 1760 ? La capitulation de Québec, signée le 18 septembre 1759, a accéléré le repli des positions françaises après plusieurs années durant lesquelles les Britanniques avaient subi de notables échecs. La montée en puissance de l’effort de guerre consenti par l’Angleterre de William Pitt a permis aux généraux britanniques de passer à l’offensive de façon coordonnée le long des trois principaux axes de pénétration menant à Montréal : le cours du Saint-Laurent depuis les grands Lacs, où les Anglais ont pris le fort Frontenac en 1758 et Niagara en 1759, la voie passant depuis Albany par l’Hudson, le lac Champlain et la rivière Richelieu, où les forts Carillon et Saint-Frédéric ont dû être abandonnés par les Français, et la vallée du Saint-Laurent, sur laquelle la marine anglaise dispose d’une maîtrise presque totale depuis qu’elle s’est emparée de Louisbourg en 1758, maîtrise consacrée par la prise de Québec. Cette triple menace, contre laquelle ne peut être opposée que la mise en défense de nouvelles positions comme celle de l’Île-aux-Noix, confiée à Bougainville, fait craindre à Vaudreuil et à Lévis que la campagne de 1760 n’aboutisse à l’effondrement de la colonie, quelle que soit l’issue des demandes de renfort adressées à la cour. C’est pourquoi ils décident de consacrer le plus de forces possible à une expédition lancée dès la fonte des glaces pour tenter de reprendre Québec, dans l’espoir de retarder l’échéance jusqu’à ce qu’une paix négociée permette la survie de la Nouvelle-France, assortie de nouvelles frontières. 6 Voir notamment : Waddington (Richard), La guerre de Sept Ans. Histoire diplomatique et militaire,(…) 7 Projet Montcalm (dirigé par Marcel Fournier), Société généalogique canadienne-française, Montréal.(…) 4Au-delà du déroulement des opérations, étudié par de nombreux ouvrages 6, les archives conservées à Vincennes permettent de comprendre l’évolution des forces dont disposaient le gouverneur général et le général en chef durant la guerre de Sept Ans, et plus précisément la manière dont Lévis les a utilisées en avril 1760. La connaissance du corps expéditionnaire français, et plus largement de l’ensemble des forces françaises présentes au Canada, a par ailleurs été notablement approfondie par la parution en 2009 de l’ouvrage collectif Combattre pour la France en Amérique. Les soldats de la guerre de Sept Ans en Nouvelle-France (1755-1760) 7. Il s’agit là d’un dictionnaire biographique des soldats et officiers dont la synthèse constitue une véritable somme qui permet de mettre en perspective les informations livrées par Lévis pour l’année 1760. L’armée de Lévis 5Les bataillons de troupes de terre successivement envoyés par le département de la Guerre pour s’opposer aux régiments de ligne engagés par l’Angleterre n’étaient qu’une composante des troupes défendant la colonie. Celles-ci comprenaient également les compagnies franches de la marine, dites troupes de la colonie, les milices canadiennes et les alliés amérindiens. 8 Ces chiffres sont extraits de l’ouvrage Québec, ville militaire (1608-2008), Montréal, Art Global,(…) 6Le Canada disposait en 1760 de huit bataillons de troupes de terre : les 2es bataillons des régiments de Béarn, Guyenne, Languedoc et La Reine combattent en Nouvelle-France depuis 1755 et la venue de l’expédition menée par le baron de Dieskau, les 2es bataillons des régiments de La Sarre et Royal-Roussillon accompagnent Montcalm en 1756, et les 2e et 3e bataillons du régiment de Berry les rejoignent en 1757. Composés à leur arrivée de plus de 500 officiers et soldats chacun, ces bataillons ne totalisent plus, du fait des pertes non compensées par des arrivées de recrues insuffisantes et de divers détachements, que 3 200 hommes au moment où ils combattent à Sainte-Foy, dont 500 grenadiers 8. Ils sont accompagnés d’officiers du génie et de détachements du régiment Royal-Artillerie. Les troupes de la marine, organisées en 40 compagnies franches de 65 hommes commandées par des officiers canadiens pour la plupart, dépendent du secrétaire d’État de la Marine. Elles constituent les seules troupes réglées présentes de façon pérenne au Canada ; de ce fait, elles pratiquent volontiers la guerre à la canadienne. Lévis les a rassemblées en deux bataillons de 450 hommes chacun. Les miliciens venant essentiellement de Montréal et des environs de Québec, experts dans les méthodes de la « petite guerre » et moins adaptés au combat à l’européenne, mais dont Lévis a appris à exploiter au mieux le potentiel en les faisant combattre pour partie au côté des bataillons de lignes, contribuent aux effectifs engagés à hauteur de 2 750 hommes, dont environ 200 cavaliers constituant l’unique troupe montée de l’armée française. Enfin, les Amérindiens, de moins en moins enclins à combattre aux côtés d’alliés dont ils ne peuvent que constater l’affaiblissement, sont moins de 300 à participer à l’expédition quand ils étaient près de 1 800 lors de la prise du fort William-Henry en 1757. L’armée française aurait donc compté au total 7 150 hommes. 9 Conflits de société au Canada français pendant la guerre de Sept Ans et leur influence sur les opé(…) 7L’ordre de bataille adressé par Lévis à la cour, qui prévoit différents cas de figure (disposition en ligne, en colonnes, campement, combat dans les bois), ne porte aucune date. Il est très proche de celui qui a effectivement été adopté lors de la bataille de Sainte-Foy, sans lui être totalement comparable comme on peut s’en rendre compte grâce aux relations laissées par différents acteurs. Sur un champ de bataille encore en partie recouvert de neige, Lévis, en dépassant l’opposition entre Vaudreuil et Montcalm qui avait cristallisé les antagonismes existant entre les conceptions des officiers métropolitains et canadiens 9, cherche à exploiter au mieux les points forts des différents types de combattants et des diverses unités qu’il a sous son commandement. Au lieu d’être placés dans la ligne comme des troupes professionnelles, au risque de se débander comme ce fut le cas lors de la défaite des Plaines d’Abraham, les miliciens sont en effet formés en pelotons placés devant ou à l’appui des bataillons de ligne, de terre ou de la marine, réunis deux par deux pour former en tout cinq brigades. Les miliciens de Montréal sont gardés en réserve, de même que les cavaliers et les Amérindiens. L’objectif est d’opposer au feu des régiments de ligne anglais des unités combinant la discipline et la manœuvrabilité des troupes réglées et les qualités de tirailleurs et l’impétuosité des miliciens. Un combat longtemps incertain 8Le succès de cette formule fut favorisé, il est vrai, par la nette supériorité numérique dont bénéficia l’armée française le jour du combat, puisque les effectifs anglais sortis de Québec à sa rencontre ne dépassaient pas 3 400 hommes 10. Cet avantage permit, après environ deux heures d’une lutte longtemps incertaine, de déborder la droite anglaise et de provoquer ainsi la déroute de toute l’armée du gouverneur James Murray, appuyée pourtant par 22 pièces d’artillerie contre seulement trois du côté français. Si les unités régulières constituèrent le fer de lance du dispositif français, les bataillons de la gauche et notamment leurs grenadiers ayant cruellement souffert du canon et du feu ennemis, les miliciens jouèrent un rôle important lors de l’assaut qui décida, sur la droite, du succès de la journée. Les Anglais furent poursuivis jusque sous les murs de la place par des combattants si épuisés « que les troupes, écrit l’intendant Bigot, en les poursuivant la bayonette au bout du fusil, les touchoient presque sans pouvoir les en percer » 11. Les Anglais perdirent d’après Murray 1 124 hommes dont 283 tués, tandis que les états adressés à la cour de Versailles évoquent 193 officiers et soldats tués et 641 blessés du côté français. Ces chiffres importants témoignent de l’âpreté du combat ; converties en pourcentage des effectifs engagés (33 et 12 %), ces pertes sont tout à fait conformes à celles provoquées par les batailles du théâtre européen 12. 10 Les Anglais avaient pu préparer leur défense, grâce notamment à la mésaventure d’un canonnier rela(…) 11 Lettre à Bougainville du 2 mai 1760 (AN, 155 AP 2, dossier 1, pièce 205). Vaudreuil ajoute : « Cet(…) 12 Voir notamment : Szabo (Franz A. J.), The Seven Years War in Europe, 1756-1763, Pearson, 2008 ; Pa(…) 13 François-Charles Bourlamaque est alors brigadier, voir : Bodinier (Gilbert), Dictionnaire des offi(…) 9Lévis s’exposa sans frein au cours de l’action, mais contrairement à son second Bourlamaque, dont l’état des pertes indique qu’il eut une « partie du gras de jambe coupé par un boulet de canon » 13, il fut plus heureux que Montcalm et Wolfe ne l’avaient été l’année précédente. Le jour même, la tranchée fut ouverte devant Québec. Mais Lévis ne disposait pas des moyens nécessaires à un siège en règle et il devint rapidement évident que le sort de la ville dépendrait des renforts attendus par les deux camps. La flotte britannique ayant été la première à se présenter, l’armée française jugea sa position intenable et le siège voué à l’échec, et se retira le 17 mai. La dernière occasion de relancer le cours de la guerre au Canada avait été perdue. La fin de la Nouvelle-France 10La suite de la campagne, malgré une défense active, et parfois acharnée comme au Fort-Lévis, mais bientôt sans illusion, dans laquelle le rôle des troupes réglées s’accrut au fur et à mesure que les miliciens étaient contraints par l’occupation anglaise à renoncer au combat, fut tout à l’avantage des trois armées britanniques qui reprirent leur progression et purent opérer leur jonction devant Montréal, où Vaudreuil signa la capitulation générale de la colonie le 8 septembre 1760 14. Le général Jeffery Amherst refusa les honneurs de la guerre aux troupes de Lévis et exigea qu’elles ne servent plus jusqu’à la fin de la guerre, ce qui décida les officiers français à brûler les drapeaux que les bataillons avaient apportés au Canada. Ce sont ainsi entre 3 000 et 4 000 personnes, comprenant les troupes de terre et celles de la marine mais également les officiers et soldats du génie et de l’artillerie, des matelots ainsi que les femmes, enfants et domestiquées qui étaient passés en Nouvelle-France à la suite des troupes, qui furent embarqués à Québec sur des navires de la Royal Navy pour être rapatriées en France, où elles arrivèrent en novembre et décembre 1760. 14 Sur les suites de la guerre de Sept Ans et les négociations qui aboutirent au traité de Paris de17(…) 15 Combattre pour la France en Amérique, op.cit., p. 94. 11Malgré l’emploi efficacement combiné sur le terrain du corps expéditionnaire métropolitain et des forces disponibles dans la colonie, l’effort consenti par la cour aura finalement été insuffisant en comparaison des effectifs de terre et surtout des forces navales britanniques envoyés sur le théâtre d’opérations canadien, sur lequel la maîtrise du Saint-Laurent restait essentielle. Mais la perte de la Nouvelle-France ne signifia pas le retour en Europe de toutes les troupes venues combattre pour la colonie puisque, en plus d’un certain nombre de soldats des compagnies franches, environ 600 soldats des troupes de terre qui s’étaient mariés au Canada pendant la guerre décidèrent de s’y établir 15, montrant la force des interactions et des liens qui s’étaient noués entre les troupes réglées, la terre qu’ils avaient défendue et la société canadienne. Notes 1 Ce document a été publié par l’abbé H.-R. Casgrain dans Relations et journaux de différentes expéditions faites durant les années 1755-56-57-58-59-60, Québec, L.-J. Demers, 1895, p. 219. 2 SHD/DAT, A1 3574, no 32 à 34. 3 SHD/DAT, 6 M L I C 255. 4 Sur le ministère de Belle-Isle, voir notamment : Sarmant (Thierry dir.), Les ministres de la Guerre, 1570-1792. Histoire et dictionnaire biographique, Paris, Belin, 2007, p.396-406. 5 SHD/DAT, A13574, no63. 6 Voir notamment : Waddington (Richard), La guerre de Sept Ans. Histoire diplomatique et militaire, Paris, Firmin-Didot, t. IV, 1907 ; Castex (Jean-Claude), Dictionnaire des batailles terrestres franco-anglaises de la guerre de Sept Ans, Québec, PUL, 2006 ; et Saint-Martin (Gérard), Québec 1759-1760 ! Les Plaines d’Abraham : l’adieu à la Nouvelle-France ?, Paris, Économica, 2007. 7 Projet Montcalm (dirigé par Marcel Fournier), Société généalogique canadienne-française, Montréal. Le lancement de l’ouvrage en France, où il est diffusé par les éditions Archives et Culture, a eu lieu au Service historique de la Défense, à Vincennes, le 1er octobre 2009. 8 Ces chiffres sont extraits de l’ouvrage Québec, ville militaire (1608-2008), Montréal, Art Global, 2008. Lévis mentionne par ailleurs la présence dans les bataillons d’une trentaine de soldats noirs, venant vraisemblablement des Antilles (Journal des campagnes du chevalier de Lévis en Canada de 1756 à 1760, Montréal, Beauchemin, 1889, p. 257). Sa relation n’évoque la présence que de 3 000 soldats des troupes réglées au moment de l’action. 9 Conflits de société au Canada français pendant la guerre de Sept Ans et leur influence sur les opérations, Vincennes, SHAT, 1978 (rapport de synthèse élaboré à l’occasion du colloque international d’histoire militaire d’Ottawa). 10 Les Anglais avaient pu préparer leur défense, grâce notamment à la mésaventure d’un canonnier relatée par Lévis : tentant de maîtriser des bateaux entraînés sur le fleuve par des blocs de glace, il fut « porté sur un glaçon devant Québec » et put y être interrogé (SHD/DAT, A1 3 574, no 32). 11 Lettre à Bougainville du 2 mai 1760 (AN, 155 AP 2, dossier 1, pièce 205). Vaudreuil ajoute : « Cette poursuite auroit été bien pernicieuse à l’ennemi si les sauvages ne se fussent point amusés à lever des chevelures et à piller. » (lettre à Bougainville du même jour, ibid., pièce 204). Je remercie M. Laurent Veyssière pour ces références. 12 Voir notamment : Szabo (Franz A. J.), The Seven Years War in Europe, 1756-1763, Pearson, 2008 ; Pajol (comte), Les guerres sous Louis XV, Paris, Firmin-Didot, t. IV à VI, 1885-1888. 13 François-Charles Bourlamaque est alors brigadier, voir : Bodinier (Gilbert), Dictionnaire des officiers généraux de l’armée royale, 1763-1792, t.I, A-C, Paris, Archives & Culture, 2009. 14 Sur les suites de la guerre de Sept Ans et les négociations qui aboutirent au traité de Paris de1763, voir : Dull (Jonathan R.), La guerre de Sept Ans. Histoire navale, politique et diplomatique, Rennes, Les Perséides, 2009. 15 Combattre pour la France en Amérique, op.cit., p. 94. Pour citer cet article Référence électronique Bertrand Fonck, « Une victoire inutile. » Revue historique des armées, 258 | 2010, [En ligne], mis en ligne le 26 février 2010. URL : http://rha.revues.org//index6942.html. Consulté le 12 avril 2010. Auteur Bertrand Fonck Conservateur du patrimoine, il est chef du bureau des archives historiques du département de l’armée de Terre du Service historique de la Défense. Droits d’auteur © Revue historique des armées Soldat Sanspareil 2ème bataillon du régiment de la Sarre Vive le Roy! http://www.regimentdelasarre.ca http://www.tagtele.com/videos/voir/46581 http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-rapatriement-des-armoiries-royales-de-france.qc Un peuple qui n’enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité

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    Claude Jean
    - 18 Mai 2010 à 09:13:01

    Rapatriement des armoiries royales de France les armoiries de Québec Pour rendre hommage à nos ancêtres de 1759-1760, rapatrions les armoiries de Québec sur le sol du berceau de la Nouvelle-France, voici le vidéo en ligne sur Tag Télé au lien suivant: http://www.tagtele.com/videos/voir/46581 Aussi sur You Tube: http://www.youtube.com/watch?v=ll9ryIwWqWo Vous pourrez aussi consulter le lien internet suivant pour plus d’informations : http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-rapatriement-des-armoiries-royales-de-france.qc Merci de militer pour le retour de notre patrimoine. Soldat Sanspareil 2ème bataillon du régiment de la Sarre Vive le Roy! www.regimentdelasarre.ca François Mitterrand Un peuple qui n'enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité.

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    Claude Jean
    - 18 Mai 2010 à 09:12:54

    Ville de Lévis Armoiries, logo et drapeau. Les symboles visuels : drapeau, logo et armoiries Les symboles visuels de la Ville de Lévis comportent trois éléments distincts découlant d’une même source d’inspiration, à savoir les couleurs des emblèmes de François Gaston, duc et chevalier de Lévis. Les armoiries L'identification visuelle Le drapeau Le chevalier de Lévis Les armoiries de la Ville de Lévis Les armoiries de la Ville de Lévis s’inspirent de celles de François Gaston, marquis puis duc de Lévis (1720-1787). L’écu d’or à trois chevrons de sable est surmonté d’une couronne murale d’or qui est l’emblème de dignité de Ville. Il est soutenu par des branches de chêne de sinople, croisées en pointe, signe de force et de persévérance. Les feuilles de chêne au nombre de dix rappellent les municipalités regroupées formant le territoire de Lévis. Le listel d’or porte la devise « toujours à l’avant-garde » afin de souligner le caractère innovateur de la Ville. Le métal employé, l’or, représente la foi, la force et la richesse. Les chevrons rappellent les éperons des chevaliers. La couleur sable (noir) symbolise la fermeté et la vigilance. L'identification visuelle de la Ville de Lévis La signature graphique de la Ville de Lévis reprend et adapte l’écu et la couronne formant le cœur de ses armoiries. Le maintien de ces deux éléments fondamentaux est garant de notre rattachement à l’histoire. L’écu d’or est traversé par trois chevrons de couleur bleue. L’or fait référence à la richesse et à la prospérité. Le bleu rappelle les eaux du Saint-Laurent et des deux principales rivières qui traversent le territoire, la Chaudière et l’Etchemin. La couronne est simplifiée mais conserve sa signification première : celle du statut de Ville dont Lévis est fière de se prévaloir. La typographie retenue pour « Ville de Lévis » indique à la fois la solidité, la force et la confiance en l’avenir. Le drapeau de la Ville de Lévis Comme les deux précédent symboles visuels, le drapeau de la Ville de Lévis reprend les couleurs des emblèmes de François Gaston, duc de Lévis. De noir et d’or traversé d’une croix blanche, le drapeau de la Ville de Lévis respecte en tout point les règles de l’art héraldique. Par sa forme et sa composition, il s’inspire du type de drapeau des régiments que commandait le Chevalier de Lévis. L’or représente la foi en l’avenir, la force et la richesse. Le noir (sable) symbolise la fermeté et la vigilance. Le blanc donne de la perspective à l’ensemble. Le drapeau s’ajoute aux armoiries et à l’identification visuelle (logo) de la Ville de Lévis. Il complète ainsi l’ensemble des éléments lui servant de signature visuelle. Le chevalier de Lévis François Gaston, marquis puis duc de Lévis, maréchal de France, est né en France au château d’Ajac, le 23 août 1720. Mieux connu sous le nom de chevalier de Lévis, il entre au service du Roi en 1735 comme sous-lieutenant au régiment de la Marine. Brigadier d’infanterie en 1756, il fut employé en cette qualité au Canada. Il fut promu au rang de maréchal de camp en 1758 pour son courage et sa bravoure au combat devant les Anglais. Le chevalier de Lévis a été le compagnon d’armes du marquis de Montcalm et le dernier défenseur de la Nouvelle-France après la mort de ce dernier. Le vainqueur de la bataille de Sainte-Foy est mort à Arras le 26 novembre 1787. http://www.ville.levis.qc.ca/Fr/Decouvrir_Ald.asp Soldat Sanspareil 2ème bataillon du régiment de la Sarre Vive le Roy! http://www.regimentdelasarre.ca http://www.tagtele.com/videos/voir/46581 http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-rapatriement-des-armoiries-royales-de-france.qc François Mitterrand Un peuple qui n'enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité.

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    Claude Jean
    - 18 Mai 2010 à 09:12:40

    La bataille de Sainte-Foy, 28 avril 1760 http://histoiresociete.blogspot.com/2010/04/la-bataille-de-sainte-foy-28-avril-1760.html Le 28 avril 2010 marquera le 250e anniversaire de la bataille de Sainte-Foy. Cette bataille, la deuxième à se produire sur les Plaines d'Abraham en moins d'un an, est généralement mal connue et son déroulement exact demeure un mystère pour plusieurs amateurs d'histoire. En voici un bref résumé. Source: J. Porreau (photographie), François-Gaston Duc de Lévis 1783 Maréchal de France 1787, Bibliothèque et Archives Canada, consultation via le site de Septentrion, 19 avril 2010. Après l'hiver 1759-1760 marqué par une immense mobilisation de ressources pour les Français, par les rigueurs du climat pour les Britanniques, par une occupation militaire néfaste pour les Canadiens et une période de négociations d'allégeances pour les Amérindiens (Note: les liens dirigent vers les articles respectifs de la série En route vers la bataille de Sainte-Foy rédigés dans les derniers mois), les Français dirigés par François-Gaston de Lévis (ci-haut) sont prêts à frapper pour tenter de reprendre Québec. Source: artiste inconnu, James Murray (1719?-1794), Bibliothèque et Archives Canada, consultation en ligne, 19 avril 2010. L'armée se met en marche à partir de ses quartiers d'hiver, près de Montréal, autour du 20 avril et arrive près de Québec, au fort Jacques-Cartier (près de Cap-Santé), le 24 et 25. L'armée ira ensuite camper le 26 avril à Saint-Augustin. À cette date, le printemps n'est pas encore tout à fait arrivé. Il reste encore quelques glaces sur le fleuve et la température n'est pas encore certaine. La neige n'est pas encore toute disparue (c'est bien différent de 2010!) et l'approche de Québec doit finalement se faire en grande partie à pied, plutôt que sur l'eau pour faire un débarquement près de Sillery, comme Lévis l'avait espérer. On imagine que James Murray (ci-haut), officier en charge de l'armée britannique, est déjà au courant de l'avance des Français puisqu'il donne l'ordre d'évacuer les civils de Québec dès le 21 avril (l'ordre sera effectif le 24). Source: George B. Campion (vers 1850), La bataille de Sainte-Foy (aquarelle), consultation en ligne, 19 avril 2010. Le 27 avril 1760, les Français auront un avant-goût du lendemain. En effet, après avoir traversé les marécages de la Suète, ils auront à affronter un avant-poste britannique près de l'église de Sainte-Foy. Cet affrontement n'est pas une bataille à grande échelle, mais se termine par la retraite des Britanniques vers Québec, non sans que ceux-ci aient mis feu à l'église et à quelques bâtiments attenants. L'affrontement est imminent. Source: "American Six-Pounder Field Piece (c. 1775)", Albert MANUCY, Artillery Through the Ages, Washington, United States Government Printing Office, 1956 (1949), consultation en ligne, 27 avril 2010. Note: Bien entendu, on ne parle pas ici de la même période, mais l'artillerie britannique (et donc américaine) n'avait pas encore connu de changements énormes entre la guerre de la Conquête et la guerre d'Indépendance des États-Unis. Le 28 avril, très tôt le matin, les Français se mettent en marche. À ce moment, Murray est sorti sur les Plaines. De son propre aveu, il s'attend à ce que les Français viennent combattre avec pratiquement 10 000 hommes (en réalité, ils sont environ 7000 dont plus de 3000 miliciens et quelques centaines d'Amérindiens) et veut les accueillir. Il s'installe sur les Buttes-à-Nepveu, l'endroit même sur lequel Montcalm s'était installé 7 mois plus tôt avec moins de 4000 hommes. Il dispose d'une vingtaine de pièces d'artillerie également installées entre ses régiments. Sa ligne est potentiellement très efficace et sera difficile à déloger. C'était sans compter sur l'effet que pouvait avoir le "bois de Sillery". En effet, Murray voit une partie de l'armée française sortir du bois (approximativement à la hauteur de l'actuelle rue Holland), constate que cette avant-garde est relativement désorganisée et pense pouvoir porter un dur coup à l'armée française en attaquant immédiatement. Murray quitte donc sa position avantageuse (erreur semblable à celle de Montcalm en 1759) empêchant ainsi son artillerie de supporter efficacement son assaut, sans compter que quelques trous de neige fondante et d'eau rendent la progression de l'armée laborieuse sur les Plaines. Pendant ce temps, le chevalier de Lévis réussit à ramener ses hommes à l'orée du bois pour reformer efficacement ses lignes et se lancer aussi à l'attaque. Source: Joseph Légaré (vers 1855), La Bataille de Sainte-Foy (huile sur toile), Musée des Beaux-Arts du Canada, consultation en ligne, 19 avril 2010. Les combats se déroulent presque sur toute la largeur du promontoire de Québec. Au nord, les combats tournent largement autour du moulin (à droite sur la peinture ci-haut) de Jean-Baptiste Dumont, un négociant de Québec qui s'est procuré ce lopin de terre des Jésuites en 1741. Le moulin, avec des murs de pierre d'une auteur de près de dix mètres est âprement disputé entre des grenadiers français et des Highlanders écossais (78th Foot) et de violents combats au corps à corps y feront rage. On s'échange l'avantage du combat pendant de très longues minutes (plus de deux heures) jusqu'à ce que deux ordres indépendants dans le camp français viennent changer la donne. Autant au nord qu'au sud, on ordonne d'encercler l'armée britannique. Le but est de tenter d'attaquer les flancs de la ligne pour ultimement couper la retraite vers Québec et pouvoir anéantir l'armée sur le champ de bataille. La manoeuvre est un succès partiel: elle brise complètement l'ordre de bataille, mais ne coupe pas la retraite. Les Britanniques sont donc forcés de retraiter dans Québec et la victoire est française. Source: À gauche, grenadier du régiment de Guyenne avec un caportal du régiment de Béarn (droite), vers 1756. Par Eugène Lelièpvre, consultation en ligne, 27 avril 2010. La bataille se termine en fin d'avant-midi, peut-être aussi tard qu'en début d'après-midi. Un peu plus à l'ouest que la bataille des Plaines d'Abraham (13 septembre 1759), le résultat est tout différent. Victoire décisive de l'armée française. Les principaux officiers survivront (malgré les blessures dans le cas de François-Charles de Bourlamaque), mais l'objectif n'est pas encore atteint: Murray a pu retraiter en ville, bien installé derrière les fortifications (françaises) de Québec et les deux armées doivent attendre les renforts promis ou espérés de l'Europe qui pourront se frayer un chemin avec la fonte des glaces pour savoir qui pourra espérer crier "victoire"... À suivre, un dernier article sur le siège de Québec en 1759 et 1760 avec le siège de François-Gaston de Lévis, du 28 avril au 17 mai 1760. Cet article sera publié à la mi-mai 2010 pour terminer le cycle du 250e anniversaire du siège de Québec pendant la guerre de la Conquête. Soldat Sanspareil 2ème bataillon du régiment de la Sarre Vive le Roy! http://www.regimentdelasarre.ca http://www.tagtele.com/videos/voir/46581 http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-rapatriement-des-armoiries-royales-de-france.qc Un peuple qui n'enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité.

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    Claude Jean
    - 18 Mai 2010 à 09:12:31

    La municipalité de Cap-Santé et la mise en valeur du site du fort Jacques-Cartier http://www.mcccf.gouv.qc.ca/reseau-archeo/partenai/fortcartier.htm La municipalité de Cap-Santé et la mise en valeur du site du fort Jacques-Cartier Le 13 septembre 1759, l'armée française en déroute à la suite de la bataille des Plaines d'Abraham regagne ses retranchements. Le 18, Québec ayant capitulé, l'armée française se replie sur la rivière Jacques-Cartier où le Chevalier de Lévis ordonne la construction d'une fortification de campagne : le fort Jacques-Cartier. C'est de là qu'en avril 1760 les troupes françaises, fortes de 7000 hommes, s'ébranlent en vue de reprendre la capitale de la Nouvelle-France. Malgré la victoire de la bataille de Sainte-Foy, cette tentative sera un échec. De retour au fort, Lévis en confie le commandement au lieutenant d'Alberghetti qui dispose de cinquante réguliers et de cent cinquante miliciens; le fort capitule le 10 septembre 1760 après un bref échange de coups de feu avec les sept cents hommes du colonel Fraser qui y poste une cinquantaine de réguliers. Après le traité de Paris, en 1763, le site est définitivement délaissé comme poste militaire. Sur la pointe du cap Santé, surplombant la rivière Jacques-Cartier, les vestiges de cet imposant ouvrage militaire sont encore visibles. Il y subsiste les ouvrages de terre constituant une banquette, des merlons et des embrasures. Le pourtour du fort, n'ayant subi aucun remaniement sous l'occupation anglaise, se distingue encore fort bien. Devant l'importance archéologique mais surtout nationale de ce site, le ministère de la Culture et des Communications entreprit en 1998 des démarches dans le but de réévaluer le potentiel archéologique du site. Des travaux avaient été amorcés en 1962 par Michel Gaumond. Malgré des résultats fort encourageants, avec la découverte des vestiges de structures de pierres et des artefacts d'usage domestique mais surtout militaire, le projet ne connut pas de suite. Près de trente ans plus tard, le site suscite de nouveau l'intérêt. À l'instigation du ministère et avec la participation de la municipalité de Cap-Santé et la collaboration des propriétaires du terrain, l'investigation reprit. Mais devant le peu d'informations consignées dans le rapport datant des années 60, une évaluation du site fut programmée à l'automne 1999 de manière à cerner plus précisément son potentiel archéologique et ainsi être en mesure d'établir une problématique et une stratégie de fouille appropriée. De plus, l'élaboration d'un programme de mise en valeur du site, à court et long terme, devint également une préoccupation majeure des intervenants. Parmi les objectifs atteints lors de l'évaluation, on peut mentionner la cartographie du fort, le positionnement du plan de Gaumond sur le site mais, surtout, la vérification sur le terrain des bâtiments présents sur le plan du British Museum, jugé le plus fidèle de ceux connus. Les investigations menées dans les secteurs de l'éperon sud, de la porte du fort ainsi qu'au nord de celle-ci, aux endroits où le plan du British Museum montre la présence de bâtiments, n'ont pas permis la découverte de traces de structures. Toutefois, une couche d'occupation, vraisemblablement associée à l'usage militaire, fut observée sur la presque totalité du site. Une collection d'artefacts, datant du régime français et pouvant être associé à l'occupation militaire du site, fut récupérée lors de l'intervention. Par ailleurs, l'intégrité des couches dans certains secteurs permet de croire que des recherches additionnelles pourraient révéler des structures, s'il en subsiste des traces. Devant les limites de temps imposées à l'intervention de 1999, certains points d'intérêt n'ont pu être investigués. C'est le cas des remparts de terre qui dominent sur la pointe du cap. Ouvrage de fortification de campagne, ouvrage militaire de la période française, l'ensemble que constitue le fort Jacques-Cartier est le seul témoin de ce type non seulement au Québec mais aussi au Canada. La fouille des remparts du fort, faisant partie des objectifs de la prochaine campagne sur le terrain, constitue donc un intérêt exceptionnel puisqu'elle sera en mesure de nous transmettre des informations inédites sur ce type de fortifications, informations autrement inaccessibles. La nature même de l'aménagement du fort Jacques-Cartier et son état de conservation justifient l'emploi de mesures radicales pour assurer son intégrité. Son caractère unique, sa valeur historique et archéologique sont autant de raisons justifiant sa préservation pour le présent mais aussi pour les générations futures. Au-delà de sa préservation, il convient aussi d'assurer son accessibilité, celle-ci au moyen d'un programme de mise en valeur. Ce programme se devra d'assurer la vulgarisation de l'histoire de ce site en faisant une place toute particulière à l'approche archéologique. Par cette accessibilité et cette visibilité, le fort Jacques-Cartier, dernier bastion de résistance des troupes françaises en Amérique du Nord, sera à même de prendre la place qui lui revient dans l'histoire coloniale française et par la même occasion dans la mémoire collective des Québécois. Pour de plus amples informations sur l'évolution de la recherche, veuillez contacter M. Gilles Samson, archéologue au ministère de la Culture et des Communications, au numéro de téléphone (418) 380-2346, poste 7038. Pour en savoir plus Municipalité de Cap-Santé Jacques Blais 194, route 138 Cap-Santé(Québec) Téléphone : (418) 285-1207 Télécopieur : (418) 285-0009 Carl_lavoie@sprynet.com Gilles.Samson@mcc.gouv.qc.ca Des extraits de ce texte sont tirés d'un article de Carl Lavoie intitulé Le site du fort Jacques-Cartier. Chouinard, Alain. Site du fort Jacques-Cartier (CeEw-1). Rapport d'intervention 1999. Québec, 2000. Centre de documentation du ministère de la Culture et des Communications. Illustrations -------------------------------------------------------------------------------- 1. Photo aérienne du fort Jacques-Cartier situé à Cap-Santé (photo: Pierre Lahoud, MCC) 2. Profil du fort Jacques-Cartier et des meurtrières (photo: Alain Chouinard) 3. Profil des meurtrières sur le site du fort Jacques-Cartier (photo: Alain Chouinard) Soldat Sanspareil 2ème bataillon du régiment de la Sarre Vive le Roy! http://www.regimentdelasarre.ca http://www.tagtele.com/videos/voir/46581 http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-rapatriement-des-armoiries-royales-de-france.qc Un peuple qui n'enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité.

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  • Nom de l\'usager
    Armoiries ville de La Sarre
    - 18 Mai 2010 à 09:12:05

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  • Nom de l\'usager
    Claude Jean
    - 18 Mai 2010 à 09:11:53

    Plaque du moulin Dumont Pour ne pas oublier les braves qui combattaient pour leur Nation qui était la notre en 1760. Le moulin de Dumont est un point stratégique de premiére importance lors de l'affrontement du 28 avril. Á l'issue de la bataille, le moulin est réduit en cendres. http://inventairenf.cieq.ulaval.ca:8080/inventaire/oneLieu.do;jsessionid=8735B57BB1C79B55A338E937F7421992?refLieu=700&returnForward=%2FoneTheme.do%3FrefTheme%3D19 http://inventairenf.cieq.ulaval.ca:8080/inventaire/oneImage.do;jsessionid=6C35AF4EC490021B8974C2BF60950A64?refImage=1016 Soldat Sanspareil 2ème bataillon du régiment de la Sarre Vive le Roy! http://www.regimentdelasarre.ca http://www.tagtele.com/videos/voir/46581 http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-rapatriement-des-armoiries-royales-de-france.qc

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    Claude Jean
    - 18 Mai 2010 à 09:11:36

    Ces paroles ont étés prononcés le 28 avril 1760, l'année 2010 marquera le 250ème anniversaire de la bataille de Ste-Foy. En espérant que ces paroles du Chevalier de Lévis ne tombe dans l’oubli , je souhaite que ceux-ci résonnent de nouveau sur les plaines. Qui sera le porte voie? Citation du chevalier de Lévis lors de la bataille de Ste-Foy 1760.. La seconde bataille des plaines d’Abraham ! Chevalier de Lévis « Nos espoirs sont élevés. Notre foi dans les gens est grande. Notre courage est fort. Et nos rêves pour ce magnifique pays ne mourront jamais. » Soldat Sanspareil 2ème bataillon du régiment de la Sarre Vive le Roy! http://www.regimentdelasarre.ca http://www.tagtele.com/videos/voir/46581 http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-rapatriement-des-armoiries-royales-de-france.qc

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  • Nom de l\'usager
    C. Jean
    - 18 Mai 2010 à 09:10:39

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  • Nom de l\'usager
    Claude Jean
    - 18 Mai 2010 à 09:10:35

    Citation de François Miterrand François Mitterrand Un peuple qui n'enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité. (1982, lors d'un Conseil des Ministres) Soldat Sanspareil 2ème bataillon du régiment de la Sarre Vive le Roy! http://www.regimentdelasarre.ca http://www.tagtele.com/videos/voir/46581 http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-rapatriement-des-armoiries-royales-de-france.qc

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  • Nom de l\'usager
    Claude Jean
    - 18 Mai 2010 à 09:10:02

    Le 250e anniversaire de la Victoire Française à Sainte-Foy, le 28 avril 1760. Je me souviens! La seconde bataille des plaines d’Abraham! Citation du chevalier de Lévis : « Nos espoirs sont élevés. Notre foi dans les gens est grande. Notre courage est fort. Et nos rêves pour ce magnifique pays ne mourront jamais. » En espérant que cette citation saura vous inspirez pour commémorer la Victoire Française de Ste-Foy le 28 avril 2010. Rappelons-nous cette Victoire des troupes de terre Française, des compagnies franches de la marine, des miliciens, avec le support des amérindiens, remportée à Ste-Foy, sous le commandement du chevalier de Lévis. Pour leur bravoure et leur attachement pour leur nation, qui était notre en 1760. Rendons hommage aux combattants de 1760, qui ont combattus pour leur nation, leur langue et leur culture française et perpétuons leurs mémoires. Il faut se souvenir de notre histoire nationale qui marque et marquera encore notre société distincte en Amérique. Pour rendre hommage aux braves de 1760, récupérons notre patrimoine, rapatrions les armoiries royales de France, les armoiries de Québec, sur le sol du berceau de la Nouvelle-France. Honneur aux braves de 1760 sous les ordres du chevalier de Lévis, vainqueurs de la seconde bataille des plaines d’Abraham, à Ste-Foy, le 28 avril 1760. Soldat Sanspareil 2ème bataillon du régiment de la Sarre Vive le Roy! http://www.regimentdelasarre.ca http://www.tagtele.com/videos/voir/46581 http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-rapatriement-des-armoiries-royales-de-france.qc Un peuple qui n'enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité.

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  • Nom de l\'usager
    Claude Jean
    - 18 Mai 2010 à 09:10:02

    LA DERNIÈRE VICTOIRE DE LA NOUVELLE-FRANCE Sainte-Foy, Québec le 29 avril 2007 Texte de monsieur Léo Gagné, président,Corporation de la Victoire de Sainte-Foy,Parc de la Visitation, 29 avril 2007 Madame la présidente, Distingués(es) invités(es), Mes chers amis, C´est toujours avec grand plaisir qu´à titre de président de la Corporation de la Victoire de Sainte-Foy - et mes collègues du Comité directeur se joignent à moi - pour vous souhaiter une cordiale bienvenue à la commémoration d´un grand événement historique : la dernière victoire de la Nouvelle-France. Victoire des troupes françaises, de la brigade de la marine, des miliciens canadiens et acadiens, aidés des alliés autochtones, remportée ici même sur les hauteurs de Sainte-Foy et aux portes de Québec sous le commandement du Chevalier de Lévis. Depuis sept ans maintenant, depuis le 30 avril 2000, nous venons ici, chaque année, en ce lieu de mémoire, l´historique église Notre-Dame de Foy, comme en pèlerinage, pour nous souvenir de nos ancêtres, de leur bravoure et de leur attachement au territoire national, au prix de grands sacrifices. Par leur détermination et leur dévouement, les combattants de 1760 ont écrit une page glorieuse de notre histoire nationale. Il faut en perpétuer la mémoire. Le souvenir est un devoir essentiel pour toute nation - toute collectivité nationale - qui entend perdurer, se maintenir dans le temps présent et se développer pour assurer son avenir. Se souvenir des grands moments de l´histoire collective, mais aussi de tous les événements significatifs qui ont marqué notre destin comme peuple distinct en Amérique du Nord. Et c´est d´autant plus important que nous entrons dans la période préparatoire aux fêtes du 400e anniversaire de la fondation de Québec. Québec, nous le savons, a été la capitale, le centre de décision et d´administration d´un grand empire que nos pères ont découvert, habité et nommé de nous français jusqu´aux confins du continent. Québec, c´est non seulement la ville fondée par Samuel de Champlain, mais c´est aussi aujourd´hui le territoire national, nos pères et nos mères l´ont voulu français et se sont battus de générations en générations pour le maintenir de langue et de culture françaises. è notre tour, nous devons assumer notre devoir collectif, nous affirmer de langue et de culture françaises, revendiquer à bon droit et avec fierté notre filiation française à la base même de notre identité nationale. Et c´est d´autant plus important, en ce XX1e siècle d´affirmer notre identité nationale que nous vivons dans un contexte de mondialisation tous azimuts et que notre civilisation encourt le risque d´uniformisation culturelle. Nous sommes donc venus aujourd´hui pour nous acquitter d´un devoir de mémoire à l´endroit des Braves de 1760, mais aussi pour témoigner de notre fidélité. Fidélité à la langue française dont nous devons assumer le rayonnement sur tout le territoire québécois en association avec la francophonie canadienne et la francophonie internationale. Fidélité au pays que nous avons humanisé et développé depuis quatre cents ans, que nous avons en partage, que nous habitons ensemble. Fidélité à la civilisation transmise par nos pères et mères, bien enracinée en terre d´Amérique. Par devoir de mémoire et par devoir de fidélité, il faut poursuivre sans relâche notre action collective jusqu´à ce que nous soyons devenus maître de notre destin comme peuple. C´est là le meilleur hommage que l´on puisse rendre aux Braves de 1760. Un dernier mot pour remercier Madame Francine Bouchard et le Conseil d´arrondissement Sillery-Sainte-Foy qui nous accueille ici au Parc de la Visitation, nous fournit les locaux et une aide logistique fort appréciée. Merci, Madame la présidente. Je me permets de rappeler que, depuis quelques années, nous souhaitons qu´une plaque commémorative soit apposée sur les murs de la vénérable église Notre-Dame de Foy pour souligner aux passants qu´en ces lieux s´est déroulée la Bataille de Sainte-Foy. J´ai appris récemment, Madame la présidente, que le Conseil d´arrondissement Sillery-Sainte-Foy a manifesté son intérêt pour cette initiative. Croyez bien que nous nous en réjouissons. Le Comité directeur de la Corporation de la Victoire de Sainte-Foy va nous soumettre prochainement le texte d´une plaque commémorative - Honneur aux Braves de 1760 sous le commandement du lieutenant-général François-Gaston, Chevalier de Lévis, vainqueur de la Bataille de Sainte-Foy, le 28 avril 1760 - Cette plaque rappellera à tous les visiteurs que nous sommes ici en ce lieu de mémoire. Léo Gagné, Parc de la Visitation, 29 avril 2007 Soldat Sanspareil 2ème bataillon du régiment de la Sarre Vive le Roy! http://www.regimentdelasarre.ca http://www.tagtele.com/videos/voir/46581 http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-r François Mitterrand Un peuple qui n'enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité

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