Environ 4 500 personnes sont invitées à dire oui ou non, le 29 août prochain, par voie de référendum, sur l’épandage de BTI sur le territoire de Chertsey. Il y a quelque temps, les autorités municipales ont fait parvenir une lettre aux citoyens leur demandant s’ils étaient en faveur ou non avec ce projet. S’ils étaient contre le projet, ils devaient retourner une réponse signifiant leur désaccord. Environ 1 300 réponses négatives ont été envoyées à la municipalité. À la suite de ce constat, la municipalité a décidé d’inviter toute la population à se prononcer sur ce projet. « Ainsi, tous les gens pourront s’exprimer, tant les personnes qui sont opposées que les personnes favorables. », précise Pierre Mercier, directeur général à Chertsey.
Sécuritaire le BTI ?
Les opposants à l’épandage évoquent deux raisons pour ne pas procéder. « Tout d’abord, il y a une question de coût et on ignore les répercussions à long terme sur l’immunité naturelle de la population, sur la faune aviaire de même que sur les personnes âgées. », avance Réjean Robillard, l’un des opposants au projet. Du côté de la municipalité, on mentionne qu’il n’existe aucun autre produit du genre disponible pour faire le travail et que le ministère de l’Environnement autorise l’utilisation de ce produit.
Un million sur trois ans
Pour la municipalité, l’investissement est de l’ordre d’un million de dollars sur une période de trois ans. « Divers scénarios ont été envisagés afin que les citoyens paient une part équitable selon l’épandage dans leur secteur. », dit M. Mercier. Quant à Réjean Robillard, il se demande s’il ne serait pas plus pertinent de laisser le soin aux associations de lacs de défrayer eux-mêmes les coûts d’une telle opération sans impliquer l’ensemble de la population. Chose certaine, l’administration Gravel veut régler ce dossier une fois pour toute. Le référendum se tient le dimanche 29 août entre 10 h et 20 h à la salle communautaire. Le vote par anticipation avait lieu le 22 août dernier.
« Le Bti est un larvicide utilisé pour éliminer les moustiques au stade larvaire. Il contient une bactérie, le bacillus thuringiensis israelensis, présente naturellement dans le sol au Canada et dans de nombreux autres pays. On l’utilise efficacement depuis 1982 pour lutter contre les insectes, en particulier les moustiques, les mouches noires et les fongicoles. On applique le Bti sur les eaux stagnantes où les moustiques se reproduisent, comme
les fossés et les étangs peu profonds, pour éliminer les larves de moustiques. La bactérie, après ingestion par les larves de moustiques, détruit leur appareil digestif et cause leur mort. »
