La GRC espionnait Jean-Paul Sartre

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Les liens avec Claude Morin

Plus de secrets!

La GRC voulait empêcher le grand philosophe français de venir au Québec de peur qu'il parle en faveur des frères Rose et les membres du FLQ qui avaient enlevé Pierre Laporte.

Un paquet de documents secrets viennent de sortir des archives poussiéreuses de la GRC. Ils révèlent que les espions de la GRC avaient rédigé un volumineux dossier sur l'existentialiste Jean-Paul Sartre.

On se rappelle combien le premier ministre de l'époque, Pierre Elliott Trudeau aimait la philosophie, particulièrement la philo de France ou il avait étudié.

Le dossier « Sartre » en deux volumes qui totalise 234 pages, et remontait à 1952, indique clairement la passion de la GRC pour scruter les déclarations politiques de Sartre.

Le directeur de la sécurité et du renseignement de la GRC de l'époque était le Surintendant Raymond Parent, un des grands de l'espionnage du fédéral au Québec à ce temps-là.

C'est lui qui était le « contrôleur » à l'époque du célèbre Claude Morin, le grand fonctionnaire du gouvernement de Robert Bourassa et plus tard éminence grise du Parti québécois.

Les documents révèlent que Parent a avisé le ministère des Affaires extérieures à Ottawa, en mars 1971, que Sartre devait se rendre à Montréal, en route vers la Californie, pour assister au procès de l'activiste Angela Davis.

Parent demandait au ministère de l'Immigration de prendre des mesures pour empêcher Sartre d'entrer au Canada.

Est-ce que Claude Morin, qui aimait bien parle de philosophie, savait ce que faisait son ami Parent?

Le temps nous montre que toutes les théories de conspirations sont bonnes, et que éventuellement tous les secrets seront connus.

 

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